Le présent rapport trimestriel a été préparé par la direction tel que l’exige l'article
65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques, et selon les modalités
prescrites par la Directive sur les normes comptables, GC 4400 Rapport financier
trimestriel des ministères. Ce rapport financier trimestriel devrait être lu de concert
avec le Budget principal des dépenses 2020-2021.
Une description sommaire des activités du Secrétariat de l’Office de surveillance des
activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR) se trouve
dans la partie II du Budget principal des dépenses. Pour en savoir plus sur le
mandat de l’OSSNR, consultez son site web, à l’adresse suivante : http://www.nsira-ossnr.gc.ca/fr/.
Mandat
L’OSSNR est un organisme d’examen externe indépendant qui relève du Parlement. Créée en juillet 2019, l’OSSNR a pour mandat d’examiner les activités de sécurité nationale et de renseignement du gouvernement du Canada afin de s’assurer qu’elles sont légales, raisonnables et nécessaires. L’OSSNR reçoit également les plaintes du public concernant les principaux organismes et activités de sécurité nationale.
L’OSSNR a remplacé le Comité de surveillance des
activités de renseignement de sécurité (CSARS), qui examinait les activités du
Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ainsi que celles liées à la
révocation et au refus des habilitations de sécurité. Il entend également les plaintes
visant le Centre de la sécurité des télécommunications (CST), ainsi que les plaintes
relatives à la sécurité nationale visant la GRC.
Méthode de présentation
Le présent rapport trimestriel a été établi par la direction en utilisant une
comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations qui l’accompagne inclut
les autorisations de dépenser du Ministère accordées par le Parlement et celles
utilisées par le Ministère conformément au Budget principal des dépenses de 2020-
2021. Ce rapport financier trimestriel a été préparé en utilisant un référentiel à
usage particulier (sur une base de comptabilité de caisse) conçu pour répondre aux
besoins en information financière sur l'utilisation des autorisations de dépenser.
Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les autorisations sont accordées par l’entremise de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par l’entremise de lois, sous forme d’autorisations législatives de dépenser à des fins déterminées.
Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs à ce jour
La présente section expose les éléments importants qui ont contribué à
l’augmentation nette ou à la diminution nette des autorisations disponibles au cours
de l’exercice et des dépenses réelles durant le trimestre qui s’est terminé le
31 décembre 2020.
L’OSSNR avait dépensé environ 28 % de ses autorisations à la fin du troisième
trimestre, comparativement à 15 % durant le même trimestre en 2019-2020 (voir
le graphique 1 ci-dessous).
Graphique 1 : Comparaison des autorisations budgétaires et des dépenses
budgétaires nettes cumulatives au troisième trimestre des exercices
2020-2021 et 2019-2020
Version texte de la figure 1
Comparaison des autorisations budgétaires et des dépenses
budgétaires nettes cumulatives au troisième trimestre des exercices
2020-2021 et 2019-2020
2020-21
2019-20
Autorisations budgétaires totales
$24.0
$24.8
Dépenses budgétaires encourues au T3
$2.7
$2.0
Dépenses cumulatives
$6.6
$3.8
Changements importants aux autorisations
Selon le graphique 2 ci-dessous, au 31 décembre 2020, l’OSSNR disposait
d’autorisations de 24,0 millions de dollars à utiliser en 2020-2021, contre
24,8 millions de dollars au 31 décembre 2019, ce qui revient à une diminution nette
de 0,8 million de dollars ou 3,2 %.
Graphique 2 : Variation des autorisations au 31 décembre 2020
Version texte de la figure 2
Variation des autorisations au 31 décembre 2022 (en millions)
Année fiscale 2019-20 totaux disponibles pour l'exercice se terminant le 31 mars 2020
Année fiscale 2020-21 totaux disponibles pour l'exercice se terminant le 31 mars 2021
Crédit 1 - Fonctionnement
$23.6
$22.6
Postes législatives
$1.2
$1.4
Autorisations totales
$24.8
$24.0
La diminution de 0,8 million de dollars des autorités s’explique principalement par un transfert de fonds au CSE pour l’aménagement et l’entretien des espaces de bureaux.
Changements importants touchant les dépenses trimestrielles
Les dépenses du troisième trimestre ont totalisé 2,7 millions de dollars, soit une
augmentation de 0,7 million de dollars par rapport au 2 millions de dollars de
dépenses encourues au cours de la même période en 2019-2020. Le tableau 1
présente les dépenses budgétaires par article courant.
Tableau 1
Changements importants dans les
dépenses par article courant
Exercice 2020-2021 Crédits
utilisés pour le trimestre
terminé le 31 decembre
2020
Exercice 2019-2020 Crédits
utilisés pour le trimestre
terminé le 31 decembre
2019
Variation en $
Variation en %
Personnel
1,732
1,504
228
15%
Transports et communications
19
99
(80)
(81%)
Information
37
3
34
1133%
Services professionnels et spéciaux
389
377
12
3%
Locations
41
4
37
925%
Services de réparation et d’entretien
189
47
142
302%
Services publics, fournitures et approvisionnements
21
14
7
50%
Acquisition de matériel et d’outillage
257
6
251
4183%
Autres subventions et paiements
(13)
(68)
55
(81%)
Dépenses budgétaires brutes totals
2,671
1,985
686
35%
* Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués
Personnel
L’augmentation de 0,2 million de dollars est liée au personnel supplémentaire
embauché pour soutenir le nouveau mandat de l’OSSNR ainsi qu’à la hausse des
dépenses législatives en 2020-2021.
Transports et communications
La baisse de 80 000 $ s’explique principalement par l’absence de déplacements en
raison de la pandémie de COVID-19.
Information
L’augmentation de 34 000 $ est liée à un contrat de services de communication
Locations
L’augmentation de 37 000 $ est principalement attribuable aux nouveaux frais
d’entretien des systèmes de finances et de ressources humaines de l’OSSNR.
Services de réparation et d’entretien
L’augmentation de 142 000 $ est liée aux coûts d’aménagement des locaux à
bureaux.
Services publics, fournitures et approvisionnements
L’augmentation de 7 000 $ s’explique principalement par la hausse des dépenses
pour le nettoyage des fournitures et l’équipement de protection individuelle requis
en raison de la pandémie.
Acquisition de matériel et d’outillage
L’augmentation de 251 000 $ est principalement liée à l’acquisition de mobilier et
au réaménagement des bureaux pour pouvoir accueillir plus d’employés et favoriser
le travail à la maison.
Autres subventions et paiements
L’augmentation de 55 000 $ s’explique par la diminution des recouvrements de
paiements salariaux en trop au troisième trimestre de 2020-2021 par rapport à
2019-2020.
Changements importants touchant les dépenses cumulatives depuis le début de l’exercice
Les dépenses cumulées jusqu’à la fin du troisième trimestre totalisent 6,7 millions
de dollars, soit une augmentation de 2,8 millions de dollars par rapport aux mêmes
dépenses cumulées en 2019-2020. Le tableau 2 présente les dépenses budgétaires
par article courant.
Tableau 2
Changements importants dans les
dépenses par article courant
Exercice 2020-2021
Cumul des crédits utilisés à
la fin du trimestre terminé
le 31 decembre 2020
Exercice 2019-2020
Cumul des crédits utilisés à
la fin du trimestre terminé
le 31 decembre 2019
Variation en $
Variation en %
Personnel
5,072
2,814
2,258
80%
Transports et communications
37
184
(147)
(80%)
Information
78
7
71
1014%
Services professionnels et spéciaux
731
555
176
32%
Locations
104
43
61
142%
Services de réparation et d’entretien
247
53
194
366%
Services publics, fournitures et approvisionnements
28
20
8
40%
Acquisition de matériel et d’outillage
300
35
265
757%
Autres subventions et paiements
28
76
(48)
(63%)
Dépenses budgétaires brutes totals
6,626
3,786
2,840
75%
Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués
Personnel
L’augmentation de 2,3 millions de dollars s’explique principalement par l’embauche
de personnel supplémentaire pour soutenir le nouveau mandat de l’OSSNR ainsi
que par la hausse des paiements législatifs.
Transports et communications
La baisse de 147 000 $ s’explique principalement par l’absence de déplacements en
raison de la pandémie de COVID-19.
Information
L’augmentation de 71 000 $ s’explique par des dépenses plus élevées pour les
abonnements électroniques et les consultants en communication.
Services professionnels et spéciaux
L’augmentation de 176 000 $ est principalement liée aux contrats supplémentaires
de services de consultation en gestion.
Locations
L’augmentation de 61 000 $ s’explique principalement par les nouveaux frais payés
pour l’entretien des systèmes de technologie de l’information de l’OSSNR.
Services de réparation et d’entretien
L’augmentation de 194 000 $ est principalement liée aux coûts d’aménagement des
locaux.
Services publics, fournitures et approvisionnements
L’augmentation de 8 000 $ s’explique principalement par la hausse des dépenses
pour les produits de nettoyage et l’équipement de protection individuelle requis en
raison de la pandémie.
Acquisition de matériel et d’outillage
L’augmentation de 265 000 $ s’explique principalement par l’acquisition de mobilier
et des travaux de réaménagement de bureaux pour accueillir plus d’employés et
pour favoriser les installations à domicile.
Autres subventions et paiements
La diminution de 48 000 $ est attribuable aux multiples paiements salariaux en trop
traités au cours des trois premiers trimestres de 2019-2020.
Risques et incertitudes
La pandémie de COVID-19 a eu une incidence importante sur la capacité de
l’OSSNR de développer son organisation d’une manière qui soit à la hauteur de son
nouveau mandat. Les exigences en matière d’éloignement physique ont réduit la
capacité du personnel à travailler simultanément avec les ministères et les
organismes faisant l’objet d’un examen. Ainsi, l’OSSNR a revu son plan d’examen et
a accéléré l’introduction d’une nouvelle approche pour l’examen des plaintes.
La capacité d’embaucher un nombre suffisant d’employés qualifiés en fonction des échéances demeure un risque à court et à moyen terme pour l’OSSNR, surtout que de nombreux postes exigent des connaissances et compétences spécialisées. En plus de cette difficulté, notons l’obligation pour les candidats d’obtenir une cote de sécurité de niveau Très secret, ce qui peut entraîner de sérieux retards, surtout durant la pandémie.
Bien que l’OSSNR ait pu obtenir des locaux temporaires pour répondre à ses
besoins immédiats, l’aménagement de ces locaux a pris un important retard en
raison de la pandémie. Il reste encore à déterminer à quel moment le personnel
pourra travailler dans cette zone de haute sécurité. L’OSSNR travaille en étroite
collaboration avec Services publics et Approvisionnement Canada et Services
partagés Canada pour accélérer les plans d’expansion des bureaux.
