Canadian Security Intelligence Service Lifecycle of Warranted Information: Report – HTML
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Le présent plan ministériel précise les priorités, les projets et les coûts connexes du Secrétariat de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (Secrétariat de l’OSSNR) au cours des trois exercices à venir.
These plans align with the priorities outlined in NSIRA’s Vision, mission, raison d’être et contexte opérationnel.
Le Secrétariat de l’OSSNR a établi cinq priorités essentielles pour l’exercice 2026 2027 :
Le gouvernement s’engage à limiter la croissance des dépenses opérationnelles quotidiennes afin de réaliser des investissements qui favoriseront la croissance économique et dont bénéficiera la population canadienne. Dans le cadre de cet engagement, le Secrétariat de l’OSSNR prévoit les réductions de dépenses ci dessous.
Il est prévu que ces réductions des dépenses entraîneront une diminution d’environ 12 équivalents temps plein d’ici 2028-2029.
Le Secrétariat de l’OSSNR appliquera ces réductions en prenant les mesures suivantes :
Les chiffres figurant dans le présent plan ministériel tiennent compte de ces réductions.
Le Secrétariat de l’OSSNR se concentrera sur le maintien de sa capacité à réaliser des examens opportuns et de grande qualité, ainsi que des enquêtes indépendantes sur les plaintes, pendant qu’il se prépare à un environnement d’examen qui sera plus complexe. Les priorités de l’organisation reflètent le double besoin de respecter les obligations juridiques tout en assurant l’état de préparation opérationnelle pour l’entrée en vigueur de la Loi sur la Commission d’examen et de traitement des plaintes du public (CETPP), ainsi que la responsabilité d’enquêter sur les plaintes relatives à la sécurité nationale qui visent l’Agence canadienne des services frontaliers (ASFC).
L’une des priorités pour l’année sera de veiller à ce que les examens obligatoires et à impact élevé soient accomplis dans les délais prévus par la loi et au cours de l’année civile. Ce travail est essentiel au mandat de l’OSSNR, lequel consiste à examiner rigoureusement et en toute indépendance les activités en matière de sécurité nationale et de renseignement. À cette fin, le Secrétariat de l’OSSNR intensifiera ses efforts pour rendre les délais d’examen plus prévisibles en favorisant la reconnaissance précoce des risques et en ciblant les stratégies d’atténuation qui s’imposent. En l’occurrence, nous devrons renforcer nos pratiques internes de planification et de coordination, et simplifier nos processus d’examen pour créer des produits de grande qualité dans les délais établis.
Dans le même temps, le Secrétariat de l’OSSNR fera progresser d’importantes initiatives pour veiller à ce que l’organisation soit entièrement préparée à la transition vers le nouveau régime d’enquête sur les plaintes créées par la Loi sur la CETPP. Il faudra donc établir des procédures claires et opérationnalisées pour toutes les phases des plaintes concernant la GRC et l’ASFC, pour ensuite conclure un protocole d’entente révisé avec la Commission civile d’examen et de traitement des plaintes (CCETP) et la Commission d’examen et de traitement des plaintes du public (CETPP). Ces procédures essentielles feront en sorte que les processus d’enquête de l’OSSNR soient uniformes, transparents et conformes aux nouvelles exigences législatives.
Une collaboration étroite avec la CCETP et la CETPP constituera une autre priorité. Des mécanismes de coordination améliorés favoriseront une transition sans heurt vers la nouvelle réalisé et favoriseront l’efficacité procédurale. La planification conjointe, les protocoles d’échange de renseignements et l’harmonisation des attentes en matière d’enquête produiront l’état de préparation opérationnelle requis lorsque la Loi entrera en vigueur.
Dans le cadre des programmes d’examen et d’enquête, le Secrétariat de l’OSSNR accordera la priorité aux efforts visant à maintenir un effectif stable, complet et compétent qui soit apte à répondre aux demandes opérationnelles croissantes.
Ensemble, ces initiatives font en sorte que le Secrétariat de l’OSSNR sera bien placé pour aider l’Office de surveillance à s’acquitter de ses obligations législatives et à réagir efficacement aux changements législatifs.
En 2026–2027, les dépenses totales prévues (y compris les services internes) pour le Secrétariat de l’OSSNR s’élèvent à 18 834 436 $, et le nombre total d’équivalents temps plein prévus (y compris pour les services internes) est de 85.
Le texte ci-dessous présente un résumé des résultats que le ministère compte atteindre en 2026 2027 dans ses principaux domaines d’activité, appelés « responsabilités essentielles ».
Le Secrétariat de l’OSSNR s’efforcera de maintenir sa capacité à effectuer des examens opportuns et de grande qualité ainsi que des enquêtes indépendantes sur les plaintes, tout en se préparant au nouveau mandat d’enquête sur les plaintes établies en vertu de la Loi sur la CETPP. Pour favoriser la préparation au nouveau régime de traitement des plaintes, le Secrétariat de l’OSSNR établira des procédures claires pour le traitement des plaintes visant la GRC et l’ASFC, et conclura un protocole d’entente révisé avec la CCETP et la CETPP, ce qui permettra d’améliorer l’efficacité des enquêtes et d’assurer une transition sans heurt. La conservation d’un effectif stable, qualifié et pleinement doté sera toujours un élément essentiel qui permettra de répondre aux demandes opérationnelles croissantes. Ensemble, ces efforts amélioreront la capacité du Secrétariat à soutenir l’Office de surveillance dans l’exercice de son mandat d’enquête et à maintenir la confiance du public à mesure que le paysage de la sécurité nationale et de la responsabilisation évolue.
Dépenses prévues : 10 599 557 $.
Ressources humaines prévues : 54.
Vous trouverez de plus amples renseignements sur les Examens en matière de sécurité nationale et de renseignement et enquêtes sur les plaintes dans le plan complet.
Pour obtenir des renseignements exhaustifs sur les montants totaux prévus pour les dépenses et les ressources humaines du Secrétariat de l’OSSNR, consultez la section Planned spending and human resources section of the full plan.
Je suis heureux de présenter le Plan ministériel 2026 2027 du Secrétariat de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR). Ce plan décrit les priorités qui orienteront notre travail pendant que nous continuerons d’aider l’OSSNR à réaliser des examens rigoureux et indépendants dans le but de promouvoir la responsabilisation et de renforcer la confiance du public dans le cadre de responsabilisation du Canada.
Le rôle du Secrétariat demeure de fournir l’expertise, l’infrastructure et le soutien opérationnel nécessaires pour que l’Office de surveillance puisse exercer efficacement son mandat. En 2026 2027, nous mettrons l’accent sur le maintien de notre capacité à effectuer des examens opportuns et de grande qualité ainsi que des enquêtes indépendantes sur les plaintes en dépit des réductions budgétaires. En outre, il misera sur une planification plus prévisible, une coordination améliorée et des processus internes rationnalisés. Pour ce qui concerne les examens obligatoires et à incidence élevée, le respect des délais prescrits par la loi demeurera une priorité majeure, tout comme l’amélioration de notre capacité à reconnaître promptement et à atténuer les risques.
Un important aspect de notre travail consistera à nous préparer à l’évolution des responsabilités prévues par la Loi sur la CETPP et à enquêter sur les plaintes en matière de sécurité nationale visant l’ASFC. Le Secrétariat continuera de peaufiner ses procédures, sa documentation et son état de préparation opérationnelle, de sorte que les enquêtes sur les plaintes répondront aux attentes des membres du public grâce à leur uniformité et à leur transparence, et seront conformes au mandat de l’Office de surveillance.
Nos employés sont les principaux artisans de notre réussite. Pour répondre à la demande croissante, il est essentiel de maintenir un effectif stable, compétent et pleinement doté dans toutes les fonctions relatives aux examens, aux opérations et aux analyses juridiques. Or, ce maintien s’avérera difficile dans un contexte où le Secrétariat devra composer une réduction de son financement.
La période qui s’amorce comportera moult possibilités, mais aussi des pressions opérationnelles, notamment une complexification accrue de notre travail d’examen ainsi qu’un élargissement du contexte d’enquête. Dans le même temps, le Secrétariat devra composer avec les contraintes découlant de la réduction des dépenses à l’échelle du gouvernement, contraintes qui limiteront la souplesse dont le Secrétariat pourra faire preuve à un moment où la portée et l’empreinte technique des activités liées à la sécurité nationale et au renseignement connaissent une croissance considérable. Le Secrétariat continuera de veiller à ce que son mandat soit exercé sous le signe du professionnalisme, de l’adaptabilité et de l’engagement ferme à l’égard du principe de saine intendance.
Je tiens à remercier les employés du Secrétariat de l’OSSNR pour leur dévouement exceptionnel, leur expertise et leur engagement ferme à renforcer le cadre de responsabilisation en matière de sécurité nationale du Canada. Je vous encourage à examiner le plan pour voir comment le Secrétariat exercera ses fonctions, afin de permettre à l’Office de surveillance d’exercer son mandat.
Charles Fugère
Directeur général
Secrétariat de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement
Le Secrétariat de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (Secrétariat de l’OSSNR) appuie l’Office de surveillance, lequel examine les activités liées à la sécurité nationale et au renseignement du gouvernement du Canada, afin de s’assurer qu’elles sont légales, raisonnables et nécessaires. En outre, le Secrétariat de l’OSSNR aide l’Office de surveillance à enquêter sur les plaintes du public concernant les activités du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), du Centre de la sécurité des télécommunications (CST) et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), de même que sur certaines autres plaintes liées à la sécurité nationale. Le soutien que le Secrétariat de l’OSSNR fournit à l’Office de surveillance contribue à promouvoir la responsabilisation et à accroître la confiance du public dans les institutions du gouvernement du Canada.
This core responsibility contributes to the “Good Governance” domain of the Quality of Life Framework for Canada and, more specifically, “Confidence in institutions”, “Discrimination and unfair treatment”, and “Resolution of serious legal problems”, through all the activities mentioned in the core responsibility description.
Cette section présente des renseignements détaillés sur les indicateurs du ministère, les résultats réels des trois derniers exercices, les cibles et les dates cibles approuvées relativement aux examens en matière de sécurité nationale et de renseignement et aux. Les renseignements sont présentés par résultat ministériel.
| Indicateur | Résultats réels | Cible | Date d’atteinte |
|---|---|---|---|
| Pourcentage de tous les examens obligatoires entrepris sous la gouverne de l’OSSNR qui sont achevés dans l’année civile |
2022-23: 100% 2023-24:100% 2024-25:100% |
100% | Le 31 décembre 2027 |
| Nombre moyen de mois requis pour exercer les activités du Secrétariat en appui aux examens de l’OSSNR |
2022-23: NA* 2023-24 : 20 mois 2024-25 : 16 mois |
12 mois | Le 31 mars 2027 |
* Les données pour l’exercice visé ne sont pas disponibles. L’indicateur ayant été établi après la période de référence, aucune collecte n’avait été effectuée. Aucun résultat ne peut donc être présenté pour cet exercice. Les résultats seront disponibles pour les exercices ultérieurs.
| Indicateur | Résultats réels | Cible | Date d’atteinte |
|---|---|---|---|
| Pourcentage des enquêtes réalisées dans le respect des normes de service du Secrétariat de l’OSSNR |
2022-23: 100% 2023-24: 100% 2024-25: 100% |
100% | Le 31 mars 2027 |
Additional information on the detailed results and performance information for the NSRIA Secretariat’s program inventory is available on GC InfoBase.
La section suivante décrit les résultats prévus relativement aux examens en matière de sécurité nationale et de renseignement et aux enquêtes sur les plaintes pour 2026 2027.
L’OSSNR dispose du soutien opérationnel et administratif nécessaire pour dire aux ministres et aux Canadiens si les activités de sécurité nationale et de renseignement entreprises par les institutions du gouvernement du Canada sont légales, raisonnables et nécessaires.
Pour remplir son mandat, l’OSSNR continuera de produire des examens indépendants, opportuns et de grande qualité qui promeuvent la responsabilisation au sein de la collectivité canadienne de la sécurité nationale et du renseignement. Le Secrétariat de l’OSSNR appuiera ce travail en maintenant un rendement élevé pour ce qui a trait à toutes les obligations prévues par la loi. Entre autres, le Secrétariat permettra à l’OSSNR de maintenir un taux de 100 % quant à l’achèvement des examens obligatoires au cours de l’année civile, conformément aux stipulations de son mandat. Le Secrétariat veillera également à ce que toutes ses activités de soutien aux examens obligatoires et discrétionnaires soient accomplies dans un délai moyen de 12 mois ou moins.
Le Secrétariat de l’OSSNR renforcera les fondements opérationnels nécessaires à la réalisation d’enquêtes opportunes et indépendantes sur les plaintes liées à la sécurité nationale. Ce renforcement comprend la modernisation des procédures d’enquête de l’OSSNR, la rationalisation des processus permettant de traiter plus efficacement certains types de plaintes et le maintien d’un effectif d’enquête compétent et multidisciplinaire. Le Secrétariat travaillera également en étroite collaboration avec des partenaires pour se préparer à la nouvelle Loi sur la Commission d’examen et de traitement des plaintes du public (Loi sur la CETPP) et pour se charger d’enquêter sur les plaintes en matière de sécurité nationale visant l’Agence canadienne des services frontaliers (ASFC), notamment en élaborant des procédures faisant suite aux plaintes liées à la GRC et à l’ASFC et en établissant les mécanismes de déclaration des données nécessaires. Ces efforts permettront à l’OSSNR de continuer à mener des enquêtes équitables et de grande qualité sur les plaintes.
Le Secrétariat de l’OSSNR donnera suite à son engagement visant à intégrer les considérations liées au genre et à la diversité en amorçant la mise en œuvre de son cadre renouvelé d’ACS Plus. Les premiers efforts de mise en œuvre seront axés sur le renforcement des capacités fondamentales dans le domaine de la collecte de données. Cela comprend l’évaluation des pratiques actuelles en matière de données, la détermination d’indicateurs pertinents et l’exploration de méthodes visant à améliorer la collecte et l’utilisation de données désagrégées, le cas échéant. Ces efforts aideront à jeter les bases d’une surveillance plus uniforme et d’une production de rapports sur les effets différentiels des activités du Secrétariat, favorisant ainsi une approche plus inclusive et fondée sur des données probantes en matière de surveillance et d’examen.
| Resources | Prévues |
|---|---|
| Dépenses | $10,599,557 |
| Équivalents temps plein | 54 |
Complete financial et en human resources information for the National Security and Intelligence Review Agency Secretariat’s program inventory is available on GC InfoBase.
Les examens en matière de sécurité nationale et de renseignement et les enquêtes sur les plaintes sont soutenus par les programmes suivants :
Additional information related to the program inventory for the National security and intelligence reviews and complaints investigations is available on the page Résultats de l’InfoBase du GC..
Les services internes sont les services fournis au sein d’un ministère afin qu’il puisse s’acquitter de ses obligations et assurer la prestation de ses programmes. Les neuf catégories de services internes sont les suivantes :
Cette section présente les plans élaborés par le ministère pour atteindre les résultats et les cibles en ce qui a trait aux services internes.
Les services internes permettent au Secrétariat de l’OSSNR de fonctionner efficacement et de respecter son engagement en matière de transparence, d’intégrité et de gouvernance responsable. Grâce à de solides communications, une gestion financière prudente, des pratiques stratégiques en matière de RH, une solide gouvernance de l’information, l’innovation numérique et une gestion des risques renforcée, le Secrétariat dispose du soutien dont il a besoin pour exercer efficacement son mandat et assurer l’excellence des services qu’il fournit.
Veiller à l’efficacité des communications
Grâce à son approche proactive, l’équipe des communications joue un rôle clé dans la promotion de la confiance du public et le renforcement de la mission de l’OSSNR, celle d’être les yeux et les oreilles des Canadiens pour ce qui a trait à la sécurité nationale et au renseignement. L’équipe continuera d’appuyer l’Office de surveillance et le Secrétariat en fournissant des conseils stratégiques en matière de communication, en produisant du contenu interne et externe, en gérant les relations avec les médias et en améliorant la présence numérique de l’OSSNR sur les plateformes Web et dans les médias sociaux. Cette approche permet de veiller à ce que l’information atteigne divers auditoires et correspond ainsi aux valeurs de l’OSSNR.
Services de gestion des finances
Le Secrétariat de l’OSSNR continuera de prendre des mesures permettant de veiller à ce que les ressources soient déployées d’une façon qui soit la plus efficace et efficiente possible. Ses opérations ainsi que ses structures, outils et processus administratifs continueront de mettre l’accent sur le respect des priorités. Le Secrétariat de l’OSSNR s’emploiera à mettre en œuvre les nouveaux cadres des finances et de l’approvisionnement dans un effort d’adaptation à la nouvelle réalité créée par l’examen exhaustif des dépenses. Les dépenses seront donc surveillées avec diligence.
Objectifs stratégiques en matière de ressources humaines
La gestion des ressources humaines (RH) demeure un catalyseur essentiel pour aider le Secrétariat à atteindre ses objectifs organisationnels, en veillant à ce que les investissements dans les personnes se traduisent par des améliorations mesurables du rendement, de l’intégrité et de la qualité du service. L’orientation stratégique des RH met l’accent sur la gestion efficace de l’effectif, conformément à l’examen exhaustif des dépenses, tout en aidant le Secrétariat à renforcer les compétences des employés et les pratiques de gestion du rendement. Les efforts continus comprennent la mise en œuvre d’initiatives de RH qui reflètent la mission, la vision et les valeurs de l’OSSNR, ainsi que le renforcement, dans l’ensemble de l’organisation, d’une culture axée sur ces valeurs. Le Secrétariat continue également d’améliorer la gouvernance organisationnelle par la gestion des enjeux relatifs aux conflits d’intérêts et l’application uniforme de normes élevées en matière de valeurs et d’éthique. La priorisation soutenue des programmes et des initiatives en matière de mieux-être continue de favoriser la mobilisation, la santé et la résilience de l’effectif, ce qui constitue un atout essentiel pendant les périodes de changement continu et d’incertitude.
Renforcement de la gouvernance de l’information et de la gestion des cycles de vie
Le Secrétariat de l’OSSNR mettra pleinement en œuvre sa nouvelle autorisation à disposer et renforcera sa gouvernance en matière de gestion de l’information. Le Secrétariat améliorera également son utilisation des technologies de GI, en insistant sur la conformité, en améliorant l’accès à l’information et en favorisant un traitement plus efficace de l’information dans l’ensemble de l’organisation. De plus, le Secrétariat poursuivra ses initiatives de numérisation en convertissant les documents papier à un format numérique, afin de simplifier l’accès, la gestion et la préservation à long terme. Ces initiatives fourniront une base solide pour la gestion des dossiers et des données tout en améliorant l’efficacité opérationnelle.
Posture en matière d’accessibilité et innovations numériques
Le Secrétariat de l’OSSNR continuera de renforcer sa position en matière d’accessibilité tout en innovant numériquement ses plateformes Web internes et externes. Le Secrétariat explorera des façons de visibiliser et mettre en valeur son travail au moyen de ces plateformes, tout en créant de nouveaux outils, grâce auxquels les Canadiens et le public seront tenus au courant des activités de l’organisation. Le Secrétariat examinera également l’ensemble de son empreinte en matière de technologie de l’information, afin de cerner des possibilités d’amélioration et de progression de l’efficience, tout en continuant de renforcer les communications internes et externes, ce qui permettra d’atteindre les objectifs généraux de l’organisme, améliorera la prestation des services, favorisera la collaboration et optimisera les opérations.
Renforcement des cadres de gestion des risques
Le Secrétariat de l’OSSNR améliorera ses capacités de gestion des risques en examinant et en mettant à jour les contrôles et les politiques de sécurité, afin de combler les lacunes, d’éliminer les pratiques désuètes et de tenir compte de nouveaux risques. Ces mesures s’appuieront sur des évaluations exhaustives des risques ainsi que sur des initiatives visant à favoriser une solide culture de sensibilisation au risque, où les employés comprennent clairement leur rôle dans la gestion des risques. L’une des principales priorités consistera à investir dans des mesures de sensibilisation aux risques et de formation en matière de responsabilisation, ce qui permettra au personnel du Secrétariat de l’OSSNR d’acquérir les connaissances et les outils nécessaires pour cerner et atténuer efficacement les risques. Ces mesures renforceront la résilience organisationnelle, protégeront les biens essentiels et assureront la continuité dans l’atteinte des objectifs organisationnels.
Ensemble, ces initiatives des services internes renforcent la capacité du Secrétariat à assurer une surveillance crédible, à maintenir la confiance du public et à s’adapter aux nouvelles demandes. En améliorant la communication, la gouvernance, les capacités de l’effectif, la gestion numérique et de l’information ainsi que la résilience organisationnelle, ces initiatives favorisent directement l’atteinte des résultats organisationnels et renforcent la capacité de l’OSSNR à servir les Canadiens en toute efficacité.
Le tableau 4 fournit un résumé des dépenses prévues et des équivalents temps plein requis pour atteindre ces résultats.
| Resources | Prévues |
|---|---|
| Dépenses | $7,838,879 |
| Équivalents temps plein | 31 |
Complete financial et en human resources information for the National Security and Intelligence Review Agency Secretariat’s program inventory is available on GC InfoBase.
Chaque année, les ministères du gouvernement du Canada sont tenus d’attribuer au moins 5 % de la valeur totale de leurs contrats à des entreprises autochtones.
Le Secrétariat de l’OSSNR a atteint cet objectif en 2024 2025 et, selon les prévisions, il continuera d’atteindre cet objectif au cours des prochaines années.
Les mesures visant à atteindre l’objectif obligatoire comprennent des mesures de formation continue et de sensibilisation à l’existence du Répertoire des entreprises autochtones destinées aux gestionnaires des centres de coûts ainsi qu’au personnel de l’approvisionnement.
Le tableau 5 présente les résultats actuels et réels ainsi que les résultats prévus et projetés quant au pourcentage total des marchés que l’organisme attribue à des entreprises autochtones.
| Champ de déclaration de 5 % | Résultats réels de 2024-2025 | Résultats prévus pour 2025-2026 | Résultats projetés pour 2026-2027 |
|---|---|---|---|
| Pourcentage total de marchés passés avec des entreprises autochtones | 10% | 5% | 5% |
Le principal risque organisationnel qui se pose au Secrétariat en 2026 2027 découle des contraintes en ressources qui ont été créées par l’examen exhaustif des dépenses (EED). En outre, ces réductions s’ajoutent aux demandes opérationnelles croissantes, à la complexité accrue des activités liées à la sécurité nationale et au renseignement ainsi qu’à un contexte d’enquête en continuelle expansion. Ensemble, ces pressions réduisent la souplesse de la plupart des fonctions de base et accroissent le risque que le Secrétariat ne soit plus en mesure d’offrir, à l’Office de surveillance, un soutien qui soit aussi profond, étendu et rapide qu’auparavant. Certes, les gains en efficience interne et le renforcement de la surveillance financière aideront à atténuer les répercussions, mais l’EED crée des pressions structurelles qui continueront d’influer sur le rendement opérationnel tout au long de la période de planification.
Les contraintes que l’EED impose sur le plan des ressources limitent également la capacité du Secrétariat à investir dans l’innovation ainsi que dans la modernisation et l’amélioration des processus permettant de garantir une surveillance de grande qualité. Compte tenu des conditions financières actuelles, il sera plus difficile d’améliorer les outils, les méthodologies et les pratiques, lesquels s’avèrent essentiels lorsqu’il s’agit de suivre le rythme d’activités de sécurité nationale et de renseignement dont la complexité ne cesse de s’intensifier. La situation limite la capacité du Secrétariat à adopter de nouvelles techniques d’analyse qui doivent miser sur des investissements accrus dans les technologies. Par conséquent, l’organisation doit réévaluer son engagement à fournir des examens opportuns et de grande qualité ainsi que des enquêtes indépendantes sur les plaintes, dans un contexte où un manque de souplesse risque de réduire sa capacité à moderniser ou à mettre en place des approches visant à améliorer l’efficacité sur le long terme.
La limitation des ressources aura une incidence directe sur la rapidité des enquêtes en 2026 2027. Ce risque est amplifié par l’augmentation considérable du nombre de plaintes reçues au cours des dernières années, principalement en raison des retards systémiques dans les processus de demande d’immigration. La forte augmentation du volume de cas exige un effort analytique, juridique et administratif considérable, ce qui, dans les conditions actuelles en matière de ressources, retardera le traitement des plaintes existantes et nouvelles. Sans possibilité d’accroître ses capacités, le Secrétariat fait face à des pressions accrues, dès lors qu’il s’agit de répondre aux attentes en matière d’accès rapide à la justice et d’appliquer rigoureusement les normes de service dans le cadre du travail d’enquête. De plus, on s’attend à ce que l’Office de surveillance et le Secrétariat soient tenus d’absorber une charge de travail supplémentaire importante venant de la responsabilité d’enquêter sur les plaintes liées à la sécurité nationale visant l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Cette mesure devrait entrer en vigueur en 2026 2027, mais le gouvernement n’a pas envisagé de ressources supplémentaires devant permettre à l’OSSNR de s’acquitter de cette charge de travail.
Au sein du Secrétariat de l’OSSNR et de l’Office de surveillance, les services juridiques sont fournis en interne étant donné que l’OSSNR doit fonctionner indépendamment du gouvernement. De plus, le ministère de la Justice du Canada (MJ) n’accepte pas volontiers de représenter l’OSSNR ou son Secrétariat dans les litiges devant les tribunaux, car le MJ se trouve souvent en position de confrontation avec l’OSSNR, lorsque celui ci effectue ses examens et ses enquêtes ou qu’il traite des dossiers de litige. Compte tenu de cette réalité opérationnelle et de son état de micro-organisation, le Secrétariat de l’OSSNR a traditionnellement eu recours, en fonction des besoins, à des contrats conclus avec des cabinets d’avocats externes pour la prestation de services de contentieux. Pour l’exercice 2026 2027, notre budget de F et E sera réduit, ce qui signifie qu’aucun financement n’a été affecté à la prestation externe de services de contentieux. La capacité de contentieux devra être absorbée en interne pour les affaires de contentieux existantes. Cette difficulté vaut également pour tout nouveau litige mettant en cause l’OSSNR ou son Secrétariat, qui pourrait être porté devant les tribunaux, y compris les litiges intentés par d’autres organisations du gouvernement fédéral contre l’OSSNR ou son Secrétariat. On assistera donc à une réduction correspondante de la capacité à fournir des services juridiques consultatifs en appui aux examens, aux enquêtes et aux services internes, ce qui aura une incidence sur la prestation des fonctions essentielles.
Cette section donne un aperçu des dépenses et des ressources humaines prévues du Secrétariat de l’OSSNR au cours des trois prochains exercices et compare les dépenses prévues de l’exercice 2026–2027 avec les dépenses réelles de l’exercice en cours et des exercices précédents.
Cette section présente un aperçu des dépenses prévues du ministère de 2023 2024 à 2028 2029.
Tableau 6 Sommaire des dépenses de trois exercices pour les responsabilités essentielles et les services internes (en dollars)
Le tableau 6 indique la somme d’argent dépensée par le Secrétariat de l’OSSNR au cours des trois derniers exercices pour s’acquitter de ses responsabilités essentielles et assurer la prestation de ses services internes. Les montants de l’exercice 2025-2026 sont prévus en fonction des dépenses à ce jour.
| Responsabilités essentielles et services internes | Dépenses réelles de 2023-2024 | Dépenses réelles de 2024-2025 | Dépenses prévues pour 2025-2026 |
|---|---|---|---|
| Examens en matière de sécurité nationale et de renseignement et enquêtes sur les plaintes | $9,110,398 | $10,856,293/td> | $10,916,634 |
| Total partiel | $9,110,398 | $10,856,293 | $10,916,634 |
| Services internes | $10,535,328 | $7,983,206 | $8,628,304 |
| Total | $19,645,726 | $18,839,499 | $19,544,937 |
Bien que les dépenses prévues semblent avoir augmenté entre 2024 2025 et 2025 2026, il est probable, d’après les prévisions précédentes, que les chiffres réels pour 2025 2026 seront semblables ou inférieurs aux chiffres réels de 2024 2025. La diminution entre 2023 2024 et 2024 2025 est attribuable à un important projet d’infrastructure d’immobilisations qui a pris fin en 2023 2024, de sorte que les dépenses inhabituellement élevées dans les services internes ont cessé en 2023 2024. Nous constatons une augmentation graduelle des dépenses courantes de F et E, en particulier des salaires, en raison de la croissance de l’organisation et de la progression vers un état stable.
Des renseignements financiers plus détaillés des exercices précédents se trouvent dans la section Finances de l’InfoBase du GC.
Le tableau 7 présente les dépenses prévues par le Secrétariat de l’OSSNR au cours des trois prochaines années, par responsabilité essentielle et les dépenses sur les services internes.
| Responsabilités essentielles et services internes | Dépenses prévues pour 2026-2027 | Dépenses prévues pour 2027-2028 | Dépenses prévues pour 2028-2029 |
|---|---|---|---|
| Examens en matière de sécurité nationale et de renseignement et enquêtes sur les plaintes | $10,599,557 | $10,293,901 | $9,682,300 |
| Total partiel | $10,599,557 | $10,293,901 | $9,682,300 |
| Services internes | $7,838,879 | $7,701,302 | $7,456,666 |
| Total | $18,438,436 | $17,995,203 | $17,138,966 |
En raison de l’examen exhaustif des dépenses qui a été entrepris en 2025-2026, les dépenses diminueront au cours des trois prochains exercices conformément aux cibles prescrites par le Conseil du Trésor.