La capacité de l’OSSNR d’accéder aux renseignements nécessaires à son travail et
de s’entretenir avec les intervenants compétents dans le but de comprendre les
politiques, les activités et les problèmes persistants est étroitement liée à la
capacité des ministères et organismes faisant l’objet d’un examen de répondre aux
demandes de l’OSSNR. La pandémie pourrait nuire à la capacité de l’OSSNR de
donner suite à son mandat dans les délais opportuns, notamment en raison du fait
que le personnel ne peut faire du travail classifié dans les locaux et que le
personnel des ministères et organismes faisant l’objet d’un examen ont aussi des
contraintes.
L’OSSNR surveille de près les mouvements de paye pour recenser et régler en temps utile les paiements insuffisants et les paiements excédentaires. Il continue d’appliquer en permanence les mesures d’atténuation mises en place en 2016
Des mesures d'atténuation pour les risques précités ont été reconnues et sont prises en compte dans l'approche
de l’OSSNR pour l’exécution de son mandat.
Changements importants touchant le fonctionnement, le personnel et le programme
La pandémie a imposé des changements dans la façon dont l’OSSNR mène ses activités. L’exigence d’éloignement physique et les difficultés actuelles concernant les locaux de la zone de haute sécurité ont motivé la décision de l’OSSNR d’autoriser les employés à travailler à des dossiers non sensibles depuis leur domicile.
En septembre 2020, Murray Rankin a démissionné de son poste de président de
l’OSSNR. L’honorable L. Yves Fortier a été nommé président intérimaire jusqu’à la
fin du mandat. Par la suite, l’honorable Ian Holloway a assumé les fonctions avant
que l’honorable Marie-Lucie Morin soit de nouveau nommée comme présidente
intérimaire.
En outre, un nouveau membre, Faisal Mirza, s’est ajouté à l’OSSNR.
Approbation des hauts fonctionnaires:
John Davies Administrateur général
Pierre Souligny Senior Director, Corporate Services, Chief Financial Officer
Annexe
État des autorisations (non audité)
(en milliers de dollars)
Exercice 2020-2021
Exercice 2019-2020
Crédits totaux disponibles pour l'exercice se terminant le 31 mars 2021 (note 1)
Crédits utilisés pour le trimestre ayant pris fin le 30 décembre 2020
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Crédits totaux
dis
ponibles
pour
l'exercice se
terminant le
31 mars 2020
(note 1)
Crédits utilisés pour le trimestre ayant pris fin le 31 décembre 2019
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Crédit 1 - Dépenses nettes de fonctionnement
22,565
2,300
5,513
23,618
1,854
3,392
Autorisations législatives budgétaires
Contributions aux régimes d'avantages sociaux
des employés
1,484
371
1,113
1,240
131
394
Autorisations totales
24,049
2,671
6,626
24,858
1,985
3,786
Note 1 : N’inclut que les autorisations disponibles pour l'exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.
Note 2 : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.
Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non vérifié)
(en milliers de dollars)
Exercice 2020-2021
Exercice 2019-2020
Dépenses prévues
pour l'exercice se
terminant le
31 mars 2021
(note 1)
Dépensées durant le trimestre ayant pris fin le 31 décembre 2020
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Dépenses prévues
pour l'exercice se
terminant le
31 mars 2020
(note 1)
Crédits
utilisés pour
le trimestre
terminé le 30 decembre 2019
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Dépenses
Personnel
11,512
1,732
5,072
8,677
1,504
2,814
Transports et communications
1,162
19
37
961
99
184
Information
364
37
78
402
3
7
Services professionnels et spéciaux
3,250
389
731
3,353
377
555
Locations
237
41
104
229
4
43
Services de réparation et d’entretien
6,681
189
247
9,641
47
53
Services publics, fournitures et approvisionnements
173
21
28
179
14
20
Acquisition de matériel et d’outillage
293
257
299
1,356
6
25
Autres subventions et paiements
278
(13)
28
70
(68)
76
Dépenses budgétaires brutes totals
(note 2)
24,049
2,671
6,626
24,858
1,985
3,786
Note 1 : N’inclut que les autorisations disponibles pour l'exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.
Note 2 : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.
Review Of Departmental Implementation Of The Avoiding Complicity In Mistreatment By Foreign Entities Act For 2019: Report
Examen de la mise en œuvre par les ministères de la loi visant à éviter la complicité dans les cas de mauvais traitements infligés par des entités étrangères en 2019
La Loi visant à éviter la complicité dans les cas de mauvais traitements infligés par des entités étrangères (la Loi ou Loi visant à éviter la complicité) et les instructions connexes visent à empêcher que quiconque subisse de mauvais traitements suivant l’échange de renseignements entre un ministère du gouvernement du Canada et une entité étrangère. Les instructions données reposent avant tout sur la question de savoir s’il existe un risque sérieux et si ce risque, le cas échéant, peut être atténué ou non. Pour ce faire, la Loi et les instructions établissent une série d’exigences qui doivent être respectées ou appliquées lorsque des renseignements sont traités. Le présent examen porte sur la mise en œuvre des instructions données à 12 ministères et organismes[1], depuis la date où celles-ci leur ont été communiquées (le 4 septembre 2019) jusqu’à la fin de l’année civile précédant l’examen (le 31 décembre 2019). Cet examen a été réalisé en vertu du paragraphe 8(2.2) de la Loi sur l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (la Loi sur l’OSSNR), qui exige que l’Office examine, chaque année civile, la mise en œuvre de toutes les instructions données en vertu de la Loi visant à éviter la complicité.
Le présent examen, bien qu’il s’agisse du premier examen annuel effectué en vertu de la Loi sur l’OSSNR, s’appuie sur les travaux réalisés précédemment dans ce domaine par l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (l’OSSNR) et son prédécesseur, à savoir le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS). L’examen de l’OSSNR portant sur la directive ministérielle de 2017 concernant l’échange d’information avec des entités étrangères en est un exemple. Les résultats de ce précédent examen ont été communiqués aux ministères concernés en juillet 2020. L’OSSNR fait fond sur ce précédent examen, appuyant fortement les conclusions et les recommandations qui y sont énoncées. Lors de la publication du présent rapport, les réponses des ministères n’avaient toujours pas été reçues en ce qui concerne les recommandations formulées dans cet examen de la directive ministérielle conclu par l’OSSNR en juillet 2020.
Il était essentiel de veiller à ce que l’OSSNR et les ministères visés par l’examen respectent leurs obligations en vertu de la Loi visant à éviter la complicité et de la Loi sur l’OSSNR. L’approche utilisée pour recueillir des renseignements dans le contexte de la pandémie mondiale a été conçue, à dessein, pour cette première période d’examen particulière.
Afin de dresser un portrait complet de la mise en œuvre effectuée par les ministères, l’OSSNR leur a demandé des renseignements se rapportant directement aux obligations particulières de chacun, en vertu de la Loi et des instructions données. Les réponses et renseignements connexes recueillis ont permis de prendre connaissance des activités en rapport avec la Loi que les ministères ont réalisées au cours de la période d’examen, ainsi que des procédures, des politiques, des outils, etc. (cadres) qui ont été utilisés pour soutenir ces activités. L’OSSNR estime que l’établissement d’un cadre solide est un élément essentiel à la mise en œuvre efficace des instructions données aux ministères.
Outre les exigences particulières liées à la mise en œuvre, les renseignements fournis par les ministères ont également aidé à cerner les lacunes et à relever les pratiques exemplaires et les travaux entrepris par les ministères depuis la période d’examen en vue d’élaborer et d’officialiser leurs cadres respectifs. Les connaissances et les renseignements ainsi obtenus aideront à jeter les bases des examens ultérieurs et contribueront aux efforts déployés en vue d’assurer une mise en œuvre uniforme dans l’ensemble des ministères. Bien que bon nombre des questions abordées dans le présent rapport débordent du cadre des exigences particulières des instructions données, il est essentiel de les examiner afin de contribuer à l’amélioration globale du processus de mise en œuvre et de la façon dont, au bout du compte, les ministères soutiennent la Loi. Aucune étude de cas n’a été entreprise pour cet examen. Toutefois, les renseignements recueillis ont permis d’établir une base de référence quant aux enjeux très importants auxquels tous les ministères concernés sont confrontés. À partir de là, il sera possible, dans le cadre des examens ultérieurs, de commencer à examiner les questions et les difficultés particulières liées au cadre d’échange d’information et d’étudier de près des cas précis, ainsi que les avis juridiques ministériels, en vue d’orienter les conclusions de l’examen.
Bien que l’OSSNR fût satisfait des efforts considérables déployés par de nombreux ministères qui n’étaient pas familiers avec la Loi visant à éviter la complicité en vue d’élaborer leurs cadres de soutien, il a clairement pu constater, au cours du présent examen, que les ministères utilisent des approches très différentes pour orienter leurs activités en ce qui concerne le traitement des renseignements. Les réponses reçues démontrent diverses incohérences entre eux. L’adoption d’une approche uniforme et coordonnée pour répondre aux préoccupations liées à la Loi n’est pas une exigence à respecter pour la mise en œuvre; toutefois, l’OSSNR estime qu’une telle approche serait d’une grande utilité. En outre, bien que les ministères doivent invariablement intégrer des aspects particuliers dans leurs cadres d’échange d’information pour tenir compte des caractéristiques particulières de leurs mandats et de leurs activités, il est essentiel de déterminer et de communiquer les pratiques exemplaires en vue d’améliorer le processus de mise en œuvre, un objectif que partagent vraisemblablement toutes les parties concernées.
Par exemple, il serait bon de déterminer les meilleurs moyens d’adopter une approche harmonisée au moment de collaborer avec des entités étrangères qui suscitent certaines inquiétudes ou de veiller à ce que tout échange d’information fasse invariablement l’objet d’une évaluation des risques par tous les ministères. Les recommandations formulées à cet égard dans le cadre du présent examen rendent compte de ce que l’OSSNR estime être des préoccupations et des considérations importantes en vue de soutenir et d’améliorer la mise en œuvre par les ministères.