Des detailed financial information on planned spending se trouvent dans la section Finances de l’InfoBase du GC.
Cette section présente un aperçu du financement voté et législatif du ministère par rapport à ses responsabilités essentielles et à ses services internes. Pour en savoir plus sur les autorisations de financement, consulter les budgets et dépenses du gouvernement du Canada.

Le graphique 1 résume le financement voté et législatif du ministère pour la période de 2023 2024 à 2028 2029.
| Exercice | Total | Crédit votés | Postes législatives |
|---|---|---|---|
| 2023–24 | $24,388,394 | $22,633,165 | $1,755,229 |
| 2024–25 | $19,458,632 | $17,857,264 | $1,601,368 |
| 2025–26 | $20,425,774 | $18,517,997 | $1,907,777 |
| 2026–27 | $18,438,436 | $16,389,075 | $2,049,361 |
| 2027–28 | $17,995,203 | $15,962,458 | $2,032,745 |
| 2028–29 | $17,138,966 | $15,274,167 | $1,864,799 |
En raison de l’examen exhaustif des dépenses qui a été entrepris en 2025-2026, les dépenses diminueront au cours des trois prochains exercices conformément aux cibles prescrites par le Conseil du Trésor.
Pour en savoir plus sur les crédits ministériels du Secrétariat de l’OSSNR, consultez le 2026-27 Main Estimates.
L’état des résultats condensé prospectif donne un aperçu des opérations du Secrétariat de l’OSSNR de 2025 2026 à 2026 2027.
Le tableau 8 résume les charges et les revenus affectant le coût de fonctionnement avant le financement du gouvernement et les transferts pour la période de 2025 2026 à 2026 2027. Les montants prévus et projetés dans le présent état des opérations ont été préparés selon la méthode de la comptabilité d’exercice. Les montants prévus et projetés qui sont présentés dans d’autres sections du Plan ministériel ont été établis selon la méthode de comptabilité axée sur les dépenses. Les montants peuvent donc différer.
| Renseignements financiers | Résultats prévus pour 2025 2026 | Résultats projetés pour 2026 2027 | Différence (prévus moins projetés) |
|---|---|---|---|
| Total des charges | $22,205,341 | $21,038,245 | $1,167,095 |
| Total des revenus | $0 | $0 | $0 |
| Coût de fonctionnement net avant le financement du gouvernement et les transferts | $22,205,341 | $21,038,245 | $1,167,095 |
La réduction des dépenses résulte des coupes appliquées dans le cadre de l’Examen exhaustif des dépenses.
A more detailed Future-Oriented Statement of Operations and associated Notes for 2026-27, including a reconciliation of the net cost of operations with the requested authorities, is available on NSIRA Secretariat’s website.
Cette section présente un aperçu des ressources humaines réelles et prévues du ministère pour la période de 2023 2024 à 2028 2029.
Le tableau 9 fournit un résumé des ressources humaines, en équivalents temps plein, associées aux responsabilités essentielles et aux services internes du Secrétariat de l’OSSNR pour les trois derniers exercices. Les ressources humaines pour l’exercice sont prévues en fonction des données de l’exercice à ce jour.
| Responsabilités essentielles et services internes | Nombre d’équivalents temps plein réels pour 2023-2024 | Nombre d’équivalents temps plein réels pour 2024-2025 | Nombre d’équivalents temps plein prévus pour 2025-2026 |
|---|---|---|---|
| Examens en matière de sécurité nationale et de renseignement et enquêtes sur les plaintes | 51 | 58 | 69 |
| Total partiel | 51 | 58 | 69 |
| Services internes | 24 | 29 | 31 |
| Total | 75 | 87 | 100 |
Au cours des trois derniers exercices, les niveaux d’équivalents temps plein (ETP) du Secrétariat sont demeurés relativement stables, ce qui reflète une planification constante de l’effectif appelé à soutenir l’exercice du mandat. Au cours de cette période, les niveaux de dotation ont été maintenus grâce à un recrutement ciblé et à un faible roulement, ce qui a permis à l’organisation de maintenir sa capacité de base tout en continuant d’acquérir une expertise spécialisée dans les fonctions d’examen et d’enquête, et les activités organisationnelles. Les demandes opérationnelles et la complexité des cas pris en charge ont continué de croître, ce qui témoigne de l’importance de maintenir un effectif qualifié et stable. Bien que la dotation soit demeurée constante tout au long de 2025 2026, le Secrétariat prévoit une pression accrue sur les niveaux d’effectif à compter de 2026 2027 à mesure que les nouvelles contraintes budgétaires entreront en vigueur.
Le tableau 10 présente des renseignements sur les ressources humaines, en équivalents temps plein, pour les responsabilités essentielles et les services internes du Secrétariat de l’OSSNR prévus au cours des trois prochains exercices.
| Responsabilités essentielles et services internes | Nombre d’équivalents temps plein prévus en 2026-2027 | Nombre d’équivalents temps plein prévus en 2027-2028 | Équivalents temps plein prévus en 2028-2029 |
|---|---|---|---|
| Examens en matière de sécurité nationale et de renseignement et enquêtes sur les plaintes | 54 | 54 | 54 |
| Total partiel | 54 | 54 | 54 |
| Services internes | 31 | 31 | 31 |
| Total | 85 | 85 | 85 |
Dans le contexte de l’examen exhaustif des dépenses (EED), l’organisation devait entreprendre un examen de ses niveaux d’effectif prévus afin d’atteindre les cibles financières établies à l’externe. Par conséquent, certains postes seront abolis et des mesures de réduction de la taille de l’effectif seront mises en œuvre. Ces mesures seront appliquées au cours de la première année de l’horizon de planification (2026 2027), afin de respecter les niveaux de dépenses requis et de stabiliser les équivalents temps plein prévus pour les années subséquentes. L’organisation continue de gérer ces répercussions tout en maintenant les éléments essentiels qui lui permettront d’exercer son mandat.
Le Plan ministériel du Secrétariat de l’OSSNR ne comprend pas de renseignements sur les dépenses fiscales.
Il est possible de recourir au système fiscal pour atteindre des objectifs de politique publique en appliquant des mesures spéciales, comme de faibles taux d’imposition, des exemptions, des déductions, des reports et des crédits. Le ministère des Finances Canada publie chaque année des estimations et des projections du coût de ces mesures dans le Rapport sur les dépense fiscales fédérales.
Le présent rapport fournit aussi des renseignements généraux détaillés sur les dépenses fiscales, dont des descriptions, des objectifs, des données historiques et des renvois aux programmes de dépenses fédérales connexes ainsi qu’aux évaluations et aux résultats de l’ACS Plus liés aux dépenses fiscales.
Ministre de tutelle : Le très honorable Mark Carney, premier ministre du Canada
Administrateur général : Charles Fugère, directeur général
Portefeuille ministériel : Bureau du Conseil privé
Instrument habilitant : Loi sur l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement
Année d’incorporation et de création : 2019
Adresse postale :
Secrétariat de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement Case postale 2430, succursale B
Ottawa, Ontario K1P 5W5
Courriel : info@nsira-ossnr.gc.ca
Site Web : nsira-ossnr.gc.ca
appropriation (crédit)
Autorisation donnée par le Parlement d’effectuer des paiements sur le Trésor.
budgetary expenditures (dépenses budgétaires)
Dépenses de fonctionnement et en capital; paiements de transfert à d’autres ordres de gouvernement, à des ministères ou à des particuliers; et paiements à des sociétés d’État.
core responsibility (responsabilité essentielle)
Fonction ou rôle permanent exercé par un ministère. Les intentions du ministère concernant une responsabilité essentielle se traduisent par un ou plusieurs résultats ministériels auxquels le ministère cherche à contribuer ou sur lesquels il veut avoir une influence.
Plan ministériel connexe (plan ministériel)
Exposé des plans et du rendement attendu d’un ministère qui reçoit des crédits parlementaires. Les plans ministériels couvrent une période de trois ans et sont habituellement présentés au Parlement au printemps.
departmental result (résultat ministériel)
Effet ou résultat que vise un ministère. Un résultat ministériel échappe généralement au contrôle direct des ministères, mais il devrait être influencé par les résultats des programmes.
departmental result indicator (indicateur de résultat ministériel)
Mesure quantitative des progrès réalisés par rapport à un résultat ministériel.
departmental results framework (cadre ministériel des résultats)
Cadre qui établit un lien entre les responsabilités essentielles et les résultats ministériels ainsi que les indicateurs de résultat ministériel d’un ministère.
Rapport sur les résultats ministériels (rapport sur les résultats ministériels)
Rapport qui présente les réalisations réelles d’un ministère par rapport aux plans, aux priorités et aux résultats attendus énoncés dans le Plan ministériel correspondant.
full‑time equivalent (équivalent temps plein)
Mesure utilisée pour représenter une année-personne complète d’un employé dans le budget ministériel. Pour un poste donné, le nombre d’équivalents temps plein représente le rapport entre le nombre d’heures travaillées par une personne, divisé par le nombre d’heures normales prévues dans sa convention collective.
gender-based analysis plus (GBA Plus) (analyse comparative entre les sexes plus [ACS Plus])
Est un outil analytique servant à l’élaboration de politiques, de programmes et d’autres initiatives adaptés et inclusifs. Il s’agit d’un processus permettant de comprendre qui est impacté par l’enjeu ou l’occasion abordée par l’initiative; de déterminer comment l’initiative pourrait être adaptée aux différents besoins des personnes les plus impactées; de même que d’anticiper et de lever les obstacles empêchant d’accéder à l’initiative ou d’en bénéficier. L’ACS Plus est une analyse intersectionnelle qui va au-delà des différences biologiques (sexe) et socioculturelles (genre), pour prendre en compte d’autres facteurs tels que l’âge, le handicap, l’éducation, l’ethnicité, la situation économique, la géographie (y compris la ruralité), la langue, la race, la religion et l’orientation sexuelle.
L’utilisation de l’ACS Plus implique d’adopter dans notre travail une approche qui tienne compte du genre et de la diversité. Prendre en compte tous les facteurs identitaires intersectionnels dans le cadre de l’ACS Plus, pas seulement le sexe et le genre, est un engagement du gouvernement du Canada.
government priorities (priorités gouvernementales)
Aux fins du Plan ministériel 2026–2027, les priorités gouvernementales sont les thèmes généraux décrivant le programme du gouvernement dans le discours du Trône de 2025. 2025 Speech from the Throne.
horizontal initiative (initiative horizontale)
Initiative dans le cadre de laquelle deux ministères fédéraux ou plus reçoivent du financement dans le but d’atteindre un résultat commun, souvent associé à une priorité du gouvernement.
entreprise autochtone (Indigenous business)
Les exigences relatives à la vérification des entreprises autochtones aux fins du rapport sur les résultats ministériels sont présentées sur le site Web de Services aux Autochtones Canada Mandatory minimum 5% Indigenous procurement target website.
non‑budgetary expenditures (dépenses non budgétaires)
Autorisations non budgétaires comprenant des opérations sur l’actif et le passif pour des prêts, des placements et des avances ou des comptes à fins déterminées, établis en vertu de lois particulières ou d’autorisations non législatives dans le budget des dépenses et ailleurs. Les opérations non budgétaires sont des dépenses et des rentrées liées aux créances du gouvernement envers des tiers et à ses obligations à l’égard de ces derniers. Les opérations non budgétaires incluent l’ensemble des opérations portant sur les prêts, les investissements et les avances de fonds; en comptant et en comptes débiteurs; en fonds publics reçus ou perçus à des fins admises; et tout autre actif et responsabilité. Les autres biens ou obligations, qui ne sont pas définis de façon précise dans les codes d’autorisations G à P, doivent être enregistrés sous un code R, qui est le code d’autorisation résiduel pour tous les autres biens et obligations.
performance (rendement)
Utilisation qu’une organisation a faite de ses ressources en vue d’obtenir ses résultats, mesure dans laquelle ces résultats se comparent à ceux que l’organisation souhaitait obtenir, et mesure dans laquelle les leçons retenues ont été cernées.
performance indicator (indicateur de rendement)
Moyen qualitatif ou quantitatif de mesurer un extrant ou un résultat en vue de déterminer le rendement d’un ministère, d’un programme, d’une politique ou d’une initiative par rapport aux résultats attendus.
plan (plan)
Exposé des choix stratégiques qui montre comment un ministère entend réaliser ses priorités et obtenir les résultats connexes. De façon générale, un plan explique la logique qui sous-tend les stratégies retenues et tend à mettre l’accent sur des mesures qui se traduisent par des résultats attendus.
planned spending (dépenses prévues)
En ce qui a trait au Plan ministériel et au Rapport sur les résultats ministériels, montants présentés dans le Budget principal des dépenses.
Un ministère est censé être au courant des autorisations qu’il a demandées et obtenues. La détermination des dépenses prévues relève du ministère, et ce dernier doit être en mesure de justifier les dépenses et les augmentations présentées dans son Plan ministériel et son Rapport sur les résultats ministériels.
program (programme)
Services et activités, pris séparément ou en groupe, ou une combinaison des deux, qui sont gérés ensemble au sein d’un ministère et qui portent sur un ensemble déterminé d’extrants, de résultats ou de niveaux de services.
program inventory (répertoire des programmes)
Compilation de l’ensemble des programmes du ministère qui décrit la manière dont les ressources sont organisées pour s’acquitter des responsabilités essentielles du ministère et atteindre ses résultats prévus.
result (résultat)
Conséquence attribuable en partie aux activités d’un ministère, d’une politique, d’un programme ou d’une initiative. Les résultats ne relèvent pas d’un ministère, d’une politique, d’un programme ou d’une initiative unique, mais ils s’inscrivent dans la sphère d’influence du ministère.
statutory expenditures (dépenses législatives)
Dépenses approuvées par le Parlement à la suite de l’adoption d’une loi autre qu’une loi de crédits. La loi précise les fins auxquelles peuvent servir les dépenses et les conditions dans lesquelles elles peuvent être effectuées.
target (cible)
Niveau mesurable du rendement ou du succès qu’un ministère, un programme ou une initiative prévoit atteindre dans un délai précis. Une cible peut être quantitative ou qualitative.
voted expenditures (dépenses votées)
Dépenses approuvées annuellement par le Parlement par une loi de crédits. Le libellé de chaque crédit énonce les conditions selon lesquelles les dépenses peuvent être effectuées.
The National Security and Intelligence Review Agency (NSIRA) recently completed its annual review of Government of Canada institutions’ disclosures under the Security of Canada Information Disclosure Act (SCIDA) for 2024. SCIDA allows federal institutions to share information to safeguard national security, including sensitive personal data like immigration and travel details. Under section 39 of the NSIRA Act, NSIRA is required to review these disclosures annually and publicly report on their compliance with legal standards, including necessity, proportionality, and privacy protection.
Les échanges d’information au titre de la LCISC peuvent avoir des répercussions importantes sur la vie privée des personnes et sur les droits garantis par la Charte.
L’examen de l’OSSNR met en lumière les améliorations apportées à la façon dont les institutions appliquent la Loi et présente les aspects qui nécessitent des précisions et des mesures de protection supplémentaires pour faire en sorte que les communications demeurent légales, proportionnelles et respectueuses de la confidentialité des renseignements personnels.
Cette vigilance permet de protéger les droits des Canadiens tout en permettant la réussite des opérations de sécurité nationale.
L’examen de l’OSSNR a permis d’établir si les institutions fédérales :
L’examen a porté sur les communications faites en 2024 par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), le Centre de la sécurité des télécommunications (CST), le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Affaires mondiales Canada (AMC), Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Or, en raison d’une augmentation importante des communications d’IRCC au SCRS, l’Office de surveillance a concentré son examen principalement sur les échanges d’information entre ces deux organismes.
L’OSSNR a formulé un certain nombre de recommandations visant à renforcer la conformité aux dispositions de la LCISC :
Date de publication :
| ASFC | Agence des services frontaliers du Canada |
| ACIA | Agence canadienne d’inspection des aliments |
| CCSN | Commission canadienne de sûreté nucléaire |
| ARC | Agence du revenu du Canada |
| CST | Centre de la sécurité des télécommunications |
| SCRS | Service canadien du renseignement de sécurité |
| MDN/FAC | Ministère de la défense nationale/Forces armées canadiennes |
| CANAFE | Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada |
| AMC | Affaires mondiales Canada |
| GC | Gouvernement du Canada |
| IRCC | Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada |
| OSSNR | Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement |
| ASPC | Agence de la santé publique du Canada |
| SP | Sécurité publique Canada |
| GRC | Gendarmerie royale du Canada |
| SAID | Loi sur la communication d’information ayant trait à la sécurité du Canada |
| TC | Transports Canada |
| Critère de contribution | Le premier élément du seuil minimum à respecter avant qu’une institution puisse communiquer de l’information en vertu de la LCISC est que cette institution doit avoir conclu que la communication aidera à l’exercice de la compétence ou des attributions de l’institution fédérale destinataire à l’égard « d’activités portant atteinte à la sécurité du Canada » [alinéa 5(1)a)]. |
| Critère de proportionnalité | Le second élément du seuil minimum à respecter avant qu’une institution puisse communiquer de l’information en vertu de la LCISC est que cette institution doit avoir conclu « que l’incidence de la communication sur le droit à la vie privée d’une personne sera limitée à ce qui est raisonnablement nécessaire dans les circonstances » [alinéa 5(1)b)]. |
Le présent examen avait pour objet d’évaluer le degré de conformité d’institutions du gouvernement du Canada aux exigences s’appliquant aux communications et à la conservation des documents en vertu de la Loi sur la communication d’information ayant trait à la sécurité du Canada (LCISC) au cours de l’année 2024. L’examen a également permis de recueillir des données volumétriques sur les communications transmises au titre de la LCISC et de dégager des tendances quant à l’application continue de la LCISC dans l’ensemble des institutions du gouvernement du Canada (GC).
L’OSSNR a constaté que, globalement, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), le Centre de la sécurité des télécommunications (CST), le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Affaires mondiales Canada (AFC), Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) s’acquittaient des obligations que la LCISC leur imposait en matière de gestion des documents.
En raison d’une augmentation importante de près de 300 % des communications transmises par IRCC au SCRS en 2024, l’OSSNR a décidé de concentrer la majeure partie de ses efforts sur ces deux institutions.
Pendant la période visée par l’examen, IRCC et le SCRS ont mis en place un processus de demande et de communication en plusieurs étapes de sorte à réduire la quantité d’information venant de tierces parties qui est communiquée par IRCC, ce qui permet d’accroître le degré de conformité à la LCISC. Toutefois, l’OSSNR a relevé des occurrences où l’information fournie à IRCC par le SCRS était limitée, ce qui affaiblissait la capacité d’IRCC à se convaincre, en tant qu’institution appelée à communiquer, que l’information demandée concerne assurément des activités pouvant porter atteinte à la sécurité du Canada.
En outre, l’OSSNR a constaté qu’IRCC ne disposait d’aucune politique formelle pouvant régir la communication d’information relative à des personnes mineures.
L’OSSNR a constaté que, dans trois de ses demandes d’information soumises au titre de la LCISC, le CST avait transmis à IRCC plus de renseignements que ce qui était requis pour les communications d’information.
L’OSSNR a fait quatre recommandations pour que les institutions soient en mesure de présenter leurs demandes et leurs communications au titre de la LCISC suivant le recours à un libellé qui permette de réduire toute incidence sur la vie privée des individus concernés.
Pour ce qui a trait à l’exigence énoncée au paragraphe 5.1(1) de la LCISC selon laquelle l’institution destinataire doit détruire ou remettre tout renseignement personnel qui n’est pas nécessaire, l’OSSNR a constaté que le SCRS pourrait ne s’être pas conformé à la loi, en conservant une communication qui contenait des renseignements personnels erronés.
This review was conducted under the authority of paragraphs 8(1)(a), 8(1)(b), and subsection 39(1) of the Loi sur l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (“NSIRA Act”).
In accordance with section 39 of the NSIRA Act, this review fulfills NSIRA’s requirement to submit an annual report to the Minister of Public Safety regarding disclosures made under the Loi sur la communication d’information ayant trait à la sécurité du Canada (SCIDA, or the Act) in the preceding calendar year.
L’objectif du présent examen était d’évaluer le degré de conformité d’institutions du gouvernement du Canada (GC) aux prescriptions de la LCISC en matière de communication et de conservation des documents en 2024. L’examen a également permis de recueillir des données volumétriques sur les communications transmises au titre de la LCISC, d’analyser les schèmes d’utilisation au sein des diverses institutions et d’examiner la façon dont les institutions du GC se servaient des ententes de communication d’information.
L’évaluation de la conformité qui figure dans le présent rapport s’est limitée aux institutions du GC qui ont communiqué ou reçu de l’information au titre de la LCISC en 2024, à savoir l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), le Centre de la sécurité des télécommunications (CST), le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Affaires mondiales Canada (AFC), Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
L’examen se fonde principalement sur des documents fournis à l’OSSNR par les institutions qui ont transmis ou reçu des communications au titre du paragraphe 9(3) de la LCISC. À ces documents s’ajoutent une analyse des politiques et procédures des institutions en rapport avec la LCISC de même que les réponses que ces institutions ont fournies aux demandes d’information.
L’évaluation de la conformité qui figure dans le présent rapport s’est limitée aux institutions du GC qui ont communiqué ou reçu de l’information au titre de la LCISC en 2024, à savoir l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), le Centre de la sécurité des télécommunications (CST), le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Affaires mondiales Canada (AFC), Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
La Loi sur l’OSSNR accorde à l’Office de surveillance le droit d’accéder en temps voulu aux informations qui relèvent de tout ministère ou qui sont en possession de tout ministère (à l’exception des documents confidentiels du Cabinet) et de recevoir, de la part de tout ministère, les documents et explications que l’Office de surveillance juge nécessaires. L’OSSNR exerce un suivi du degré de coopération affiché à l’égard des demandes d’accès, notamment sur le plan de la complétude et de l’exactitude des informations communiquées, dans le but de procéder à une évaluation de la réactivité d’un ministère dans le cadre de chacun des examens.
L’ASFC, le CST, le SCRS, AMC et la GRC ont répondu aux attentes de l’OSSNR en matière de réactivité tout au long du processus d’examen. Par ailleurs, compte tenu des importants retards qu’il a affichés dans ses réponses aux demandes d’information, IRCC n’a répondu que partiellement aux attentes en matière de réactivité.
La LCISC établit une autorité expresse et autonome permettant aux institutions du GC de communiquer entre elles des renseignements afin d’assurer la protection du Canada contre les activités portant atteinte à la sécurité nationale. L’objet de la Loi est d’encourager et de faciliter ces communications de renseignements.
L’article 9 de la LCISC impose des obligations en matière de conservation des documents à toutes les institutions qui communiquent ou reçoivent de l’information au titre de la Loi. Pour sa part, le paragraphe 9(3) exige que ces documents soient remis à l’OSSNR dans les 30 jours suivant la fin de chaque année civile.
Le paragraphe 5(1) de la LCISC autorise les institutions fédérales à communiquer de l’information – sous réserve des interdictions ou restrictions prévues par d’autres lois ou règlements – à des institutions désignées, à condition que l’institution qui communique l’information soit convaincue que a) la communication aidera à l’exercice de la compétence ou des attributions de l’institution fédérale destinataire à l’égard d’activités portant atteinte à la sécurité du Canada (le « critère de contribution ») et b) l’incidence de la communication sur le droit à la vie privée d’une personne sera limitée à ce qui est raisonnablement nécessaire dans les circonstances (le « critère de proportionnalité »).
Le paragraphe 5(2) exige que, au moment d’effectuer une communication, les institutions qui communiquent fournissent également de l’information concernant l’exactitude des renseignements communiqués et la fiabilité des moyens employés pour obtenir ces renseignements.
Lorsqu’une institution fédérale reçoit de l’information en vertu de la Loi, le paragraphe 5.1(1) exige que cette institution détruise ou remette les renseignements personnels superflus le plus tôt possible après les avoir reçus.
Les principes directeurs de la LCISC insistent sur la notion voulant que la communication efficace et responsable d’information permette de protéger le Canada et les Canadiens. Rappelons que l’alinéa 4c) propose que les institutions du GC concluent une entente de communication d’information avec toute institution fédérale destinataire à laquelle elles communiquent fréquemment de l’information.
Constatation 1. L’OSSNR constate que le nombre des communications d’IRCC transmises au SCRS en vertu de la LCISC s’est considérablement accru en 2024. SCIDA increased significantly in 2024.
En 2024, les institutions du GC ont effectué, en tout, 900 communications au titre de la LCISC (voir le tableau 1). Le nombre des communications s’est donc accru de 235 % par rapport à 2023.
| Institution destinataire désignée | |||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Institution qui communique l'information | ASFC | ACIA | CCSN | ARC | CST | SCRS | MDN/FAC | Finances | CANAFE | AMC | Sante | IRCC | ASPC | SP | GRC | TC | TOTAL (proactives) |
| ASFC | – | – | – | – | – | (2) | – | – | – | – | – | – | – | – | (2) | – | (4) |
| AMC | – | – | – | – | (1) | 41 (12) |
– | – | – | – | – | – | – | – | 7 (2) |
– | 49 (15) |
| IRCC | – | – | – | – | 76 | 770 | – | – | – | – | – | – | – | – | (1) | – | 847 (1) |
| TOTAL (proactives) | – | – | – | – | 77 (1) |
813 (14) |
– | – | – | – | – | – | – | – | 10 (5) |
– | 900 (20) |
This substantial increase in records was primarily driven by IRCC’s disclosures to CSIS, which grew nearly 300% from 194 in 2023 to 770 in 2024. IRCC previously disclosed similar information to CSIS under the Loi sur la protection des renseignements personnels, whereas now the SCIDA is the primary mechanism for CSIS to obtain immigration information. CSIS also credits the increase in disclosures to enhanced collaboration with IRCC aimed at improving operational staff awareness and understanding of the SCIDA regime.
Au cours des années précédentes, on a remarqué, dans la majorité des cas, que les institutions communiquaient de l’information en réponse à une demande. Seuls 2 % des communications étaient envoyées de façon proactive.
L’article 9 de la LCISC stipule un certain nombre d’obligations qui doivent être respectées par les institutions qui communiquent et par celles qui reçoivent. Ces exigences visent à promouvoir la reddition de comptes et la transparence en imposant de documenter l’information essentielle, notamment la description des données communiquées ou reçues, les personnes concernées, les dates pertinentes ainsi que les motifs légaux qui justifient la communication. Les institutions sont également tenues de déclarer si de l’information a été détruite ou remise à l’expéditeur.
Après une analyse des documents soumis par le SCRS et IRCC, l’OSSNR a constaté plusieurs écarts mineurs relativement à la conservation des documents. Ces écarts peuvent être attribuables à des duplications, des modifications ou des annulations de demandes de la part du SCRS. Par exemple, dans certains cas, les questions de suivi venant du SCRS au sujet des communications qu’il avait reçues étaient enregistrées dans une demande distincte par IRCC.
En outre, IRCC a attribué des numéros de dossier séquentiels à un certain nombre de demandes qui ont été envoyées en 2024, mais qui n’ont été traitées qu’en 2025. Ces communications étaient incluses dans les registres de conservation des documents remis à l’OSSNR. IRCC a expliqué qu’à l’avenir, il n’attribuerait un numéro de dossier qu’aux demandes qui auront été traitées au cours de l’année civile en cours, ce qui devrait atténuer la confusion.
IRCC a également indiqué qu’il s’était engagé à mettre ses registres de conservation des documents à la disposition du SCRS tous les trimestres, ce qui permettra de réagir aux écarts s’il y a lieu. Une communication claire et efficace entre les institutions qui communiquent et celles qui reçoivent s’avère essentielle lorsqu’on tient à ce que la conservation des documents soit rigoureuse; elle permet également de gérer l’information en toute sécurité, d’observer les lois et de favoriser la précision sur le plan de l’administration.
Au mois d’août 2023, le CST et IRCC ont signé une entente de communication d’information (ECI) de sorte à formaliser leurs échanges d’information réguliers et à favoriser la conformité à la LCISC. Le principal objet des communications qu’IRCC transmet au CST en vertu de la LCISC est d’établir le statut de citoyen ou le statut d’immigrant au Canada d’une personne d’intérêt. Ces communications permettent au CST de demeurer conforme à la loi dans la mesure où il lui est interdit, dans le cadre de son mandat, de diriger ses activités opérationnelles sur des Canadiens ou sur des personnes se trouvant au Canada.
Dans ses demandes, le CST fournit des informations nominatives se rapportant à un individu, ce qui permet à IRCC de faire une recherche dans les systèmes appropriés, principalement le Système mondial de gestion des cas (SMGC). Le SMGC contient tous les renseignements sur la citoyenneté et l’immigration concernant les citoyens canadiens, les ressortissants étrangers et les résidents permanents. En outre, le SMGC contient les demandes soumises par des individus ainsi que l’information saisie par les agents d’immigration ou par d’autres ministères et organismes, notamment l’ASFC.
Dans sa demande, le CST transmet minimalement à IRCC le nom complet de l’individu ainsi que sa date de naissance. Le CST peut également inclure, le cas échéant, certains autres renseignements nominaux, comme la nationalité avérée ou présumée, le lieu de naissance et un numéro de téléphone. L’ECI conclue entre le CST et IRCC contient une liste exhaustive des informations que le CST peut fournir pour aider IRCC à produire des résultats précis.