En outre, comme les directives communiquées en vertu de la Loi ne décrivent pas les façons précises pour les ministères de les « mettre en œuvre », il incombe à l’ensemble des ministères concernés de s’assurer que tous disposent de cadres et de programmes suffisamment solides pour se dire pleinement aptes à assurer la mise en œuvre. Par conséquent, les renseignements recueillis au cours du présent examen ne se limitent pas à la stricte évaluation de la mise en œuvre; les aspects à prendre en compte pour mieux soutenir cette mise en œuvre ont également été examinés. Dans l’avenir, cette approche aidera à établir le fondement des examens subséquents. En s’appuyant sur les constatations faites et les préoccupations soulevées dans le présent rapport, l’OSSNR continuera d’examiner les aspects qui, en définitive, amélioreront les cadres sous-jacents, favorisant ainsi une meilleure mise en œuvre de la Loi dans l’ensemble des ministères concernés.
Pouvoirs
Le présent examen a été réalisé en vertu du paragraphe 8(2.2) de la Loi sur l’OSSNR, qui exige que l’Office examine, chaque année civile, la mise en œuvre de toutes les instructions données en vertu de la Loi visant à éviter la complicité.
Introduction
Objet de la Loi
Dans le même esprit que la directive ministérielle qui les a précédées, la Loi visant à éviter la complicité et les instructions connexes visent à empêcher que quiconque subisse de mauvais traitements suivant l’échange de renseignements entre un ministère du gouvernement du Canada et une entité étrangère. La Loi vise également à limiter l’utilisation de renseignements reçus d’une entité étrangère qui peuvent avoir été obtenus à la suite de mauvais traitements infligés à une personne. Bien que la directive ministérielle précédente ait orienté les activités ayant mené au choix des ministères responsables de la sécurité et du renseignement au Canada, la Loi a élargi la portée de cette orientation afin d’inclure tous les ministères dont les rapports avec des entités étrangères prévoient un échange de renseignements pouvant susciter de telles préoccupations.
La Loi a pour objet de veiller à ce que les ministères prennent les mesures nécessaires, au cours de leurs activités d’échange de renseignements, afin d’éviter de contribuer de quelque façon que ce soit à toute forme de mauvais traitements envers une personne. Pour ce faire, la Loi et les instructions établissent une série d’exigences qui doivent être respectées ou appliquées lorsque des renseignements sont traités. Il est attendu que chaque ministère réponde à ces exigences en mettant à profit les mécanismes et les procédures établis à l’échelle de leur organisation ou les cadres qui permettront à chacun de démontrer avec assurance comment leur organisation s’est acquittée de ses responsabilités, en vertu de la Loi.
Au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la Loi, des instructions écrites reprenant pratiquement le même libellé ont été communiquées aux administrateurs généraux de 12 ministères. En ce qui concerne la communication de renseignements, les instructions données prévoient ce qui suit:
[L’administrateur général] veille, à l’égard de tout renseignement dont la communication à une entité étrangère entraînerait un risque sérieux que de mauvais traitements soient infligés à un individu, à ce que les fonctionnaires [du ministère] ne communiquent le renseignement que s’ils concluent que le risque peut être atténué, notamment par la formulation de réserves ou l’obtention de garanties, et que si les mesures d’atténuation indiquées sont prises.
En ce qui concerne la demande de renseignements, les instructions précisent ce qui suit:
[L’administrateur général] veille à ce que les fonctionnaires [du ministère] ne fassent de demande de renseignements, à une entité étrangère, qui entraînerait un risque sérieux que de mauvais traitements soient infligés à un individu, que s’ils concluent que le risque peut être atténué, notamment par la formulation de réserves ou l’obtention de garanties, et que si les mesures d’atténuation indiquées sont prises.
[L’administrateur général] veille à ce que les renseignements vraisemblablement obtenus par suite de mauvais traitements infligés à un individu par une entité étrangère ne soient utilisés par [le ministère] :
a) ni de façon à engendrer un risque sérieux de mauvais traitements additionnels;
b) ni comme éléments de preuve dans des procédures judiciaires, administratives ou autres; c) ni de façon à priver une personne de ses droits ou libertés, sauf si [l’administrateur général] ou, dans des circonstances exceptionnelles, un haut fonctionnaire [du ministère] qu’il désigne juge cette utilisation nécessaire pour éviter des pertes de vie ou des lésions corporelles et l’autorise à cette fin.
Les instructions données reposent avant tout sur la question de savoir s’il existe un risque sérieux et si ce risque, le cas échéant, peut être atténué ou non. Cette décision est prise en fonction de chaque cas, et il incombe à chaque ministère de la prendre dans le cadre de ses activités. Une fois qu’un ministère a pris une décision concernant ces questions importantes, les cas peuvent être approuvés ou rejetés ou encore portés à l’attention de l’administrateur général aux fins d’examen. Dans ce dernier cas, l’administrateur général se retrouve alors avec des exigences supplémentaires à respecter en matière de rapports. Tout au long de ce processus, il est également nécessaire de vérifier l’exactitude et la fiabilité de tous les renseignements traités, ainsi que les limites se rattachant à leur utilisation.
Objectifs de l’examen
Les instructions écrites du gouverneur en conseil ont été communiquées à chaque ministère concerné en septembre 2019, suivant l’entrée en vigueur de la Loi visant à éviter la complicité en juillet 2019. La période visée par l’examen de cette année s’étend du 4 septembre au 31 décembre 2019. Vu que la période à l’étude est courte (environ quatre mois), les ministères sont évalués, en grande partie, en fonction de ce qu’ils avaient déjà mis en place pour gérer les risques de mauvais traitements associés à l’échange de renseignements ou de ce qu’ils ont réussi à mettre en œuvre au cours de ce délai de quatre mois. L’OSSNR est conscient que dans le cas des ministères qui n’étaient pas visés auparavant par la directive ministérielle de 2017, « Éviter la complicité dans les cas de mauvais traitements par des entités étrangères », le délai alloué pour mettre en œuvre les instructions écrites était quelque peu limité, ce qui fait qu’il aurait été difficile pour eux de créer et d’opérationnaliser de nouvelles procédures de manière à ce que celles-ci se reflètent dans leurs activités au cours de la période visée par l’examen.
Bien qu’il fût essentiel de s’assurer que l’OSSNR et les ministères visés par l’examen avaient respecté leurs obligations, les difficultés décrites ont été prises en compte lors de l’évaluation des objectifs de ce premier examen. Compte tenu de tous ces facteurs, l’examen de cette année visait à déterminer were to determine whether:
si les ministères avaient pleinement mis en œuvre les instructions reçues en vertu de la Loi, conformément aux obligations qui y sont énoncées;
si les ministères avaient établi et opérationnalisé des cadres leur permettant de s’acquitter de manière satisfaisante des obligations énoncées dans la Loi et les instructions données;
si la mise en œuvre était uniforme au sein des ministères concernés.
Méthodologie et objectif de l’évaluation
Pour obtenir une vue d’ensemble de la mise en œuvre de la Loi par les ministères, l’OSSNR a élaboré une série de questions se rapportant directement aux obligations de chaque ministère, en vertu de la Loi et des instructions données. Les réponses et les renseignements connexes obtenus ont permis de déterminer les activités particulières qui ont été réalisées au cours de la période d’examen, ainsi que les cadres ministériels qui ont été mis à profit pour soutenir convenablement ces activités.
Les renseignements fournis par les ministères ont également aidé à cerner les lacunes et à relever les pratiques exemplaires et les travaux entrepris par les ministères afin d’élaborer et d’officialiser leurs cadres en vue de respecter les obligations qui leur incombent en vertu de la Loi et des instructions reçues. Les renseignements communiqués et les connaissances acquises aideront à jeter les bases des examens ultérieurs et à assurer une mise en œuvre uniforme dans l’ensemble des ministères.
La méthode utilisée pour recueillir des renseignements dans le contexte de la pandémie mondiale a été conçue pour cette première période d’examen particulière. Grâce à cette méthode, nous croyons que les ministères ont pu indiquer rapidement et efficacement si les instructions ont été appliquées et quels cadres, processus et politiques ont été instaurés ou mis à profit.
Bon nombre des questions de la demande de renseignements exigeaient simplement une réponse par oui ou par non. Souvent, les réponses dépendaient des activités liées au traitement de renseignements que le ministère avait menées auprès d’entités étrangères au cours de la période d’examen. Par conséquent, il était possible que la mention « ne s’applique pas » soit indiquée en réponse à un certain nombre de questions, ce qui était acceptable. Bon nombre des questions portaient sur des exigences précises et facilement définies en vertu de la Loi et des instructions connexes, p. ex. « Un rapport a-t-il été soumis au ministre? » ou « Le sous-ministre a-t-il informé les organismes concernés de toute décision prise en vertu de la Loi? »
D’autres questions ont été conçues de manière à saisir les détails des processus sous-jacents qui ont permis de soutenir la mise en œuvre effectuée par le ministère; autrement dit, un ministère peut indiquer qu’il s’est assuré que ses activités en matière d’échange de renseignements ne présentaient aucun risque sérieux de mauvais traitements, mais sur quoi appuie-t-il cette allégation? De même, dans le cas où un ministère affirme avoir atténué un risque sérieux de mauvais traitements, qu’a-t-il mis en place pour en venir à formuler cette affirmation? Par conséquent, cette série de questions nécessitait des réponses suffisamment détaillées pour comprendre pleinement ce qu’un ministère avait mis en place pour en venir à affirmer avec certitude qu’il s’était acquitté de ses obligations en ce qui concerne la mise en œuvre, en vertu de la Loi et des instructions reçues.
Enfin, une partie des questions visait à rendre compte du degré d’uniformité de la mise en œuvre au sein des ministères. Cette portion portait, entre autres, sur les évaluations des pays et des entités, les méthodes de tri et la tenue des dossiers. En outre, une grande partie de ces renseignements aideront à formuler des recommandations pour les années à venir. Cette approche à multiples facettes a donné lieu à l’analyse de trois principaux éléments en vue d’évaluer la mise en œuvre au cours de la période visée par le présent examen et a aidé à jeter les bases pour les examens ultérieurs.
Les ministères disposent de politiques, de lignes directrices et de cadres clairs et exhaustifs qui leur permettent de démontrer ce qu’ils ont fait pour appliquer pleinement les instructions prévues par la Loi.
Toutes les exigences en matière de rapports associées à la Loi et aux instructions connexes applicables ont été respectées.
Des différences ou des lacunes ont été observées en ce qui concerne divers éléments, tels que les évaluations des pays et des entités, la tenue des dossiers, le tri des cas, etc., de sorte qu’il serait difficile d’assurer une mise en œuvre uniforme dans l’ensemble des ministères.