Dans trois cas distincts, toutefois, l’OSSNR a remarqué que le CST avait fourni à IRCC un type de renseignement personnel qui ne figurait pas dans l’ECI. Le CST a fait valoir que tous les détails pertinents avaient été transmis pour accroître la probabilité que l’IRCC produise des résultats probants. IRCC a confirmé à l’OSSNR qu’il ne lui était pas possible, comme toujours, de tirer parti des renseignements personnels particuliers fournis par le CST pour effectuer ses recherches.
L’ECI n’interdit pas formellement au CST de communiquer de l’information qui sort du cadre établi par l’entente conclue avec IRCC. Néanmoins, le CST devrait vérifier si les renseignements qu’il transmet sont pertinents pour l’institution qui communique, ce qui permettrait d’éviter les transmissions inutiles de renseignements personnels.
Au printemps de 2024, IRCC et le SCRS ont élaboré un processus à plusieurs étapes s’appliquant aux communications au titre de la LCISC. Ils ont également procédé à la répartition des demandes et communications en vertu de la LCISC en deux catégories : « élémentaire » et « avancée » . En mettant ce processus en place, IRCC et le SCRS ont formellement adopté trois modèles normalisés : une lettre de demande, une liste de vérification et un formulaire de réponse. La liste de vérification et le formulaire de réponse, plus particulièrement, visent à guider les analystes d’IRCC lorsqu’il s’agit de ne fournir que les renseignements nécessaires; ils ont fait partie de toutes les communications.
Au minimum, une communication élémentaire contient des renseignements biographiques provenant des cinq dernières années, notamment l’information de citoyenneté ou d’immigration, la situation de famille et les coordonnées. Elle peut également contenir des photos ainsi que des données récentes sur l’emploi, les antécédents de voyage et les caractéristiques physiques.
Lorsque le SCRS a besoin d’un historique personnel complet et de documents à l’appui, notamment les demandes d’immigration numérisées, la demande devient une communication avancée au titre de la LCISC, laquelle requiert des justificatifs additionnels. Ce type de communication contient souvent des renseignements s’étalant sur une période historique plus longue (comme les 10 dernières années ou plus).
Auparavant, même lorsqu’il s’agissait de ne communiquer que des renseignements biographiques élémentaires, IRCC incluait une copie de la plus récente demande d’immigration soumise par un individu (p. ex. un passeport ou une demande de visa). Ainsi, nombre de communications remontant aux premiers mois de l’année visée par l’examen contenaient des renseignements relatifs à un tiers, entre autres, de l’information non caviardée sur le répondant, sur une personne à contacter en cas d’urgence ou sur une référence. L’OSSNR a observé que, pour les communications élémentaires au titre de la LCISC, le système à plusieurs étapes réduisait le nombre des cas où IRCC incluait des renseignements relatifs à des tiers. Cette réduction était en partie attribuable au fait que les copies numérisées de demandes n’étaient plus incluses.
Généralement, IRCC caviarde les références figurant dans les demandes de passeport avant de procéder à la communication. Les autres types de renseignements relatifs à des tiers sont caviardés au cas par cas.
Le processus de communication débute lorsqu’IRCC reçoit, de la part du SCRS, une lettre de demande contenant une liste normalisée d’éléments sur lesquels les deux institutions se sont entendues. Cette approche permet au SCRS de n’identifier que l’information nécessaire à la demande tout en résolvant les problèmes causés précédemment par des listes de renseignements incohérentes préparées à la pièce. Par exemple, le SCRS peut demander des renseignements biographiques, comme les données de passeports ou l’information de citoyenneté, mais choisit de ne demander aucune coordonnée. Par ailleurs, les lettres de demandes avancées comprennent une option permettant de recevoir une copie numérisée des demandes.
Tout au long de 2024, la lettre de demande, la liste de vérification et le formulaire de réponse ont subi des modifications visant à répondre aux besoins d’IRCC et du SCRS. L’OSSNR a remarqué que de nouveaux types d’information couramment demandés qui n’avaient pas figuré dans la lettre de demande ont été ajoutés en fonction des besoins. En outre, IRCC a réuni la liste de vérification et le formulaire de réponse dans le but d’atténuer le fardeau administratif. Le processus à plusieurs étapes a permis à IRCC de gérer la hausse du nombre des communications tout en limitant la quantité des informations relatives à des tiers qui sont transmises.
Il importe de noter qu’en décidant d’utiliser une liste de vérification et un formulaire en guise de réponse, IRCC a préconisé un processus itératif qui a permis d’améliorer l’efficacité opérationnelle et la conformité aux lois dans les deux institutions assujetties à la LCISC. En outre, les temps de réponse sont répartis en trois catégories de priorité : demande relative à une urgence potentiellement mortelle, demande opérationnelle prioritaire et demande courante. IRCC à l’intention de prioriser de la même façon les demandes provenant d’autres institutions assujetties à la LCISC.
Les communications qui figurent ci après illustrent succinctement la façon dont le processus à plusieurs étapes a permis à IRCC de réduire davantage la quantité de renseignements personnels dans les communications régies par la LCISC. Le premier cas présente une communication typique d’avant l’instauration du système à plusieurs étapes, alors que la deuxième et la troisième communication ont eu lieu après l’introduction du système.
Le SCRS a envoyé une lettre à IRCC pour demander la communication d’information concernant un étranger qui faisait l’objet d’une enquête en lien avec une certaine institution. La demande devait inclure les documents des cinq années précédentes.
En l’absence d’un système appelé à limiter l’information qu’il est possible de communiquer, IRCC a transmis les copies numérisées de toutes les demandes soumises par l’individu en question : permis d’études, permis de travail, de preuve de résidence permanente et visa de résident temporaire. Tous les documents faisant partie de la communication ne comportaient aucun caviardage. Qui plus est, ils incluaient de l’information relative à un tiers et à une personne mineure ainsi que des renseignements financiers.
Le SCRS a demandé à IRCC de lui transmettre, au titre de la LCISC, une communication élémentaire comportant de l’information concernant des individu affiliés à une certaine entité étrangère. Dans son justificatif, le SCRS a indiqué que l’entité étrangère et les individus cités constituaient des entités « d’intérêt pour la sécurité nationale » dans le contexte d’une enquête du SCRS.
Comme il s’agissait d’une demande de communication élémentaire, IRCC a pris des mesures permettant de limiter le contenu de la communication en fournissant au SCRS un tableau ne contenant que le nom, le lieu de naissance, le statut ou les antécédents d’immigration et la nature de l’affiliation. Dans la correspondance par courriels, IRCC a indiqué que, si le SCRS avait besoin de plus amples détails ou souhaitait plutôt soumettre une demande de catégorie avancée pour un individu ou tous les individus concernés, il serait tenu de fournir un justificatif plus détaillé.
Le SCRS a demandé à IRCC de lui transmettre une communication avancée contenant de l’information ayant trait à plusieurs individus en invoquant le fait que le Service avait « des motifs raisonnables de croire » que les sujets auraient été en contact avec des « membres connus » d’un service de renseignement étranger. Le SCRS a tenu à préciser son raisonnement en fournissant à IRCC une quantité importante d’information contextuelle au sujet de l’entité étrangère en question et de la façon dont l’information demandée contribuerait à faire avancer l’enquête.
Le SCRS a également demandé des copies numérisées de tous les documents cités dans sa demande. IRCC a communiqué presque toutes les catégories d’information demandées par le SCRS. Dans la liste de vérification jointe à la communication, IRCC a indiqué qu’il avait caviardé l’information relative à des tiers ainsi que d’autres éléments qui n’avaient rien à voir avec la demande du SCRS.
Lorsqu’on établit une comparaison par rapport au premier cas, on voit, dans le deuxième cas, que la délimitation entre la communication élémentaire et la communication avancée au titre de la LCISC a permis d’éviter qu’IRCC transmette trop de renseignements personnels dans le cas sans plus de justification. Dans le troisième cas, même si le SCRS a fourni une justification étoffée, IRCC n’a pas inclus toutes les informations dont il disposait dans ses fonds de renseignements concernant les sujets, dans la mesure où ces informations n’étaient pas toutes pertinentes.
Les communications d’information faites en vertu du paragraphe (1) de la LCISC ne peuvent avoir lieu que si IRCC est convaincu de l’application de deux critères. Premièrement, IRCC doit être convaincu que la communication permettra au SCRS d’exercer sa compétence quant aux activités qui menacent la sécurité du Canada. Deuxièmement, IRCC doit être convaincu que la communication ne portera pas atteinte au droit à la vie privée d’une personne plus qu’il n’est nécessaire compte tenu des circonstances. Lorsqu’IRCC est convaincu que les deux critères sont respectés, il « peut » procéder à une communication. Charge à l’institution qui communique de s’assurer que l’information qu’elle communique répond aux critères établis.
Bien qu’il ne soit pas tenu de transmettre une information détaillée concernant ses enquêtes, ses programmes ou ses rapports avec IRCC, le SCRS doit fournir, dans ses demandes, suffisamment d’information pour qu’IRCC puisse exercer responsablement sa discrétion. Une brève explication générale concernant le lien entre, d’une part, l’information recherchée et, d’autre part, la responsabilité et la compétence du SCRS en matière de sécurité nationale peut suffire. Toutefois, les institutions qui communiquent peuvent demander des clarifications en requérant une explication plus détaillée des activités menaçantes dont il est question dans la demande.
Pour la majorité des demandes élémentaires examinées par l’OSSNR, le SCRS a choisi d’exprimer ses justifications par des phrases vagues comme [traduction] « le sujet représente un intérêt en matière de sécurité nationale en rapport avec l’enquête du Service concernant […] » la menace en question. En revanche, l’OSSNR a remarqué d’autres demandes élémentaires où le SCRS avait clairement décrit, justifications à l’appui, en quoi l’information demandée contribuerait à faire avancer ses enquêtes. Par ailleurs, les demandes avancées contenaient presque toutes des justifications rigoureusement formulées.
Dans les lettres de demande élémentaire du SCRS, les incohérences relevées dans la description d’une activité menaçante n’ont pourtant pas souvent incité IRCC à demander de plus amples éclaircissements. Concrètement, IRCC a globalement tenu pour acquis que le SCRS ne demanderait que des informations favorisant de facto l’exercice de son mandat. L’OSSNR n’a relevé nulle part qu’IRCC menait des évaluations indépendantes fondées sur un cadre structurel ou sur des critères solides.
IRCC a indiqué que, dans ses communications, il caviardait toute information qu’il juge non pertinente de sorte à veiller à ce que seuls les renseignements pertinents soient communiqués. Or, IRCC n’était pas toujours convaincu par les justifications fournies par le SCRS, particulièrement dans le cas des demandes avancées ou des demandes multiples. L’OSSNR a remarqué qu’IRCC demandait de plus amples justifications, communiquait moins d’information que demandé ou caviardait les renseignements inutiles concernant les tiers.
À défaut de justifications détaillées dans les demandes soumises au titre de la LCISC, on court le risque de compromettre la conformité aux dispositions de l’alinéa 5(1)b). Par conséquent, les institutions qui reçoivent devraient fournir aux institutions qui communiquent l’information et les justificatifs qui sauront les convaincre que le critère de contribution est respecté. Pour qu’elle soit suffisante, l’analyse des activités qui menacent la sécurité du Canada nécessite qu’IRCC en connaisse les circonstances.
La recommandation présentée ci après s’inscrit dans la lignée de celles qui ont été formulées dans le cadre de l’examen réalisé par l’OSSNR en 2024, à savoir qu’IRCC ne devrait pas automatiquement accepter, sans une évaluation indépendante, la demande d’une institution appelée à recevoir. L’examen recommandait également qu’IRCC ne communique qu’un minimum d’information raisonnablement nécessaire, de sorte à protéger la vie privée des individus concernés et à respecter les normes juridiques stipulées dans la LCISC . The review also recommended that IRCC disclose only the minimum information reasonably necessary to protect individuals’ privacy in the circumstances and comply with the legal standards of the SCIDA.
En 2024, IRCC a indiqué qu’il avait reçu un nombre accru de demandes de communications concernant des personnes mineures et a pris contact avec le SCRS pour veiller au respect de leur vie privée. Toutefois, la politique en place à IRCC pour ce qui a trait à la LCISC n’aborde pas le traitement des personnes mineures dans le contexte des communications assujetties au régime.
L’OSSNR a remarqué qu’IRCC faisait preuve d’incohérence dans son approche relative à la communication d’information concernant des personnes mineures et qu’il ne caviardait pas l’information adéquatement dans bon nombre des communications examinées. Dans au moins un cas, IRCC a indiqué qu’il avait caviardé l’information relative à une personne mineure. Toutefois, l’OSSNR a remarqué qu’IRCC n’avait pas toujours appliqué le caviardage là où c’était requis. En effet, son nom, sa date de naissance et son numéro d’identité national avaient été laissés sans caviardage ailleurs dans la même communication. Dans d’autres communications, IRCC a soit caviardé complètement l’information concernant une personne mineure, soit décidé de ne faire aucune communication.
The care attendant to a minor’s privacy rights in other areas of the law (as seen in, among others, the Criminal Code, the Youth Criminal Justice Act and various international conventions) indicates that minors may also attract a heightened privacy expectation in a national security context. Children under 16, for example, may not have a choice in submitting applications for passports which are completed on their behalf by a parent or guardian.
Le paragraphe 5.1(1) de la LCISC exige la destruction ou la remise, dès que possible après leur réception, des renseignements personnels qui lui sont communiqués au titre de l’article 5 et qui ne sont pas nécessaires à l’exercice de sa compétence ou de ses attributions prévues par une loi fédérale à l’égard d’activités portant atteinte à la sécurité nationale du Canada. Le SCRS n’est pas visé par cette exigence stipulée au paragraphe 5.1(3) lorsqu’il conserve une communication du fait qu’elle se rapporte à l’exercice de ses fonctions aux termes de l’article 12 de la Loi sur le SCRS.
En 2024, le SCRS représentait la seule institution à relever les communications contenant de l’information qui avait été détruite ou remise à l’expéditeur au titre du paragraphe 5.1(1) : trois ont été jugées comme ne prêtant pas à déclaration obligatoire, une était inadmissible (mauvais sujet) et une avait été communiquée par IRCC avant que le SCRS n’arrive à annuler la demande, bien que la communication n’ait pas été diffusée.
Separately, NSIRA identified one disclosure where CSIS retained personal information about the wrong individual. In early 2024, CSIS sent a letter to IRCC requesting a foreign citizen’s current and past applications for the past five years. As the request was made before the tiered process had been implemented, IRCC’s disclosure was extensive and included full visa and work permit applications, as well as unredacted familial and financial information.
Peu après la réception de la communication, le SCRS a conclu que l’individu en question n’était pas le sujet de la demande. Malgré l’exigence voulant que l’information soit détruite, le SCRS l’a entièrement conservée « à des fins de référence ». Lorsqu’on l’a interrogé à ce sujet, le SCRS a confirmé que la communication n’aurait dû être conservée [traduction] « ni en partie ni totalement » et que la question avait été renvoyée à la section interne responsable de la conformité.
L’article 12 de la Loi sur le SCRS permet au Service, dans la mesure où c’est strictement nécessaire, de collecter, d’analyser et de conserver de l’information concernant les activités représentant une menace pour la sécurité du Canada. Toutefois, comme le SCRS n’a pas déclaré que cette information avait été conservée au titre de l’article 12 de la Loi sur le SCRS – il n’était donc pas nécessaire de la conserver –, l’exception visée au paragraphe 5.1(3) de la LCISC ne s’appliquait pas. Le SCRS était donc tenu de détruire ou de remettre à l’expéditeur l’information au titre du paragraphe 5.1(1).
Le présent examen marque la sixième année consécutive où l’OSSNR étudie la conformité des institutions du GC aux dispositions de la LCISC. Au vu des communications examinées, l’OSSNR a conclu que les institutions répondaient généralement aux exigences en matière de communication et de gestion des documents.
L’OSSNR a noté d’importantes améliorations qui ont considérablement renforcé les processus de demande et de communication entre IRCC et le SCRS, ce qui a permis d’accroître le degré de conformité. Toutefois, l’OSSNR a également reconnu des risques dans la façon dont IRCC applique les principales exigences stipulées dans les alinéas 5(1)a) and 5(1)b) de la LCISC.
En outre, l’OSSNR a relevé de possibles occurrences de non conformité aux dispositions du paragraphe 5.1(1) de la LCISC en raison de la conservation de renseignements personnels qui avaient été jugés non nécessaires.
Les recommandations que l’OSSNR a formulées dans le cadre du présent examen visent à aider les institutions qui communiquent et celles qui reçoivent à suivre les normes de la LCISC en matière de protection des renseignements personnels, ce qui leur permettra d’apporter des améliorations quant à la protection de la sécurité nationale et à l’exercice des mandats qui leur sont respectivement conférés par la loi.
| Institution qui communique l'information | Institution destinataire désignée au titre de la LCISC (annexe 3) | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| ASFC | ACIA | CCSN | ARC | CST | SCRS | MDN/FAC | Finances | CANAFE | AMC | Sante | IRCC | ASPC | SP | GRC | TC | TOTAL | |
| 2023 | |||||||||||||||||
| ASFC | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 2 (2) | – | 2 (2) |
| AMC | – | – | – | – | 1 (1) | 10 (0) | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 15 (1) |
| RCC | – | – | – | – | 58 (0) | 194 (7) | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 252 (7) |
| TOTAL | – | – | – | – | 59 (1) | 204 (7) | – | – | – | – | – | – | – | – | 6 (2) | – | 269 (10) |
| 2022 | |||||||||||||||||
| ASFC | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 4 | – | 4 |
| AMC | – | – | – | – | – | 39 | 2 | – | – | – | – | – | – | – | 12 | – | 53 |
| IRCC | – | – | – | – | 59 | 56 | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 115 |
| GRC | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 1 | – | – | – | – | 1 |
| TOTAL | – | – | – | – | 59 | 95 | 2 | – | – | – | – | 1 | – | – | 16 | – | 173 |
| 2021 | |||||||||||||||||
| MDN/FAC | – | – | – | – | – | 2 | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 2 |
| AMC | – | – | – | – | – | 41 | – | – | – | – | – | 1 | – | – | 2 | – | 44 |
| IRCC | – | – | – | – | 68 | 79 | – | – | – | 2 | – | – | – | – | – | – | 149 |
| TOTAL | – | – | – | – | 68 | 122 | – | – | – | 2 | – | 1 | – | – | 2 | – | 195 |
| 2020 | |||||||||||||||||
| ASFC | – | – | – | – | – | 1 | – | – | – | – | – | – | – | – | 3 | – | 4 |
| AMC | – | – | – | – | 1 | 25 | – | – | – | – | – | 1 | – | – | 13 | – | 40 |
| IRCC | – | – | – | – | 60 | 61 | – | – | – | – | – | – | – | – | 37 | 1 | 159 |
| GRC | – | – | – | – | – | – | – | 1 | – | – | 3 | – | 5 | – | – | – | 9 |
| TC | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 2 | – | 2 |
| Autres | – | – | – | – | – | 1 | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 1 |
| TOTAL | – | – | – | – | 61 | 88 | 1 | – | – | 3 | – | 6 | – | – | 55 | 1 | 215 |
| 2019 | |||||||||||||||||
| ASFC | – | – | – | – | – | 1 | – | – | – | – | – | – | – | – | 2 | – | 3 |
| AMC | – | – | – | – | – | 23 | – | – | – | – | – | 3 | – | 1 | 15 | – | 42 |
| IRCC | – | – | – | – | 5 | 17 | 1 | – | – | – | – | – | – | – | 36 | – | 59 |
| GRC | – | – | – | 4 | – | – | – | – | 1 | 3 | – | 1 | – | – | – | – | 9 |
| TC | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 1 | – | 1 |
| TOTAL | – | – | – | 4 | 5 | 41 | 1 | – | 1 | 3 | – | 4 | – | 1 | 54 | – | 114 |
L’OSSNR a formulé les conclusions et les recommandations suivantes dans le cadre de son examen.
Constatation 1. L’OSSNR constate que le nombre des communications d’IRCC transmises au SCRS en vertu de la LCISC s’est considérablement accru en 2024.
Constatation 2. L’OSSNR constate, d’après l’échantillon de communications examiné, que chacune des institutions ayant communiqué ou reçu de l’information au titre de la LCISC en 2024 avait respecté les obligations prévues à l’article 9 pour ce qui concerne la conservation des documents.
Conclusion 3 : L’OSSNR constate que le CST a transmis à IRCC plus d’information que nécessaire dans trois des demandes de communication qu’il a soumises au titre de la LCISC.
Recommandation 1 : L’OSSNR recommande que le CST, lorsqu’il demande une communication au titre de la LCISC, limite sa transmission d’information à ce qu’IRCC a reconnu comme étant pertinent pour ses fonds d’information.
Constatation 4. L’OSSNR constate que la mise en place, par IRCC et le SCRS, d’un processus de demande et de communication à plusieurs étapes a entraîné une réduction de la quantité des renseignements de tiers communiqués par IRCC, ce qui a permis de renforcer la conformité à la LCISC.
Constatation 5. L’OSSNR constate des cas où l’information que le SCRS a fournie à IRCC était limitée, ce qui a affaibli la capacité d’IRCC à respecter, en tant qu’institution qui communique, son obligation de vérifier que l’information communiquée concerne bel et bien une activité qui menace la sécurité du Canada.
Recommandation 2 : L’OSSNR recommande qu’au besoin, IRCC demande des éclaircissements de la part des institutions demanderesses pour veiller à disposer de toute l’information pertinente qui est requise pour remplir les obligations qui lui incombent en tant qu’institution qui communique au titre de la LCISC avant de procéder à la communication.
Constatation 6 : L’OSSNR constate qu’IRCC ne disposait d’aucune politique pouvant régir la communication, au titre de la LCISC, d’information concernant les personnes mineures.
Recommandation 3 : L’OSSNR recommande qu’IRCC instaure une politique sur la communication d’information se rapportant aux personnes mineures, qui reconnaisse les droits particuliers de ces personnes.
Constatation 7 : L’OSSNR constate que le SCRS pourrait ne s’être pas conformé aux dispositions du paragraphe 5.1(1) de la LCISC lorsqu’il a conservé une communication contenant des renseignements personnels dont il n’avait pas besoin pour exercer sa compétence.
Recommandation 4 : L’OSSNR recommande que le SCRS détruise tous les renseignements personnels qui lui ont été transmis dans une communication et qui n’étaient pas nécessaires à l’exercice de sa compétence.
Date de publication :
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The National Security and Intelligence Review Agency (NSIRA) has completed its review of Canada’s Passenger Protect Program (PPP), commonly known as the “no-fly list,” and how it’s managed under the Secure Air Travel Act (SATA). This program, overseen by the Minister of Public Safety, plays an important role in national security but also impacts people’s ability to travel. NSIRA’s review looked at the entire process, from how people are added to the list, to 90-day reviews of the list, actions taken when listed individuals try to fly, and ways to challenge their listing or get removed.
Il est essentiel d’examiner les rapports entre les mesures de sécurité et les droits de la personne. Certaines stipulations du Programme de protection des passagers peuvent empêcher les gens de voyager par avion. Par conséquent, un manque de clarté ou d’uniformité peut donner lieu à des traitements injustes. Il est donc essentiel qu’un programme fonctionne de manière efficace, si l’on souhaite que le public ait confiance dans les mesures de protection de la sécurité nationale et des libertés individuelles.
L’OSSNR a constaté que les récentes améliorations apportées au Programme de protection des passagers, notamment le filtrage centralisé des passagers, avaient rendu le processus plus précis, réduit le nombre d’erreurs et amélioré la sécurité. Sécurité publique Canada a également veillé à ce que les personnes dont le nom figure dans la liste ne soient pas injustement privées de voyager.
Il n’en demeure pas moins que certains aspects méritent qu’on s’y attarde :
Dans la foulée de ses constatations, l’OSSNR a formulé dix recommandations visant à assurer une approche plus raisonnée, coordonnée et équitable pour la gestion du Programme de protection des passagers.
L’examen met en lumière les progrès réalisés dans le cadre du Programme de protection des passagers, y compris l’amélioration du filtrage et le renforcement de la protection des voyageurs. Toutefois, il cerne également les lacunes en matière de gouvernance, d’uniformité et de surveillance, particulièrement en ce qui a trait aux décisions de maintenir une inscription et aux répercussions sur les voyageurs.
Date de publication :
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| Thème | Sujets | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Gouvernance |
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| Bien-fondé |
|
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| Gestion et partage de l’information |
|
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Ottawa, Ontario, December 4, 2025 – The National Security and Intelligence Review Agency (NSIRA) 2024 Annual Report has been tabled in Parliament.
Le rapport fait état des principales réalisations et des progrès de l’OSSNR en montrant à quel point l’organisme a joué un rôle essentiel dans l’établissement du paysage de l’examen des activités liées à la sécurité nationale et au renseignement. Grâce à son travail, l’OSSNR favorise la confiance du public, maintient la surveillance démocratique et protège les droits et libertés des Canadiens.
In 2024, NSIRA completed nine reviews, including the Review of the Dissemination of Intelligence on People’s Republic of China Political Foreign Interference. Given its public interest, NSIRA determined that the report and its conclusions should be released to Parliament. As such, this review resulted in NSIRA’s first special report tabled under section 40 of the NSIRA Act.
Voici quelques autres des examens présentés dans le Rapport annuel 2024 :
Au moment de la publication du rapport annuel, cinq des neuf rapports d’examen achevés en 2024 ont été publiés. Les autres examens de 2024, tout comme les examens non publiés des années précédentes, font actuellement l’objet d’un processus d’expurgation des informations potentiellement préjudiciables. Or, l’OSSNR continue de faire progresser tous les rapports d’examen soumis aux ministres concernés. D’autres publications sont attendues à la fin du processus de caviardage.
En 2024, l’OSSNR a instauré des cycles de suivi spécifiques permettant d’évaluer la façon dont les ministères mettent en œuvre ses recommandations. Des travaux sont donc en cours en vue d’élaborer de nouveaux outils et protocoles internes de suivi, qui auront pour objet de promouvoir la sensibilisation, le suivi et les communications publiques concernant les réponses des institutions et les progrès réalisés dans la mise en œuvre desdites recommandations.
Bien que l’OSSNR ait observé des progrès encourageants quant à la rapidité et à l’exhaustivité des réponses provenant de plusieurs entités examinées, l’Office de surveillance et son Secrétariat ont été confrontés à des défis incessants. Des tensions persistent sur plusieurs plans : résistance institutionnelle à l’égard des droits d’accès de l’OSSNR, communications incohérentes en réponse aux demandes de renseignements et demandes exagérées ou non fondées de caviardage dans le cadre des consultations sur l’accès à l’information.
L’OSSNR étudie actuellement différentes options permettant d’offrir au public une visibilité accrue, en temps réel sur ces défis, ce qui devrait renforcer la responsabilité ministérielle.
Du 1er janvier au 31 décembre 2024, l’OSSNR a reçu 79 nouvelles plaintes, dont 67 concernaient le SCRS. Parmi celles-ci, 52 (66 %) avaient trait à des retards dans les mesures de filtrage de sécurité liées à l’immigration et à la citoyenneté. En vertu des articles 14 et 15 de la Loi sur le SCRS, le SCRS fournit des avis de sécurité à IRCC et à l’ASFC. Or, le SCRS a indiqué que le temps requis pour formuler un avis pouvait varier en fonction de plusieurs facteurs. Comme le montrent les statistiques présentées dans le rapport, de nombreuses plaintes ont été résolues de manière informelle une fois que le SCRS a terminé son processus de filtrage et a envoyé une lettre confirmant que son avis avait été transmis au ministère demandeur.
En 2024, l’OSSNR a clos 22 dossiers d’enquête et en a reporté 34 à l’année 2025.
L’OSSNR a mis la dernière main à son Plan stratégique 2024 2027 lequel établit des priorités claires pour les trois prochaines années. Le plan réaffirme les valeurs fondamentales de l’OSSNR – indépendance, professionnalisme, transparence et inclusivité – et sert de fondement devant favoriser une amélioration continue.
L’Office de surveillance continue de collaborer étroitement avec ses partenaires nationaux et internationaux pour renforcer ses capacités d’examen et d’enquête. L’OSSNR aspire à devenir un centre d’excellence reconnu à l’échelle mondiale et une plaque tournante pour une communauté professionnelle vouée à la responsabilisation en matière de sécurité nationale.
Date de publication :
En tant que membres de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR, l’Office de surveillance), nous sommes heureux de présenter le Rapport annuel 2024 de l’OSSNR. Ce rapport met en évidence les principales réalisations de l’Office de surveillance, les progrès qu’il a réalisés en cours d’année ainsi que les orientations qui guideront ses activités à venir.
Principaux points saillants de 2024
In 2024, NSIRA observed a notable increase in the number of complaint investigations linked to immigration security screening delays.
Au cours de la même année, l’OSSNR a également publié son premier rapport spécial d’intérêt public établi en vertu de l’article 40, ce qui constitue un important jalon de l’exercice de son mandat. En outre, le présent rapport annuel souligne l’engagement de l’OSSNR en faveur de la transparence et de la responsabilisation en matière de sécurité nationale.