Résumé du tableau des résultats
Le tableau présenté à l’annexe A fournit un résumé des réponses des ministères aux questions concernant la mise en œuvre, ainsi que de l’évaluation faite de ces réponses par l’OSSNR. Cette évaluation reposait sur les détails connexes communiqués par les ministères, en fonction des renseignements particuliers demandés. Comme il a été expliqué ci-dessus, en réponse à bon nombre des questions posées, les ministères ont indiqué que celles-ci ne s’appliquaient pas (s.o.). Étant donné que de nombreuses exigences entourant la mise en œuvre sont liées à des activités particulières, l’absence de telles activités signifierait que l’exigence ne s’applique pas. Le meilleur exemple de cette situation dans le cadre de l’examen actuel est l’absence de toute décision à l’échelon des sous-ministres. Les 12 ministères ont indiqué qu’aucun cas n’avait été soumis au sous-ministre en vue d’une décision. Comme toutes les exigences supplémentaires en matière de rapports associées à ce niveau de décision ne s’appliquaient pas, celles-ci ont été considérées comme satisfaites.
Toute exigence particulière qui n’avait pas été remplie a été signalée. Les rares cas où cela s’est produit étaient liés au non-respect par le ministère de certaines obligations en matière de rapports prévues par la Loi. Dans tous les cas, le ministère en cause avait préalablement constaté que ces exigences n’avaient pas été remplies et avait indiqué que des efforts étaient déployés en vue de s’y conformer.
Les préoccupations et les constatations présentées dans le tableau (ainsi que d’autres d’entre elles) sont examinées plus loin. Une préoccupation a été signalée dans deux situations : lorsqu’il y avait une incertitude quant à la capacité du ministère de soutenir les exigences à respecter en ce qui concerne la mise en œuvre et lorsque des questions intersectorielles liées aux aspects généraux de tous les cadres décrits étaient soulevées; les deux ont mené à l’élaboration des constatations et des recommandations proposées.
Constatations et recommandations
Réalité entourant la mise en œuvre en 2019
Une difficulté rencontrée par les ministères, lors de ce premier examen, avait trait à l’un des éléments d’évaluation indiqués ci-dessus, c.-à-d. s’ils avaient établi des cadres pour démontrer comment ils ont assuré la mise en œuvre des instructions qu’ils ont reçues.
Comme la Loi visant à éviter la complicité est entrée en vigueur en juillet 2019, il n’était pas possible que les ministères créent et mettent en place de nouveaux cadres d’échange d’information à temps pour la période visée par l’examen. Bien que la Loi désigne plusieurs des administrateurs généraux auxquels les instructions doivent être communiquées, elle ne nomme que ceux qui ont reçu la directive ministérielle précédente de 2017. Les autres ministères nouvellement ajoutés ont reçu leurs instructions en septembre 2019. Indépendamment de cette différence de deux mois, chaque ministère se devait de s’appuyer, dans une certaine mesure, sur les procédures existantes pour gérer l’échange de renseignements avec des entités étrangères au cours de la période d’examen.
Les ministères qui avaient auparavant officialisé des politiques et des processus ont ainsi bénéficié d’un avantage lors de la mise en œuvre des instructions. Dans le cas des ministères qui n’étaient pas visés par la directive ministérielle précédente de 2017 sur l’échange d’information, l’OSSNR a examiné la façon dont ils ont adapté ce qui était déjà en place et en ont tiré parti pour s’acquitter de leurs nouvelles responsabilités en vertu de la Loi. Ce que nous nous attendions ensuite à voir, pour tous les ministères, était les mesures subséquentes qu’ils ont prises, pendant la période d’examen et après celle-ci, pour créer des cadres ou adapter ceux existants en vue de mieux répondre aux exigences de mise en œuvre dans l’avenir. L’OSSNR a constaté qu’en réponse aux questions sur les cadres utilisés pour gérer l’information et atténuer les risques, plusieurs des ministères qui n’étaient pas au fait auparavant des visées de la Loi ont décrit de façon très détaillée les efforts et les progrès qu’ils ont faits en vue d’élaborer leurs cadres à l’appui des instructions. Plusieurs ont indiqué que ces cadres devraient être officialisés au cours de l’année suivante, ce qui était également encourageant.
Constatation no 1 : L’OSSNR a constaté que plusieurs ministères qui n’étaient pas au fait auparavant des visées de la Loi ont décrit les progrès considérables qu’ils ont faits, pendant la période d’examen et après celle-ci, en vue d’élaborer des cadres officiels pour soutenir la mise en œuvre.
Importance d’établir des cadres opérationnels
Tel qu’il a été expliqué précédemment, les ministères qui n’avaient pas auparavant de processus à l’appui de leurs activités n’auraient peut-être pas été en mesure de mettre en place des cadres opérationnels parfaitement établis pour la période visée par le présent examen. Toutefois, ils n’en étaient pas moins tenus de se conformer aux exigences de mise en œuvre. Chaque ministère se devait, malgré tout, de tirer parti de ce qu’il avait déjà en place pour répondre adéquatement aux préoccupations liées à la Loi visant à éviter la complicité. De plus, la suite logique attendue était que les ministères prennent par la suite des mesures, au besoin, afin d’élaborer des cadres officiels leur permettant de combler les lacunes perçues en vue de soutenir la mise en œuvre de la Loi dans l’avenir.
Après avoir examiné les réponses recueillies, l’OSSNR s’inquiète du fait que les ministères qui effectuent peu d’échanges de renseignements dans le cadre de leurs activités doivent malgré tout répondre à la nécessité de mettre en place un cadre solide, quelle que soit la fréquence à laquelle ils exploiteront ce cadre. Par exemple, bien que SP et TC soient appelés à agir principalement à titre de facilitateurs ou de coordonnateurs lors de l’échange de renseignements dans le cadre de programmes particuliers, ils doivent malgré tout interagir avec des entités étrangères et sont donc tenus d’évaluer pleinement les interactions qu’ils entretiennent à cet égard.
Si un ministère qui ne possède pas de cadre officiel estime rencontrer peu de cas visés par la Loi, voire aucun, il peut être enclin à penser qu’il est en mesure de répondre adéquatement à toute préoccupation soulevée, le cas échéant, en ce qui concerne l’échange de renseignements, ce qui n’est cependant pas le cas. Même s’il ne s’agit là que de cas isolés, dès lors où des renseignements doivent être échangés et que cet échange risque de soulever des préoccupations au regard de la Loi, un cadre doit être établi afin de soutenir adéquatement ce processus. Dans bien des cas, ce sera le cadre lui-même qui permettra de déterminer comme il se doit si un échange de renseignements soulève des préoccupations aux termes de la Loi. En l’absence d’un processus officiel, cette procédure risque de s’avérer problématique. Il ne suffit pas de dire simplement qu’il n’y a aucun cas ou activité en lien avec la Loi. Cette décision ne peut être prise qu’après avoir soigneusement examiné tout échange de renseignements au moyen d’un cadre solide. À partir de maintenant, tous les ministères qui reçoivent des instructions devront prouver qu’ils possèdent un cadre officiel leur permettant de s’assurer que tous les échanges de renseignements sont évalués comme il se doit au regard des considérations soulevées dans la Loi.
Constatation no 2 : L’OSSNR a constaté que les ministères qui effectuent peu d’échanges de renseignements avec des entités étrangères n’ont pas encore pleinement reconnu l’importance de mettre en place un cadre d’échange d’information officiel.
Recommandation no 1 : L’OSSNR recommande que tous les ministères qui reçoivent des instructions en vertu de la Loi disposent d’un cadre officiel garantissant qu’ils peuvent pleinement soutenir la mise en œuvre de ces dernières.
Coordination collective et pratiques exemplaires
Bien que la coordination entre les ministères et l’échange de pratiques exemplaires ne soient pas une exigence de la Loi visant à éviter la complicité ou des instructions connexes, l’OSSNR a examiné l’utilité d’une telle approche. Il est clairement apparu, au cours de ce premier examen, que chaque ministère utilise un cadre très différent pour orienter ses échanges de renseignements avec des entités étrangères, ce qui était prévisible, dans une certaine mesure, étant donné que les mandats, les exigences en matière d’échange d’information et les secteurs d’intervention privilégiés de chaque ministère sont différents. Toutefois, ces différences reflètent également le processus d’élaboration interne indépendant qui a été effectué à l’égard des différents cadres utilisés. Bien que les ministères qui reçoivent des instructions en vertu de la Loi interagissent à cet égard dans une certaine mesure, il appert, d’après les réponses fournies, que jusqu’à présent, la majorité du travail accompli par les ministères en vue d’élaborer des cadres visant à les aider à s’acquitter des responsabilités qui leur incombent en vertu de la Loi ait été effectué de façon indépendante. Peu de chevauchements, voire aucun, ont été observés dans la façon dont les ministères décrivent les divers aspects de leurs cadres, et ce, même parmi ceux visés par la directive ministérielle publiée précédemment à cet égard.
Il serait utile que les ministères définissent collectivement les aspects essentiels présents ou nécessaires lors de tous les échanges de renseignements avec des entités étrangères, puis qu’ils travaillent ensemble à l’établissement de pratiques exemplaires, sans tenir compte de ce qu’ils ont déjà mis en place. Ce processus devrait s’appuyer sur toutes les ressources dont ils disposent afin d’arriver à dresser ce constat. Chaque ministère pourra ensuite examiner ses cadres existants en vue de déterminer comment il peut les adapter afin de les rendre conformes à cet idéal convenu par tous les ministères concernés. Cela ne veut pas dire que les éléments qu’un ministère a déjà mis en place dans son cadre ne seront pas considérés, au bout du compte, comme une pratique exemplaire. Plusieurs ministères disposent déjà de cadres d’échange d’information solides qui faciliteront grandement cet exercice. Toutefois, le fait d’en être arrivé à ce constat de façon indépendante augmentera le niveau de confiance.
Les difficultés propres à chaque ministère ne peuvent évidemment pas être ignorées. En fait, ces dernières compteront pour beaucoup lors de cette discussion. Comme les raisons pour lesquelles les ministères échangent des renseignements dans le cadre de leur mandat varient, il est possible que certains aspects du cadre d’échange d’information soient impossibles à coordonner. Toutefois, cela doit être évalué. Il est important que ce qui existe déjà ou ce qui représente un changement difficile n’influe pas indûment sur ce qui pourrait se révéler être la meilleure solution. Cette approche permettra d’assurer l’uniformité (dans la mesure du possible) dans l’ensemble des ministères concernés et fournira un point de départ qui permettra à chaque ministère d’évaluer ses processus existants en fonction des « incontournables » établis.