Plan stratégique 2024-2027 de l’OSSNR
Après cinq ans d’activité, l’OSSNR a élaboré son plan stratégique triennal 2024-2027, qui orientera les efforts de l’Office de surveillance au cours des prochaines années. Par l’intermédiaire de son plan stratégique, l’OSSNR s’engage à améliorer le processus d’examen; à enquêter sur les plaintes équitablement, efficacement et dans les plus brefs délais possibles; à promouvoir la transparence; et à renforcer la confiance du public dans l’approche rigoureuse et pleinement indépendante que l’OSSNR adopte lorsqu’il examine les activités du Canada en matière de sécurité nationale et de renseignement.
Rôle de l’OSSNR sur la scène internationale
L’OSSNR poursuit la consolidation de ses partenariats internationaux en s’efforçant d’appliquer, mais aussi de façonner les pratiques exemplaires reconnues mondialement en matière d’examen. En collaborant avec ses homologues internationaux, l’OSSNR place le Canada en position de leader actif dans la défense des valeurs démocratiques à l’échelle du globe.
Nous tenons à remercier les membres du personnel du Secrétariat de l’OSSNR pour l’expertise, la persévérance et la résilience qu’ils ont montrées tout au long de cette année riche en événements, mais aussi pour l’esprit d’innovation, l’énergie et l’engagement qu’ils comptent afficher au cours de l’année qui vient.
Marie DeschampsSans les examens spécialisés en matière de sécurité nationale, une grande partie des activités des services de sécurité serait à l’abri de tout contrôle en raison du secret entourant la sécurité nationale. Le rôle de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement consiste donc à veiller à ce que ces activités soient soumises à des examens rigoureux. L’OSSNR exerce un double mandat : il examine les activités en matière de sécurité nationale ou de renseignement, et il enquête sur les plaintes déposées par des particuliers contre l’un des services de sécurité nationale et de renseignement.
Au cours de ses cinq années d’existence, l’OSSNR est devenu un organisme d’examen solide et professionnel qui effectue des examens et des enquêtes qui répondent aux normes les plus élevées et s’appuient sur des valeurs centrales pour la société canadienne : la démocratie, la transparence et la primauté du droit.
Le présent rapport annuel présente les multiples sphères d’activité dans le cadre desquelles l’apport de l’OSSNR a contribué de manière significative à façonner les pratiques du domaine des examens en matière de sécurité nationale et de renseignement. Ainsi, le travail de l’OSSNR permet, notamment, de renforcer la confiance du public, d’assurer un contrôle des processus démocratiques et de protéger les droits et libertés de tous les Canadiens.
La section « Examens » du présent rapport propose un résumé de chacun des rapports d’examen qui ont été approuvés par les membres au cours de 2024, y compris le rapport intitulé Examen de la diffusion du renseignement ayant trait à l’ingérence politique étrangère exercée par la République populaire de Chine de 2018 à 2023 , lequel a donné lieu au premier rapport spécial de l’OSSNR produit et déposé en vertu de l’article 40 de la Loi sur l’OSSNR, et dans lequel l’OSSNR établissait que la publication du rapport et de ses conclusions au Parlement était d’intérêt public. Ensemble, les rapports d’examen que l’OSSNR a présentés aux ministères et organismes concernés en 2024 contiennent 67 constatations ainsi que 45 recommandations.
Au cours des cinq derniers mois de 2024, l’OSSNR a constaté une augmentation importante du nombre des plaintes contre le SCRS alléguant des retards dans le processus de filtrage de sécurité en matière d’immigration et de citoyenneté. Conséquemment, l’OSSNR a dû traiter un nombre sans précédent de nouvelles plaintes.
L’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR, l’Office de surveillance) est un organisme indépendant qui réalise des examens et des enquêtes sur les activités en matière de sécurité nationale ou de renseignement dans le but d’en évaluer la légalité, la raisonnabilité et la nécessité. L’OSSNR peut compter jusqu’à sept membres, qui sont soutenus par un Secrétariat misant sur une équipe d’analystes dotés des habilitations de sécurité nécessaires et spécialisés dans les domaines du droit, des technologies et de la collecte d’information. C’est un directeur général qui assume la direction de l’équipe du Secrétariat.
Le mandat de l’OSSNR comporte deux volets : examiner les activités du gouvernement du Canada en matière de sécurité nationale ou de renseignement et enquêter sur les plaintes portées par des personnes du public relativement à ces activités.
L’approche de l’OSSNR en matière de gestion du processus d’examen est novatrice. Les équipes d’examen se composent de spécialistes aux compétences variées et réalisent des examens sous la supervision d’un membre désigné et de certains éléments du personnel de gestion du Secrétariat. De même, le modèle que l’OSSNR applique en matière d’enquête sur les plaintes est conçu en fonction des membres de l’OSSNR, qui exercent un rôle quasi judiciaire et s’appuient sur le personnel des services juridiques, du greffe et de l’équipe de recherche.

L’OSSNR occupe une place unique et centrale par rapport au cadre de responsabilisation en matière de sécurité nationale du Canada, dans la mesure où il est investi d’un mandat s’étendant à tout le gouvernement fédéral. Ainsi, l’OSSNR peut examiner toute activité en matière de sécurité nationale ou de renseignement, quel que soit le ministère ou l’organisme concerné. Ce champ de compétence élargi permet à l’OSSNR de réaliser l’examen complet, intégré et approfondi d’opérations sensibles.
L’OSSNR exerce également le rôle d’un organisme d’enquête principalement appelé à se pencher sur des allégations ayant trait à la sécurité nationale et visant le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ou le Centre de la sécurité des télécommunications, les activités de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui sont liées à la sécurité nationale et les refus d’une habilitation de sécurité signifiés par un ministère ou un organisme fédéral. Ces plaintes concernent souvent de graves allégations, et la capacité de l’OSSNR à vérifier ces allégations favorise l’accès à la justice tout en assurant la protection des droits de la personne.
Grâce à un accès aux informations protégées en vertu de la loi et aux renseignements classifiés, l’OSSNR dispose de moyens inégalés pour vérifier si les pouvoirs en matière de sécurité nationale sont exercés conformément au droit canadien.
Dans le contexte du cadre de responsabilisation en matière de sécurité nationale du Canada, l’OSSNR et le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement (CPSNR) exercent des fonctions distinctes, mais complémentaires. Bien qu’ils jouent un rôle crucial lorsqu’il s’agit de promouvoir la responsabilisation, les deux organismes se distinguent par leurs structures et leurs mandats respectifs.
Le CPSNR est un comité de parlementaires, et ses examens portent principalement sur l’efficacité des organismes chargés de la sécurité nationale et du renseignement. Ses activités sont exercées en fonction d’événements comme les élections ou les dissolutions. De par sa composition, le CPSNR occupe une position stratégique qui lui permet d’évaluer les organismes de la collectivité de la sécurité nationale et du renseignement, notamment leur degré d’efficience et leur cadre juridique, mais aussi les grandes tendances stratégiques dans le domaine de la sécurité nationale.
L’OSSNR fonctionne douze mois par année, quelle que soit la période du calendrier parlementaire. En vertu de son mandat, il doit analyser l’aspect légal et la conformité aux lois des activités de sécurité nationale et de renseignement grâce à des examens approfondis qui scrutent le cœur même des activités opérationnelles qui ont lieu sur le terrain. L’OSSNR se doit de fonctionner toute l’année pour être en mesure de remplir son mandat d’enquête sur les plaintes et de veiller à ce que celles-ci soient traitées dans les plus brefs délais possibles.
En vertu de leurs mandats respectifs, l’OSSNR et le CPSNR promeuvent la transparence et la responsabilisation en matière de sécurité nationale, ce qui permet de suivre une approche globale lorsqu’il s’agit de réaliser des examens indépendants. Les deux organismes s’efforcent de coordonner leurs efforts et d’éviter les dédoublements. Les secrétariats de l’OSSNR et du CPSNR ont établi de solides relations de travail. Ensemble, l’OSSNR et le CPSNR mènent des activités complémentaires qui servent à favoriser la responsabilisation en démocratie et à maintenir un contrôle de conformité à la loi.
L’OSSNR s’engage à travailler dans un système favorisant les partenariats avec des intervenants clés. En outre, l’OSSNR fait partie d’un vaste réseau d’organismes chargés d’effectuer des examens et de faire valoir le principe de responsabilisation, ce qui l’amène à prendre contact avec des représentants de la Commission civile d’examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC, le Bureau du commissaire au renseignement, le Bureau du vérificateur général du Canada et le Commissariat à la protection de la vie privée. Ces efforts de collaboration favorisent l’adoption de pratiques exemplaires, l’harmonisation des mandats, la réduction des dédoublements et le renforcement d’un cadre élargi axé sur la transparence.
L’indépendance de l’OSSNR est la pierre d’assise de sa crédibilité et de son efficacité en tant qu’organisme d’examen en matière de sécurité nationale. En fonctionnant indépendamment du pouvoir exécutif, l’OSSNR est en mesure de mener des examens pointus et objectifs portant sur les activités les plus sensibles que le Canada puisse mener dans le domaine de la sécurité nationale et du renseignement. Cette autonomie institutionnelle n’est pas qu’un privilège; elle procède d’une attitude sine qua non et d’une responsabilité que l’OSSNR prend au sérieux. Cette autonomie est essentielle lorsqu’il s’agit de garantir l’intégrité de ses opérations, et d’acquérir ou maintenir la confiance du public.
La Loi sur l’OSSNR accorde un accès à toute information que les ministères et organismes ont en leur possession, y compris les renseignements classifiés et protégés par la loi. Cet accès permet à l’OSSNR d’examiner en toute indépendance le caractère légal, juste et adapté des actions du gouvernement.
Les rapports, les constatations et les recommandations de l’OSSNR ne sont assujettis à aucun contrôle de rédaction de la part du premier ministre ou d’autres ministres ni à aucun contrôle de la sorte de la part de hauts fonctionnaires. Cette façon de procéder permet ainsi à l’OSSNR de s’exprimer librement et de faire valoir les principes de transparence et de responsabilisation.
Pour préserver cette indépendance, l’OSSNR investit dans des systèmes numériques sécurisés, perfectionne sa gouvernance interne et renforce son expertise en adoptant des pratiques d’embauche ciblée et de formation spécialisée. Ces initiatives accroissent le professionnalisme des représentants de l’OSSNR et renforcent l’intégrité du travail de l’organisme.
L’OSSNR veille à ce que les activités du Canada en matière de sécurité nationale respectent le principe de primauté du droit de même que les dispositions de la Charte canadienne des droits et libertés, de sorte à renforcer la confiance du public à l’égard du cadre de sécurité nationale du Canada. Par conséquent, le rôle que tient l’OSSNR est crucial pour la préservation d’un système de sécurité nationale qui est axé sur la légalité et la responsabilisation en contexte démocratique.
En 2024, les examens de l’OSSNR se sont penchés sur l’ingérence étrangère, les données massives et les activités du renseignement ayant recours aux technologies. Les constatations de l’OSSNR ont donné lieu à des recommandations devant faire en sorte que les pouvoirs applicables soient exercés dans les limites imposées par la loi et l’éthique. En examinant les pouvoirs exceptionnels exercés par les responsables de la sécurité nationale, l’OSSNR tient un rôle essentiel permettant de préserver l’intégrité de la primauté du droit.
Pour l’OSSNR, la transparence est une valeur fondamentale qui influe sur la façon dont l’Office de surveillance accomplit son travail. L’OSSNR estime donc qu’il est essentiel que le public soit au fait des travaux de l’Office de surveillance ainsi que des constatations et recommandations que celui-ci formule. L’OSSNR tient à s’assurer que les parlementaires, les médias, les intervenants de la société civile, les représentants du monde universitaire et les membres du grand public soient tenus au courant des travaux qu’il réalise et puissent se servir des produits de communication qu’il publie pour se forger leur propre opinion sur les questions relatives à la sécurité nationale ou au renseignement ainsi que pour exiger que le gouvernement rende des comptes sur ces questions.
Dans le contexte délicat des opérations en matière de sécurité nationale et de renseignement, la transparence totale à l’égard du public donnerait à des adversaires et à des auteurs de menace les moyens de nuire aux intérêts du Canada et de ses alliés en matière de sécurité. Ainsi, l’OSSNR adopte une approche rigoureuse et équilibrée qui lui permet, au nom de la transparence, de publier le plus d’information possible au sujet de ses travaux, tout en préservant l’information dont la diffusion pourrait porter préjudice à la sécurité nationale.
En 2024, l’OSSNR a intensifié ses mesures de présentation de rapports destinés au public en publiant un message sur les médias sociaux chaque fois qu’un rapport était soumis à un ministre et en indiquant au public que ledit rapport était accessible en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. En outre, l’OSSNR a commencé à publier des fiches d’information visant à fournir aux Canadiens de plus amples informations concernant la portée et les résultats de ses examens. L’Office de surveillance a donné suite à son engagement en faveur de la transparence en lançant un site Web actualisé et plus accessible.
Au reste, l’OSSNR a multiplié les initiatives de sensibilisation visant à améliorer la connaissance du public à l’égard de son mandat. Entre autres, l’OSSNR a organisé de nouveaux événements avec la société civile, les médias et le monde universitaire. Ces initiatives visaient à mieux faire comprendre le rôle de l’OSSNR et à ouvrir le dialogue sur les travaux de l’Office de surveillance.
Les partenariats de l’OSSNR s’étendent au-delà des frontières du Canada grâce au rôle que l’Office de surveillance joue activement au sein du Conseil de surveillance et d’examen du renseignement de la Collectivité des cinq (CSERCC). À titre de membre permanent, l’OSSNR collabore étroitement avec des organismes d’examen de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des États-Unis dans une démarche visant à promouvoir la coopération et les échanges de connaissances.
En outre, l’OSSNR a établi de solides partenariats avec ses homologues européens, notamment avec des représentants du Groupe de travail pour la surveillance des activités du renseignement, auquel prennent part des organismes de la Belgique, du Danemark, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Suède, de la Suisse et du Royaume-Uni. Ces partenariats représentent bien plus que de simples initiatives de collaboration. Ils rendent possible une forme d’apprentissage collectif et permettent de coordonner des échanges de connaissances qui visent à faciliter l’élaboration de pratiques exemplaires de calibre international en matière d’examen.
L’OSSNR a également pris une part active dans certaines initiatives menées par diverses divisions des Nations Unies dans le but d’améliorer les partenariats mondiaux dans le secteur des examens et de la surveillance. Cette démarche a permis d’établir des liens avec de nouveaux partenaires internationaux, de produire des modules de formation en ligne et d’enrichir les normes mondiales en matière d’examen.
Par l’entremise de ces engagements à l’international, l’OSSNR contribue à l’évolution d’une importante communauté d’expertise, laquelle promeut les valeurs qui caractérisent les examens rigoureux et indépendants des activités en matière de sécurité nationale ou de renseignement.
L’accès à l’information est un facteur indispensable sur lequel l’OSSNR doit pouvoir compter pour être en mesure de mener des examens et des enquêtes efficaces. En 2024, l’OSSNR a constaté des progrès encourageants quant à la réactivité de plusieurs des entités examinées, notamment pour ce qui a trait à la rapidité à laquelle ces entités répondent à nos demandes d’information et à la complétude de leurs réponses.