Le GCER de SP a été créé dans le but de soutenir les ministères lors de l’échange de renseignements. Ce groupe se trouve donc dans une position idéale pour aider à atténuer les problèmes découlant du manque de coordination. La gestion des efforts requis doit s’appuyer sur le travail déjà accompli par ce groupe. Lors de récentes discussions avec l’OSSNR, le GCER a indiqué que le suivi des leçons retenues et l’échange de pratiques exemplaires n’étaient pas encore de pratique courante. Dans l’avenir, il serait utile de mieux coordonner les efforts lorsque les ministères mettent à jour ou modifient leur cadre. Cette coordination ne pourra être assurée sans l’appui et le leadership des hauts fonctionnaires. Cela facilitera la mise en commun des pratiques exemplaires, une fois celles-ci établies, ainsi que l’établissement d’approches plus uniformes dans l’ensemble des ministères.
Constatation no 3 : L’OSSNR a constaté que la variabilité des cadres ministériels et les différences observées entre ces derniers témoignent du manque de coordination jusqu’à présent entre tous les ministères concernés et démontrent la nécessité de définir les pratiques exemplaires.
Recommandation no 2 : L’OSSNR recommande que les ministères coordonnent leurs activités afin de déterminer les pratiques exemplaires liées à toutes les composantes essentielles des cadres d’échange d’information et que le GCER soit mobilisé pour s’assurer que ces pratiques sont communiquées, dans la mesure du possible, à l’ensemble des ministères concernés de manière à soutenir la mise en œuvre de la Loi.
Manque d’uniformité dans l’application du cadre
Une série de questions posées dans le cadre du présent examen portait sur différents aspects liés à l’uniformité dans la façon dont les ministères appliquent leurs cadres . À partir de cette série de questions, une comparaison a été effectuée entre le nombre de fois où un événement nécessitant l’échange ou l’utilisation de renseignements a donné lieu à une évaluation de quelque nature que ce soit en rapport avec les considérations prévues dans la Loi visant à éviter la complicité, et le nombre de ces cas qui, une fois triés, ont été transférés ou renvoyés à l’échelon supérieur aux fins de décision. Les résultats ont permis d’évaluer deux aspects importants d’un cadre, à savoir le seuil minimal requis, dans un premier temps, c.-à-d. la fréquence à laquelle un échange de renseignements donne lieu à une évaluation de quelque nature que ce soit, et le pouvoir de décision accordé aux exploitants qui gèrent initialement ces échanges, dans un deuxième temps.
Les réponses et les commentaires recueillis démontrent un manque d’uniformité possible au sein des ministères en ce qui concerne ces deux aspects. Par exemple, plusieurs ministères ont indiqué qu’au cours de la période d’examen, aucun cas n’avait été trié ou évalué au regard des préoccupations abordées dans la Loi, alors qu’ils ont affirmé participer régulièrement à l’échange de renseignements ou n’avoir obtenu aucun renseignement d’entités étrangères recueilli à la suite de mauvais traitements. Ces réponses semblent contradictoires puisqu’il serait hasardeux de participer à l’échange de renseignements ou d’en venir à de telles décisions en ce qui concerne les mauvais traitements sans que l’activité soit évaluée, dans une certaine mesure.
D’autres ministères ont fait mention d’un nombre plus élevé de cas ayant été initialement triés ou évalués, mais ils ont également précisé qu’aucun de ceux-ci n’avait été acheminé au palier supérieur de leur processus décisionnel en vue d’une décision. Cela semble indiquer que toutes les décisions ont été prises au niveau opérationnel. Au vu de ce résultat, il appert que l’exploitant a un rôle très important à jouer, s’il prend toutes les décisions de façon indépendante, et il en va de même pour les outils d’évaluation initiaux qu’il utilise. Cela renforce l’importance d’un cadre solide pour aider à prendre ces décisions, tel qu’il a été indiqué précédemment dans la constatation no 2. Compte tenu des différences observées, il est possible que des difficultés surviennent au moment d’évaluer avec exactitude le volume de cas traités par les ministères et d’assurer le suivi de ces cas, soit ceux qui présentent un risque sérieux, ceux où le risque peut être atténué, ceux où le risque n’a pas été jugé sérieux et ceux qui ne comportent aucun risque.
Ces réponses peuvent découler de la façon dont chaque ministère définit un « cas », ou de la manière dont chacun consigne les cas, ou peuvent être le résultat des différences dans la façon dont le processus décisionnel d’un ministère est utilisé. L’OSSNR craint que ces différences dénotent un manque d’uniformité dans les seuils qui régissent l’application des cadres au sein des différents ministères. Par conséquent, les résultats suivants ont été considérés comme un problème potentiel, d’après les réponses recueillies:
un ministère a participé à des échanges de renseignements avec une entité étrangère au cours de la période d’examen, mais n’a pas indiqué que des cas avaient été officiellement triés ou évalués;
un nombre élevé de cas ont été triés, mais aucun n’a été acheminé à un palier supérieur en vue d’une décision.
De tels résultats ne révèlent pas forcément un problème, dans la mesure où certains éléments d’un cadre peuvent les justifier, mais il est important d’examiner plus avant comment le cadre d’un ministère a conduit à ces résultats et pourquoi. Les examens ultérieurs permettront d’étudier de plus près la question. Des étapes initiales uniformes lors des échanges de renseignements, y compris les seuils de tri et d’évaluation et la documentation connexe, sont essentielles à l’application efficace d’un cadre et, au bout du compte, à l’établissement des pratiques exemplaires.
Constatation no 4 : L’OSSNR a constaté un manque d’uniformité entre les ministères en ce qui a trait à l’application des cadres d’échange d’information existants, plus particulièrement en ce qui concerne les seuils d’évaluation de l’information et le renvoi des cas au palier supérieur aux fins de décision par les cadres supérieurs.
Recommandation no 3 : L’OSSNR recommande aux ministères d’établir des seuils uniformes pour déclencher l’application de leurs cadres d’échange d’information, notamment en ce qui concerne les évaluations initiales au regard des préoccupations soulevées dans la Loi, l’acheminement des cas au palier suivant du processus décisionnel et la façon dont tout ceci est documenté.
Évaluations des pays et des entités
Lors de son examen précédent sur l’échange d’information l’OSSNR a formulé une recommandation clé concernant les évaluations des pays et des entités faites par les ministères pour orienter leur processus décisionnel lorsqu’ils échangent des renseignements avec une entité étrangère ou utilisent de tels renseignements. Bien que la mise en œuvre des instructions données en vertu de la Loi n’exige pas le recours à une telle évaluation, l’OSSNR continue de considérer cet outil comme un élément important de tout cadre d’échange d’information. Lors de son examen précédent, l’OSSNR a conclu qu’il était essentiel de bien saisir la situation des droits de la personne, ainsi que toute autre information pertinente en lien avec un pays ou une entité, pour prendre une décision éclairée au moment de déterminer si le traitement des renseignements échangés avec ce pays ou cette entité soulève des préoccupations, si des réserves doivent être formulées ou s’il convient d’établir des limites. De plus, il est essentiel de consigner ces informations pour s’assurer que tous les ministères traitent avec ces pays et ces entités de la même façon. Lors de l’examen précédent, la recommandation suivante a été formulée. Les ministères devraient élaborer:
un ensemble harmonisé d’évaluations de la situation des droits de la personne dans les pays étrangers, qui inclut pour chaque pays le niveau de classification normalisé des « risques de mauvais traitements
des évaluations normalisées des risques de mauvais traitements posés par les échanges d'information avec les entités étrangères , dans la mesure où plusieurs ministères traitent avec les mêmes entités étrangères d'un pays donné.
Il est important de souligner que lors de la publication du présent rapport, les ministères n’avaient pas encore répondu officiellement à cette recommandation. En outre, dans le cadre de ce rapport, deux ministères ont continué de soulever des préoccupations, pendant le processus de consultation, en ce qui concerne la position de l’OSSNR sur cette question. Bien que l’OSSNR continue d’appuyer cette recommandation, il pourrait être bon, tel qu’il est expliqué ci-dessous, de tenir d’autres discussions avec les ministères quant à la manière d’aborder cette question et d’examiner, notamment, la distinction entre la façon dont cette recommandation peut s’appliquer à une entité ou à un pays étranger par opposition à un partenaire étranger particulier avec lequel un ministère est appelé à traiter.
D’après les réponses recueillies à ce sujet au cours de la période visée par le présent examen, un manque d’uniformité continue de se faire sentir dans ce domaine. Bien que presque tous les ministères aient indiqué que les évaluations des pays et des entités font partie intégrante de leur cadre, les réponses recueillies font également ressortir des différences quant aux évaluations utilisées, à la façon dont celles-ci sont mises à profit et à qui revient la responsabilité de les mettre à jour. Par exemple, plusieurs ministères s’appuient sur leurs propres évaluations internes, alors que d’autres mettent à profit celles élaborées par AMC et d’autres entités. Bien que les ministères qui ont dit utiliser de tels outils d’évaluation dans le cadre de leur processus aient également indiqué que ces évaluations tiennent compte des préoccupations relatives aux droits de la personne, cette question doit encore faire l’objet d’une évaluation indépendante. L’OSSNR craint que ces différences n’amènent les ministères à adopter des approches ou des positions différentes lorsqu’ils traitent avec une même entité étrangère. Les outils d’évaluation des pays et des entités, à proprement parler, ne sont pas forcément en cause, le problème venant plutôt du fait que ce n’est pas la totalité des ministères qui a accès à tous les renseignements utiles ou applicables ou qui en tire parti.
L’OSSNR demeure convaincu qu’il est important d’adopter une position uniforme à l’égard de tous les pays et entités au moment d’appliquer les dispositions de la Loi. Les questions se rapportant, entre autres, aux mauvais traitements et aux droits de la personne, ne devraient pas être tranchées à l’échelle des ministères, mais plutôt à l’échelle pangouvernementale. Sans faire fi des niveaux de classification, il est essentiel que tous les ministères aient accès aux mêmes renseignements pertinents relatifs à une entité ou à un pays étranger pour être en mesure de prendre des décisions éclairées. Vu la nature de leur travail, les ministères peuvent avoir accès à des renseignements particuliers au sujet d’un pays ou d’une entité qu’ils peuvent communiquer aux autres, en totalité ou en partie. Cela permettrait à chacun de réaliser des évaluations en toute connaissance de cause, tout en favorisant l’adoption d’une approche uniforme dans les rapports entretenus avec un pays ou une entité donné. L’OSSNR continue de considérer comme essentiel l’établissement d’évaluations des pays et des entités normalisées, auxquelles tous les ministères ont accès et peuvent contribuer, afin d’en venir à assurer une mise en œuvre plus uniforme et plus efficace de la Loi dans l’ensemble des ministères concernés, ce qui aiderait également à réduire le dédoublement des efforts déployés par ces derniers dans ce domaine.
Constatation no 5 : L’OSSNR a constaté un manque d’harmonisation et de normalisation en ce qui a trait aux évaluations des pays et des entités utilisées par les ministères, ce qui entraîne un manque d’uniformité dans l’approche ou la position adoptée par tous les ministères concernés lorsqu’ils interagissent avec des entités étrangères qui suscitent des préoccupations au regard de la Loi.
Recommandation no 4 : L’OSSNR recommande aux ministères de trouver un moyen d’établir des outils harmonisés et normalisés d’évaluation des risques que présentent les pays et les entités afin de soutenir l’adoption d’une approche uniforme par les ministères lorsqu’ils interagissent avec des entités étrangères qui suscitent des préoccupations au regard de la Loi.
Conclusion
Bien que certains aspects de la mise en œuvre puissent être facilement quantifiés et évalués, p. ex. les exigences en matière de présentation de rapports à un ministre, d’autres éléments à l’appui de la mise en œuvre se révèlent plus difficiles à jauger, par exemple:
À quoi ressemble un cadre suffisamment solide pour évaluer et atténuer le risque entourant l’échange de renseignements avec une entité étrangère?
Cela dépend-il des exigences et des activités particulières du ministère concerné?
Y a-t-il des étapes qui devraient toujours être suivies lors de l’examen approfondi d’une entité étrangère au regard des considérations soulevées dans la Loi?
Il s’avère difficile d’évaluer et de jauger les réponses à ces questions, dans la mesure où celles-ci sont plus nuancées et ne peuvent être quantifiées aussi facilement. Il convient malgré tout de les examiner et d’y trouver réponse. En s’appuyant sur les considérations et les préoccupations soulevées dans le cadre du présent examen, les ministères pourront se poser des questions qui les aideront à améliorer leurs cadres sous-jacents, en gardant en tête les objectifs suivants:
déterminer les éléments clés ou essentiels qui doivent faire partie de tout cadre pour qu’il réponde de manière adéquate aux préoccupations soulevées au regard de la Loi visant à éviter la complicité;
faire en sorte que toutes les pratiques exemplaires établies soient mises en œuvre de la façon la plus uniforme possible dans l’ensemble des ministères.
Les examens ultérieurs mettront l’accent sur ces objectifs en cherchant réponse aux questions ci-dessus. Des études de cas particulières seront examinées de plus près, de même que les avis juridiques ministériels, les éléments incohérents et les cadres ministériels qui constituent déjà des pratiques exemplaires dont les autres pourraient également profiter. En définitive, les résultats de ces efforts contribueront à améliorer la mise en œuvre de la Loi dans l’ensemble des ministères concernés.
Review Of Departmental Implementation Of The Avoiding Complicity In Mistreatment By Foreign Entities Act For 2019: Backgrounder
Examen de la mise en œuvre par les ministères de la loi visant à éviter la complicité dans les cas de mauvais traitements infligés par des entités étrangères en 2019
Fiche d'information
Fiche d'information
En 2011, le gouvernement du Canada a mis en œuvre un cadre général pour gérer les risques de mauvais traitements lors de l’échange de renseignements avec des entités étrangères. Ce cadre visait à établir une approche cohérente et uniforme, à l’échelle du gouvernement, pour obtenir des renseignements d’entités étrangères et leur en communiquer. Une directive ministérielle a ensuite été publiée, en 2011, à l’intention des ministères concernés relativement à l’échange de renseignements avec des entités étrangères, suivie d’une autre en 2017, intitulée « Éviter la complicité dans les cas de mauvais traitements par des entités étrangères ».
Le 13 juillet 2019, la Loi visant à éviter la complicité est entrée en vigueur. Cette loi codifie et garantit les engagements du Canada à l’égard de la Charte canadienne des droits et libertés, ainsi que les obligations juridiques internationales du pays pour ce qui est de prévenir les actes de torture et autres traitements cruels et inhumains.
Le 4 septembre 2019, conformément à l’article 3 de la Loi, le gouverneur en conseil a donné des instructions écrites aux administrateurs généraux des 12 ministères et organismes suivants : ASFC, ARC, SCRS, CST, MPO, MDN/FAC, CANAFE, AMC, IRCC, SP, GRC et TC.
Le gouverneur en conseil a donné des instructions portant principalement sur trois aspects de la gestion de l’information dans les rapports entretenus avec une entité étrangère : la communication de renseignements, la demande de renseignements et l’utilisation de tout renseignement obtenu.
En vertu de l’article 7 de la Loi, tout administrateur général à qui des instructions ont été données doit, avant le 1er mars de chaque année, soumettre au ministre compétent un rapport sur la mise en œuvre de celles-ci au cours de l’année civile précédente. Par la suite, chaque administrateur général est tenu de mettre à la disposition du public une version de ce rapport, dès que possible après l’avoir soumis.
Examen de la mise en œuvre par les ministères de la loi visant à éviter la complicité dans les cas de mauvais traitements infligés par des entités étrangères en 2019
Examen de la mise en œuvre par les ministères de la loi visant à éviter la complicité dans les cas de mauvais traitements infligés par des entités étrangères en 2019
Le présent rapport trimestriel a été préparé par la direction tel que l’exige l'article
65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques, et selon les modalités
prescrites par la Directive sur les normes comptables, GC 4400 Rapport financier
trimestriel des ministères. Ce rapport financier trimestriel devrait être lu de concert
avec le Budget principal des dépenses 2020-2021.
Une description sommaire des activités du Secrétariat de l’Office de surveillance des
activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR) se trouve
dans la partie II du Budget principal des dépenses. Pour en savoir plus sur le
mandat de l’OSSNR, consultez son site web, à l’adresse suivante : http://www.nsira-ossnr.gc.ca/fr/.
Ce rapport trimestriel n’a pas fait l’objet d’un audit ni d’un examen externe.
Mandat
L’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de
renseignement (OSSNR) est un organisme de surveillance externe indépendant qui
relève du Parlement. L’OSSNR a été créé en juillet 2019. Il est chargé d’examiner
les activités en matière de sécurité nationale et de renseignement du
gouvernement du Canada afin de s’assurer qu’elles sont conformes à la loi,
raisonnables et nécessaires. L’OSSNR entend également les plaintes du public
concernant les principales organisations et activités de sécurité nationale. L’OSSNR
a remplacé le Comité de surveillance des activités de renseignement de
sécurité (CSARS), qui examinait les activités du Service canadien du renseignement
de sécurité (SCRS) ainsi que celles liées à la révocation et au refus des habilitations
de sécurité. À l’avenir, il entendra également les plaintes visant le Centre de la
sécurité des télécommunications (CST), ainsi que les plaintes relatives à la sécurité
nationale visant la GRC.
Méthode de présentation
Le présent rapport trimestriel a été établi par la direction en utilisant une
comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations qui l’accompagne inclut
les autorisations de dépenser du Ministère accordées par le Parlement et celles
utilisées par le Ministère conformément au Budget principal des dépenses de 2020-
2021. Ce rapport financier trimestriel a été préparé en utilisant un référentiel à
usage particulier (sur une base de comptabilité de caisse) conçu pour répondre aux
besoins en information financière sur l'utilisation des autorisations de dépenser.
Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les autorisations sont accordées par l’entremise de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par l’entremise de lois, sous forme d’autorisations législatives de dépenser à des fins déterminées.
Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs à ce jour
La présente section expose les éléments importants qui ont contribué à
l’augmentation nette ou à la diminution nette des autorisations disponibles au cours
de l’exercice et des dépenses réelles durant le trimestre qui s’est terminé le
30 septembre 2020.
L’OSSNR a dépensé environ 20 % de ses autorisations à la fin du deuxième
trimestre, comparativement à 34 % durant le même trimestre en 2019-2020 (voir
le graphique 1 ci-dessous).
Graphique 1 : Comparaison des autorisations budgétaires et des dépenses
budgétaires nettes cumulatives au deuxième trimestre des exercices
2020-2021 et 2019-2020
Version texte de la figure 1
Comparaison des autorisations budgétaires et des dépenses
budgétaires nettes cumulatives au deuxième trimestre des exercices
2020-2021 et 2019-2020
2020-21
2019-20
Autorisations budgétaires totales
$20.5
$5.3
Dépenses budgétaires encourues au T2
$2.7
$1.0
Dépenses cumulatives
$4.0
$1.8
Changements importants aux autorisations
Selon le graphique 2 ci-dessous, au 30 septembre 2020, l’OSSNR disposait
d’autorisations de 20,5 millions de dollars à utiliser en 2020-2021, contre
5,3 millions de dollars au 30 septembre 2019, ce qui revient à une augmentation
nette de 15,2 millions de dollars ou 287 %.
Graphique 2 : Variation des autorisations au 30 septembre 2020
Version texte de la figure 2
Variation des autorisations au 30 septembre 2020
Année fiscale 2019-20 totaux disponibles pour l'exercice se terminant le 31 mars 2020
Année fiscale 2020-21 totaux disponibles pour l'exercice se terminant le 31 mars 2021
Crédit 1 - Fonctionnement
$4.8
$19.2
Postes législatives
$0.5
$1.2
Autorisations totales
$5.3
$20.5
En raison de la pandémie de COVID-19 et de la limitation, au printemps, des
sessions parlementaires portant sur l’étude des crédits, le Règlement de la
Chambre des communes a été modifié pour prolonger la période d’étude jusqu’à
l’automne. Ainsi, dans l’attente de la publication (en décembre) des crédits
attribués selon le Budget principal des dépenses 2020-2021, l’OSSNR a reçu
l’autorisation provisoire de dépenser jusqu’à 20,5 millions de dollars.
L’augmentation de 15,2 millions de dollars des autorisations s’explique par
l’approbation du financement au titre du mandat de l’OSSNR. Une partie de
l’augmentation, soit 5 millions de dollars, doit être utilisée pour lancer des projets
en matière de locaux temporaires et permanents.
Changements importants touchant les dépenses trimestrielles
Les dépenses du deuxième trimestre ont totalisé 2,7 millions de dollars, soit une
augmentation de 1,7 million de dollars par rapport au 1 million de dollars de
dépenses encourues au cours de la même période en 2019-2020. Le tableau 1
ci-dessous présente les dépenses budgétaires par article courant.
Tableau 1
Changements importants dans les
dépenses par article courant
Exercice 2020-2021 Crédits
utilisés pour le trimestre
terminé le 30 septembre
2020
Exercice 2019-2020 Crédits
utilisés pour le trimestre
terminé le 30 septembre
2019
Variation en $
Variation en %
Personnel
2,229
761
1,468
193%
Transports et communications
12
55
(43)
(78%)
Information
(9)
0
(9)
–
Services professionnels et spéciaux
275
91
184
202%
Locations
64
14
50
357%
Services de réparation et d’entretien
4
6
(2)
(33%)
Services publics, fournitures et approvisionnements
(3)
3
(6)
(200%)
Acquisition de matériel et d’outillage
43
23
20
87%
Autres subventions et paiements
42
47
(5)
(11%)
Dépenses budgétaires brutes totals
2,656
1,000
1,656
166%
Personnel
L’augmentation de 1,5 million de dollars concerne le personnel supplémentaire pour
soutenir le nouveau mandat ministériel de l’OSSNR.
Transports et communications
L’augmentation de 1,5 million de dollars concerne le personnel supplémentaire pour
soutenir le nouveau mandat ministériel de l’OSSNR.
Information
La diminution de 9000 $ s’explique par une réaffectation des dépenses entre les
articles courants au cours du deuxième trimestre de l’exercice. Les dépenses
cumulées n’affichent pas de solde créditeur.
Services professionnels et spéciaux
L’augmentation de 184 000 $ est principalement attribuable aux contrats de
services professionnels.
Locations
L’augmentation de 50 000 $ s’explique principalement par des changements dans le
calendrier de paiement des factures ainsi que par une augmentation du coût des
licences de logiciels.
Services publics, fournitures et approvisionnements
La diminution de 6000 $ s’explique par une réaffectation des dépenses entre les
articles courants au cours du deuxième trimestre de l’exercice. Les dépenses
cumulées n’affichent pas de solde créditeur
Acquisition de matériel et d’outillage
L’augmentation de 20 000 $ s’explique principalement par des acquisitions de
mobilier et par des travaux de réaménagement de bureaux, et ce en réponse à
l’augmentation du nombre d’employés.
Autres subventions et paiements
La diminution de 5000 $ s’explique par les multiples trop-payés de salaires traités
au deuxième trimestre de 2019-2020. De tels trop-payés ne sont pas survenus en
2020-2021.
Changements importants touchant les dépenses cumulatives depuis le début de l’exercice
Les dépenses cumulées jusqu’à la fin du deuxième trimestre totalisent 4 millions de
dollars, soit une augmentation de 2,2 millions de dollars par rapport aux 1,8 million
de dollars dépensés au cours de la même période en 2019-2020. Le tableau 2
ci-dessous présente les dépenses budgétaires par article courant.
Tableau 2
Changements importants dans les
dépenses par article courant
Exercice 2020-2021
Cumul des crédits utilisés à
la fin du trimestre terminé
le 30 septembre 2020
Exercice 2019-2020
Cumul des crédits utilisés à
la fin du trimestre terminé
le 31 mars 2020
Variation en $
Variation en %
Personnel
3,340
1,310
2,030
155%
Transports et communications
19
85
(66)
(78%)
Information
41
4
37
925%
Services professionnels et spéciaux
343
178
165
93%
Locations
64
39
25
64%
Services de réparation et d’entretien
57
7
50
714%
Services publics, fournitures et approvisionnements
7
7
0
0%
Acquisition de matériel et d’outillage
43
28
15
54%
Autres subventions et paiements
42
144
(102)
(71%)
Dépenses budgétaires brutes totals
3,955
1,801
2,154
120%
Personnel
L’augmentation de 2 millions de dollars est principalement liée à la dotation en
personnel pour soutenir le nouveau mandat de l’OSSNR, ainsi qu’au calendrier des
recouvrements de salaires par d’autres ministères et organismes fédéraux.
Transports et communications
La baisse de 66 000 $ s’explique principalement par la diminution des voyages due
à la pandémie de COVID-19.
Information
L’augmentation de 37 000 $ s’explique par des dépenses plus élevées pour les
abonnements électroniques et les consultants en communication.
Services professionnels et spéciaux
L’augmentation de 165 000 $ est principalement due à une augmentation du
recours à des prestataires de services professionnels pour soutenir les opérations.
Locations
L’augmentation de 25 000 $ s’explique principalement par une augmentation du
nombre de licences de logiciels.
Acquisition de matériel et d’outillage
L’augmentation de 15 000 $ s’explique principalement par des acquisitions de
mobilier et des travaux de réaménagement de bureaux, et ce en réponse à
l’augmentation du nombre d’employés.
Autres subventions et paiements
La diminution de 102 000 $ est due aux multiples trop-payés de salaires traités au
cours des deux premiers trimestres de 2019-2020.
Risques et incertitudes
La pandémie de COVID-19 a eu une incidence importante sur la capacité de l’OSSNR de développer son organisation d’une manière qui soit à la hauteur de son nouveau mandat. Les exigences en matière d’éloignement physique ont réduit la capacité du personnel à travailler simultanément avec les ministères et les organismes faisant l’objet d’un examen. Ainsi, l’OSSNR a revu son plan d’examen et a accéléré l’introduction d’une nouvelle approche pour l’examen des plaintes.
La capacité d’embaucher un nombre suffisant d’employés qualifiés en fonction des échéances demeure un risque à court et à moyen terme pour l’OSSNR, surtout que de nombreux postes exigent des connaissances et compétences spécialisées. En plus de cette difficulté, notons l’obligation pour les candidats d’obtenir une cote de sécurité de niveau Très secret, ce qui peut entraîner de sérieux retards, surtout durant la pandémie.
Bien que l’OSSNR ait pu obtenir un espace temporaire pour répondre à ses besoins
d'espace immédiats, le moment auquel ce personnel pourra opérer dans cette zone
de haute sécurité n'a toujours pas été déterminé. L’OSSNR travaille en étroite
collaboration avec Services publics et Approvisionnement Canada pour accélérer les
plans d'aménagement.
Enfin, la capacité de l’OSSNR à accéder à l’information et à communiquer avec les
intervenants aux fins d’examen des activités de sécurité et de renseignement est
étroitement liée à la capacité des ministères et organismes à répondre aux
demandes d’information de l’OSSNR. Les incidences de la pandémie et les
ressources limitées dont disposent les ministères et organismes qui font l’objet des examens risquent de nuire à la capacité de l’OSSNR de s’acquitter de son mandat
en temps voulu.
L’OSSNR surveille de près les mouvements de paye pour recenser et régler en temps utile les paiements insuffisants et les paiements excédentaires. Il continue d’appliquer en permanence les mesures d’atténuation mises en place en 2016
Des mesures d'atténuation pour les risques précités ont été reconnues et sont prises en compte dans l'approche
de l’OSSNR pour l’exécution de son mandat.
Changements importants touchant le fonctionnement, le personnel et le programme
La pandémie a imposé des changements dans la façon dont l’OSSNR mène ses
opérations. L’exigence d’éloignement physique et les défis existants concernant les
locaux des zones de haute sécurité ont motivé la décision de l’OSSNR d’autoriser
les employés à travailler sur des dossiers non sensibles depuis leur domicile.
Murray Rankin, président de l’OSSNR, a quitté l’organisme. L’honorable
L. Yves Fortier a été nommé président par intérim.
Il n’y a pas eu de nouvelles nominations par le gouverneur en conseil au cours du
deuxième trimestre.
Il n’y a eu aucun changement au programme de l’OSSNR.
Approbation des hauts fonctionnaires:
John Davies Directeur général
Pierre Souligny Senior Director, Corporate Services, Chief Financial Officer
Annexe
État des autorisations (non audité)
(en milliers de dollars)
Exercice 2020-2021
Exercice 2019-2020
Crédits totaux disponibles pour l'exercice se terminant le 31 mars 2021 (note 1)
Crédits
utilisés pour
le trimestre ayant
pris fin le
30 septembre
2020
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Crédits totaux
dis
ponibles
pour
l'exercice se
terminant le
31 mars 2020
(note 1)
Crédits
utilisés
pour
le trimestre
terminé le 30 septembre 2019
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Crédit 1 - Dépenses nettes de fonctionnement
19,217
2,285
3,213
4,809
869
1,538
Autorisations législatives budgétaires
Contributions aux régimes d'avantages sociaux
des employés
1,237
371
742
526
131
263
Autorisations totales
20,453
2,656
3,955
5,334
1,000
1,801
Note 1 : N’inclut que les autorisations disponibles pour l'exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.
Note 3: Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué
Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non vérifié)
(en milliers de dollars)
Exercice 2020-2021
Exercice 2019-2020
Dépenses prévues
pour l'exercice se
terminant le
31 mars 2021
(note 1)
Dépensées
durant le
trimestre ayant pris fin le
30 septembre 2021
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Dépenses prévues
pour l'exercice se
terminant le
31 mars 2020
(note 1)
Dépensées
durant le
trimestre
terminé le 30 septembre 2019
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Dépenses
Personnel
9,592
2,229
3,340
4,142
761
1,310
Transports et communications
968
12
19
232
55
85
Information
303
(9)
41
76
–
4
Services professionnels et spéciaux
2,708
275
343
465
91
178
Locations
197
64
64
70
14
39
Services de réparation et d’entretien
5,945
4
57
4
6
7
Services publics, fournitures et approvisionnements
144
(3)
7
29
3
7
Acquisition de matériel et d’outillage
327
43
43
315
23
28
Autres subventions et paiements
268
42
42
2
47
144
Dépenses budgétaires brutes totals
(note 2)
20,453
2,656
3,955
5,334
1,000
1,801
Note 1 : N’inclut que les autorisations disponibles pour l'exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.
Note 2 : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.
Le présent rapport trimestriel a été préparé par la direction tel que l’exige l'article
65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques, et selon les modalités
prescrites par la Directive sur les normes comptables, GC 4400 Rapport financier
trimestriel des ministères. Ce rapport financier trimestriel devrait être lu de concert
avec le Budget principal des dépenses 2020-2021.
Une description sommaire des activités de programme de l’OSSNR de surveillance des activités en matière de
sécurité nationale et de renseignement (OSSNR) se trouve dans la partie II du Budget principal des dépenses.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur le mandat de l’OSSNR, consultez le site Web de l’OSSNR à
l'adresse http://www.nsira-ossnr.gc.ca.
Ce rapport trimestriel n’a pas fait l’objet d’un audit ni d’un examen externe.
Mandat
L’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de
renseignement (OSSNR) est un organisme d'examen externe indépendant, qui rend
compte au Parlement. L’OSSNR a été créée en juillet 2019 et est chargée de mener
des examens des activités de sécurité nationale et de renseignement du
gouvernement du Canada pour s'assurer qu'elles sont légales, raisonnables et
nécessaires. L’OSSNR entend également les plaintes du public concernant les
principales agences et activités de sécurité nationale. L’OSSNR remplace le Comité
de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), qui était
chargé de surveiller les activités du Service canadien du renseignement de sécurité
(SCRS) ainsi que celles liées à la révocation ou au refus des habilitations de
sécurité. À l'avenir, il entendra également les plaintes concernant le Centre de la
sécurité des communications (CST), ainsi que les plaintes liées à la sécurité
nationale concernant la GRC.
Méthode de présentation
Le présent rapport trimestriel a été établi par la direction en utilisant une
comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations qui l’accompagne inclut
les autorisations de dépenser du Ministère accordées par le Parlement et celles
utilisées par le Ministère conformément au Budget principal des dépenses de 2020-
2021. Ce rapport financier trimestriel a été préparé en utilisant un référentiel à
usage particulier (sur une base de comptabilité de caisse) conçu pour répondre aux
besoins en information financière sur l'utilisation des autorisations de dépenser.
Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les autorisations sont accordées par l’entremise de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par l’entremise de lois, sous forme d’autorisations législatives de dépenser à des fins déterminées.
Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs à ce jour
La présente section expose les éléments importants qui ont contribué à
l’augmentation ou à la diminution nette des autorisations disponibles au cours de
l’exercice et les dépenses réelles durant le trimestre qui s’est terminé le 30
juin 2020.
L’OSSNR a dépensé environ 5% de ses autorisations à la fin du premier trimestre,
comparativement à 15% durant le même trimestre en 2019-2020 (voir graphique 1
ci-dessous).
Graphique 1 : Comparaison des autorisations totales et des dépenses
budgétaires nettes totales au T1 de 2020-2021 et de 2019-2020
Version texte de la figure 1
Comparaison des autorisations totales et des dépenses budgétaires nettes totales au T1 de 2020-2021 et de 2019-2020
2020-21
2019-20
Autorisations budgétaires totales
$24.3
$5.2
Dépenses budgétaires encourues au T1
$1.2
$0.8
Changements importants aux autorisations
D’après le graphique 2 ci-dessous, en date du 30 juin 2020, l'OSSNR disposait
d’autorisations lui permettant d’utiliser 24,3 millions $ en 2020-2021,
comparativement à 5,2 millions $ à pareille date en 2019, ce qui représente une
augmentation nette de 19,1 millions de dollars ou 367%.
Graphique 2 : Variation des autorisations au 30 juin 2020
Version texte de la figure 2
Variation des autorisations au 30 juin 2020
Année fiscale 2019-20 totaux disponibles pour l'exercice se terminant le 31 mars 2020
Année fiscale 2020-21 totaux disponibles pour l'exercice se terminant le 31 mars 2021
Crédit 1 - Fonctionnement
$4.6
$22.8
Postes législatives
$0.5
$1.5
Autorisations totales
$5.2
$24.3
L'augmentation des autorisations de 19,1 M $ s'explique par l'approbation du
financement pour le mandat de l’OSSNR. Une partie de l'augmentation, soit 5,0 M
$, doit être utilisée pour lancer des projets des locaux temporaires et permanents.
Changements importants touchant les dépenses trimestrielles
Les dépenses du premier trimestre ont totalisé 1,2 M$, soit une augmentation de
0,4 M$ par rapport aux 0,8 M$ dépensés pendant la même période en 2019-2020.
Le tableau 1 présente les dépenses budgétaires par article courant.
Tableau 1
(en milliers de dollars)
Changements importants dans les
dépenses par article courant
Exercice 2020-2021
Cumul des crédits utilisés à
la fin du trimestre terminé
le 30 juin 2020
Exercice 2019-2020
Cumul des crédits utilisés à
la fin du trimestre terminé
le 30 juin 2019
Variation en $
Variation en %
Personnel
1,111
548
563
103%
Transports et communications
7
30
(23)
(77%)
Information
50
4
46
1150%
Services professionnels et spéciaux
68
87
(19)
(22%)
Locations
0
25
(25)
(100%)
Services de réparation et d’entretien
0
1
(1)
(100%)
Services publics, fournitures et approvisionnements
9
3
6
200%
Acquisition de matériel et d’outillage
0
5
(5)
(100%)
Autres subventions et paiements
0
97
(97)
(100%)
Dépenses budgétaires brutes totals
1,246
801
445
56%
Personnel
L'augmentation de 563 000 $ est principalement liée à la dotation pour appuyer le
nouveau mandat ministériel.
Transports et communications
La diminution de 23 000 $ s'explique principalement par l'absence de voyage en
raison de la pandémie du COVID-19.
Information
L'augmentation de 46 000 $ s'explique par des dépenses plus élevées pour les
abonnements électroniques.
Services professionnels et spéciaux
La diminution de 19 000 $ est principalement attribuable à des délais de traitement
de factures de traduction.
Locations
La diminution de 25 000 $ s'explique principalement par le délai de traitement des
factures ainsi que par la diminution des dépenses de location en raison de la
pandémie.
Services publics, fournitures et approvisionnements
L'augmentation de 6 000 $ est principalement attribuable à une augmentation des
dépenses de matériel et de fournitures.
Acquisition de matériel et d’outillage
La diminution de 5 000 $ s'explique principalement par des retards dans les
acquisitions dues à la pandémie.
Autres subventions et paiements
La diminution de 97 000 $ est attribuable aux multiples trop-payés salariaux traités
au premier trimestre de 2019-2020.
Risques et incertitudes
La pandémie COVID-19 a eu un impact significatif sur la capacité de l’OSSNR à
développer son organisation d'une manière qui correspond à son nouveau mandat.
Les exigences de distanciation physique ont diminué la capacité du personnel de
travailler simultanément avec les ministères et organismes assujettis à des
examens. À la lumière de cela, l’OSSNR a révisé son plan d'examen et a avancé
l'introduction d'une nouvelle approche pour l'examen des plaintes.
La capacité d’embaucher un nombre suffisant d’employés qualifiés en fonction des
échéances demeure un risque à court et à moyen terme pour l’OSSNR, surtout que
de nombreux postes exigent des connaissances et compétences spécialisées. Cette
situation est encore aggravée par l'obligation pour les candidats d'obtenir une
attestation de sécurité Très secrète, ce qui peut entraîner des retards importants,
en particulier pendant la pandémie.
Bien que l’OSSNR ait pu obtenir un espace temporaire pour répondre à ses besoins
d'espace immédiats, le moment auquel ce personnel pourra opérer dans cette zone
de haute sécurité n'a toujours pas été déterminé. L’OSSNR travaille en étroite
collaboration avec Services publics et Approvisionnement Canada pour accélérer les
plans d'aménagement.
La capacité de l’OSSNR d’accéder aux renseignements nécessaires à son travail et
de s’entretenir avec les intervenants internes concernés dans le but de comprendre
les politiques, les activités et les problèmes actuels, est étroitement liée à la
capacité des ministères ayant fait l’objet d’un examen de répondre aux demandes de l’OSSNR. Les effets de la pandémie et les contraintes de ressources existantes
des départements examinés pourraient retarder la capacité de l’OSSNR à s'acquitter
de son mandat en temps opportun.
L’OSSNR surveille de près les mouvements de paye pour recenser et régler en temps utile les paiements insuffisants et les paiements excédentaires. Il continue d’appliquer en permanence les mesures d’atténuation mises en place en 2016
Des mesures d'atténuation pour les risques précités ont été reconnues et sont prises en compte dans l'approche
de l’OSSNR pour l’exécution de son mandat.
Changements importants touchant le fonctionnement, le personnel et le programme
La pandémie a entraîné certains changements dans la manière dont l’OSSNR mène
ses opérations. L'exigence de distance physique et le défi existant en ce qui
concerne l'hébergement dans les zones de haute sécurité ont conduit l’OSSNR à
autoriser le personnel à travailler avec des fichiers non sensibles à domicile.
Il n'y a eu aucune nouvelle nomination par le gouverneur en conseil au cours du
premier trimestre. Charles Fugere a été nommé nouveau Avocat général principal
chez l’OSSNR.
Il n’y a eu aucun changement au programme de l’OSSNR.
Approbation des hauts fonctionnaires:
John Davies Directeur général
Pierre Souligny Senior Director, Corporate Services, Chief Financial Officer
Annexe
État des autorisations (non audité)
(en milliers de dollars)
Exercice 2020-2021
Exercice 2019-2020
Crédits totaux disponibles pour l'exercice se terminant le 31 mars 2021 (note 1)
Crédits
utilisés pour
le trimestre
terminé le
30 juin 2020
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Crédits totaux
dis
ponibles
pour
l'exercice se
terminant le
31 mars 2020
(note 1)
Crédits
utilisés pour
le trimestre
terminé le
30 juin 2019
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Crédit 1 - Dépenses nettes de fonctionnement
22,801
875
875
4,629
670
670
Autorisations législatives budgétaires
Contributions aux régimes d'avantages sociaux
des employés
1,484
371
371
526
131
131
Autorisations budgétaires totals (note 2)
24,285
1,246
1,246
5,155
801
801
Note 1 : N’inclut que les autorisations disponibles pour l'exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.
Note 2 : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.
Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non vérifié)
(en milliers de dollars)
Exercice 2020-2021
Exercice 2019-2020
Dépenses prévues
pour l'exercice se
terminant le
31 mars 2021
(note 1)
Dépensées
durant le
trimestre
terminé le
30 juin 2020
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Dépenses prévues
pour l'exercice se
terminant le
31 mars 2020
(note 1)
Dépensées
durant le
trimestre
terminé le
30 juin 2019
Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Dépenses
Personnel
11,510
1,111
1,111
3,962
548
548
Transports et communications
1,162
7
7
232
30
30
Information
364
50
50
76
4
4
Services professionnels et spéciaux
3,250
68
68
265
87
87
Locations
237
0
0
70
25
25
Services de réparation et d’entretien
7,134
–
–
4
1
1
Services publics, fournitures et approvisionnements
173
9
9
29
3
3
Acquisition de matériel et d’outillage
393
–
–
315
5
5
Autres subventions et paiements
63
–
–
2
97
97
Dépenses budgétaires brutes totals
(note 2)
24,285
1,246
1,246
5,155
801
801
Note 1 : N’inclut que les autorisations disponibles pour l'exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.
Note 2 : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.
Examen des communications d’information par des institutions fédérales au titre de la loi sur la communication d’information ayant trait à la sécurité du canada en 2019
Examen des communications d’information par des institutions fédérales au titre de la loi sur la communication d’information ayant trait à la sécurité du canada en 2019