Même si l’on note des améliorations, il n’en demeure pas moins que la frustration persiste : les demandes insistantes d’expurgation exagérément larges, non fondées ou excessives sont formulées pour chacun des dossiers, lors des consultations sur l’accès à l’information; les communications incohérentes en réponse à des demandes d’information sont monnaie courante; on remarque une forme de résistance organisationnelle à l’égard des droits d’accès de l’OSSNR; et il arrive que les systèmes ministériels d’information soient périmés. Ces contretemps ont, dans certains cas, une incidence sur la capacité de l’OSSNR à accomplir son travail. Or, l’OSSNR a bien soulevé ce type de problème auprès de la haute direction des ministères et organismes concernés, voire auprès des ministres compétents, mais avec des résultats qui diffèrent d’un cas à l’autre. Bien que la réactivité varie entre les ministères, on peut dire que la situation actuelle en est une où les problèmes de processus affectent constamment la capacité de l’OSSNR à exercer convenablement son mandat. Or, l’OSSNR cherche des moyens de mieux informer le public en temps réel au sujet des difficultés qu’elle rencontre en matière de réactivité, afin que les ministères concernés puissent être tenus responsables.
Pour l’OSSNR, le suivi de la mise en œuvre des recommandations est un élément central du perfectionnement des processus. En 2024, l’OSSNR a donc renforcé ses pratiques de suivi en entamant des cycles d’examens dédiés à certains sujets pour ainsi évaluer l’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations formulées antérieurement. La rapidité et l’exhaustivité des réponses varient d’un ministère/organisme à un autre.
Pour appuyer cette démarche, l’OSSNR est en train d’élaborer, en interne, des outils et des protocoles de suivi qui auront pour objet de stabiliser les mesures de sensibilisation, de suivi et de communication publique au sujet des réponses institutionnelles et de la progression de la mise en œuvre des recommandations de l’OSSNR. L’OSSNR continuera de faire progresser cette initiative au cours des prochaines années.
En 2024, l’OSSNR a constaté une nette augmentation du nombre de plaintes visant le SCRS en lien avec des retards dans le processus de filtrage en matière d’immigration et de citoyenneté. Plus de la moitié des nouvelles plaintes avaient trait à ce type de retard. À noter que plusieurs de ces nouvelles plaintes ont été résolues de façon informelle.
L’OSSNR a mis en place des initiatives visant à améliorer ses processus et procédures d’enquête, initiatives dont il est question plus loin, à la section « Enquêtes sur les plaintes ». Enquêtes sur les plaintes section.
En 2024, l’OSSNR a mis la dernière main à son Plan stratégique 2024-2027, qui servira à établir les priorités organisationnelles au cours des trois prochaines années. En outre, le plan réitère les valeurs fondamentales de l’OSSNR (indépendance, professionnalisme, transparence et inclusivité) et servira de modèle pour une amélioration continue des modes de fonctionnement. Le plan permet à l’OSSNR et à son Secrétariat de produire des enquêtes et des examens à caractère prospectif. L’OSSNR cherche également à respecter les normes les plus élevées en se concentrant sur les enjeux actuels, en appliquant des méthodes axées sur la rigueur, en exerçant son mandat impartialement et efficacement, en modernisant continuellement ses processus, et en tirant parti des technologies pour toujours en donner davantage aux Canadiens.
Pour favoriser l’accomplissement de la mission de l’OSSNR, le plan stratégique prévoit d’investir dans une infrastructure organisationnelle appelée à durer. Ce plan prévoit donc des mesures visant à promouvoir une culture qui valorise l’apprentissage continu ainsi que le respect de normes élevées pour ce qui a trait à la gestion l’information, des ressources humaines et des mesures de sécurité. Le Secrétariat de l’OSSNR s’efforce d’être un lieu de travail souple et efficace qui attire et conserve un personnel hautement compétent.
De plus, l’OSSNR continue de miser sur les liens de collaboration qu’il a établis avec ses partenaires intérieurs et internationaux dans le but de renforcer ses capacités en matière d’examen et d’enquête. Au reste, l’OSSNR met tout en œuvre pour devenir un centre d’excellence reconnu mondialement ainsi qu’une plaque tournante pour une collectivité de professionnels axée sur la responsabilisation en matière de sécurité nationale. À travers cette vision stratégique, l’OSSNR réaffirme son rôle consistant à être les yeux et les oreilles des Canadiens dans un monde où les enjeux de sécurité sont en constance évolution.
De 2021 à 2024, le Secrétariat de l’OSSNR a dirigé les travaux de planification, d’élaboration et de construction de nouveaux espaces de travail pour son personnel. Cette entreprise complexe devait non seulement répondre aux besoins opérationnels accrus de l’OSSNR, mais elle devait également respecter les normes les plus élevées en matière de sécurité, de fonctionnalité et de conception. Malgré des délais serrés et des exigences toujours changeantes, le Secrétariat s’est aisément installé dans ses nouveaux bureaux sans perturber les activités essentielles du mandat organisationnel, tout en en respectant les règles de sécurité.
Le mandat exercé par l’OSSNR en matière d’examen est énoncé au paragraphe 8(1) de la Loi sur l’OSSNR. Ilprévoit l’examen des activités liées à la sécurité nationale ou au renseignement qui sont menées par le CST et le SCRS ou par tout autre ministère ou organisme fédéral.
Les rapports d’examen présentés en 2024 aux ministères et organismes concernés contiennent 67 constatations à la suite desquelles l’OSSNR a formulé 45 recommandations.
Tableau 1 énumère les examens qui ont donné lieu à des rapports de l’OSSNR et qui ont été présentés aux ministres concernés en 2024.
| Examen | Ministère(s) | État** |
|---|---|---|
| 22-07 - Examen de l’OSSNR sur le cycle de vie de l’information du SCRS autorisée par mandat | SCRS | Publié |
| 23-05 - Examen annuel de certaines activités du Service canadien du renseignement de sécurité | SCRS | Soumis |
| 23-02 - Examen annuel de certaines activités du Centre de la sécurité des télécommunications | CST | Soumis |
| 23-10 - Examen du Cadre de gestion du partage des nouvelles capacités du Centre de la sécurité des télécommunications | CST | Soumis |
| 21-20 - Examen du Programme de gestion des sources humaines de la Gendarmerie royale du Canada | GRC | Publié |
| 22-12 - Examen des mécanismes de reddition de comptes de Sécurité publique et du Service canadien du renseignement de sécurité | SCRS, AMC, SP, MJ | Publié |
| 23-11—Review of FederalInstitutions’ Disclosures of Information under the Security of Canada Information Disclosure Act in 2023 | SP, CST, SCRS, AMC, GRC, ASFC, IRCC | Publié |
| 24-03—Review of Departmental Implementation of the Avoiding Complicity in Mistreatment by Foreign Entities Act for 2023 | ASFC, SCRS, CST, MDN/FAC, AMC, GRC | Soumis |
| 23-07 - Examen de la diffusion du renseignement ayant trait à l’ingérence politique étrangère exercée par la République populaire de Chine de 2018 à 2023 | SCRS, GRC, AMC, CST, SP, BCP | Publié |
**État au moment de rédiger le présent rapport. Les examens se voient apposer la mention « Présenté » une fois que les rapports connexes ont été approuvés par les membres de l’OSSNR et soumis aux ministres compétents. Les examens dont l’état est « En cours » pourraient avoir été approuvés par les membres après la rédaction de la présente. En l’occurrence, ils se peut qu’ils soient consultables sur le site Web de l’OSSNR.
L’OSSNR a examiné la gestion que le SCRS avait exercée sur le cycle de vie de données issues d’une nouvelle capacité technique utilisée pour exécuter un mandat de la Cour fédérale. L’OSSNR a inspecté la collecte primaire et le système de traitement de sorte à observer directement la façon dont les données brutes étaient collectées, traitées et gérées.
Le SCRS a engendré un risque accru de non-conformité lorsqu’il a déployé la capacité technique suivant des politiques et procédures opérationnelles inadéquates, des pratiques inadéquates en matière d’intendance des données et des systèmes techniques inadéquats pour le traitement des données obtenues. Par conséquent, le SCRS a conservé de l’information sans en avoir clairement reçu l’autorisation.
Le SCRS n’a pas consulté Sécurité publique- comme l’exigeaient les instructions ministérielles- avant d’employer la nouvelle technologie visée par l’examen. À défaut d’avoir effectué la consultation requise, le SCRS pourrait ne pas s’être conformé à certaines dispositions de la Loi sur le SCRS. Le SCRS a erronément caractérisé la nouvelle technologie en la considérant comme l’extension d’une technologie que le SCRS possédait déjà. En outre,il a omis d’aviser la Cour fédérale concernant cette nouvelle technologie.
Ces lacunes ont soulevé des préoccupations concernant l’état de préparation du SCRS quant à l’évaluation, la planification et le déploiement d’activités faisant appel à d’autres nouvelles technologies.
| Constatations | Recommandations | Réponse de l’entité examinée | |||
|---|---|---|---|---|---|
| [*Technologie*] en tant que nouvelle technologie | |||||
| Constatation 1. L’OSSNR a constaté que [*la technologie*] constituait une nouvelle technologie figurant au nombre des capacités techniques du SCRS. | |||||
| Constatation 2. L’OSSNR a constaté que [*technologie*] entraînait un accroissement considérable des capacités de collecte, mais aussi des risques opérationnels. | |||||
| Conclusion 3 : L’OSSNR a constaté que le SCRS ne disposait pas de politiques ou de procédures appropriées permettant de gérer adéquatement son programme [*technologie*]. | |||||
| Constatation 4. L’OSSNR a constaté que le SCRS n’avait pas consulté Sécurité publique Canada en temps opportun concernant le recours prévu à [*technologie*], contrevenant ainsi aux Instructions du ministre à l’intention du Service canadien du renseignement de sécurité : Reddition de comptes émises au titre du paragraphe 6(2) de la Loi sur le SCRS. De plus, le SCRS pourrait ne s’être pas confirmé aux dispositions de l’alinéa 7(1)b) de la Loi sur le SCRS, lesquelles exigent, le cas échéant, que le directeur consulte le sous-ministre conformément aux Instructions du ministre. | Recommandation 1 : L’OSSNR recommande que le SCRS mette en place et tienne à jour des politiques et des procédures permettant de gérer son programme de [*technologie*]. | Accepte | |||
| Gestion du cycle de vie des données | |||||
| Constatation 5. L’OSSNR a constaté que le SCRS avait erronément catégorisé certaines données collectées pendant [*opération*] et qu’aucun processus d’assurance de la qualité ou de la conformité n’avait relevé cette erreur avant l’inspection technique de l’OSSNR. | |||||
| Constatation 6 : L’OSSNR a constaté que le SCRS avait conservé de l’information collectée sans avoir clairement défini les pouvoirs appelés à en régir la conservation. | |||||
| Constatation 7 : L’OSSNR a constaté que le SCRS ne tenait pas adéquatement compte des exigences en matière de régie des données devant s’appliquer aux nouvelles activités de collecte, ce qui a contribué à accroître les risques de non-conformité. | Recommandation 2 : L’OSSNR recommande que le SCRS investisse prioritairement dans des processus et systèmes techniques qui permettent d’évaluer, d’ingérer, de catégoriser, d’utiliser et de détruire les données conformément aux obligations qui lui incombent en vertu de la loi. | Accepte | |||
| Pratiques en matière d’évaluation des risques | |||||
| Constatation 8 : L’OSSNR a constaté que le SCRS s’appuyait sur le Cadre de coopération entre Sécurité publique Canada et le Service canadien du renseignement de sécurité de 2020 pour traduire sur le plan opérationnel les Instructions du ministre à l’intention du Service canadien du renseignement de sécurité : Reddition de comptes de 2019. Toutefois, le Cadre de 2020 ne rend pas intégralement compte des exigences énoncées dans les Instructions ministérielles de 2019. | Recommandation 3 : L’OSSNR recommande que le Cadre de coopération entre Sécurité publique Canada et le Service canadien du renseignement de sécurité de 2020 soit révisé pour qu’il s’aligne pleinement sur les Instructions du ministre à l’intention du Service canadien du renseignement de sécurité : Reddition de comptes de 2019. | Accepte | |||
| Recommandation 4 : L’OSSNR recommande que la définition des termes « nouvelle technologie » et « nouvelle technique » apparaissant dans le Cadre de coopération entre Sécurité publique Canada et le Service canadien du renseignement de sécurité de 2019 soit révisée de sorte à être plus inclusive. | Accepte | ||||
| Recommandation 5 : L’OSSNR recommande que le SCRS veille à ce que les évaluations des risques réalisées tout au long du cycle de vie des nouvelles technologies et des nouvelles techniques soient rigoureuses et documentées, et jouissent d’une portée élargie. | Accepte | ||||
| Comité d’examen de la technologie opérationnelle (CETO) | |||||
| Constatation 9 : L’OSSNR a constaté que la création du Comité d’examen de la technologie opérationnelle représentait une avancée importante dans la gestion que le SCRS assure à l’égard des nouvelles technologies et des nouvelles techniques. |
Recommandation 6. L’OSSNR recommande que, dans le contexte de son développement continu, le Comité d’examen de la technologie opérationnelle perfectionne ses processus visant à :
|
Accepte | |||
| Exercice des pouvoirs conférés par mandat | |||||
| Constatation 10 : L’OSSNR a constaté que dans le cadre de l’opération, le SCRS envisageait de [*détails spécifiques à une opération*] autres que les cibles visées par un mandat, à [*lieu*]. | Recommandation 7. L’OSSNR recommande que le libellé du Mandat [*type de mandat*] décrive plus clairement l’étendue et les limites de ce qui constitue une collecte accidentelle. | Accepte en partie | |||
| Recommandation 8. L’OSSNR recommande que le SCRS spécifie les pouvoirs conférés par mandat dans les documents de planification des opérations en guise de soutien [*information sensible*] requis aux fins d’une opération. | Accepte | ||||
| Règlement | |||||
| Constatation 11 : L’OSSNR a constaté que [*utilisation d’une technologie*] pourrait ne pas être conforme au Règlement [*spécifique*]. | |||||
| Obligation de franchise | |||||
| Constatation 12. L’OSSNR a constaté que le SCRS n’avait pas informé la Cour avant d’utiliser [*technologie*] en cours d’exécution de pouvoirs conférés par mandat. | Recommandation 9. L’OSSNR recommande que la version classifiée du présent rapport soit mise à la disposition de la Cour fédérale. | Accepte en partie | |||
En 2024, l’OSSNR a instauré un processus appelé « examen annuel de certaines activités du SCRS » (EACAS SCRS). Cet examen se penche sur un certain nombre de catégories opérationnelles au sujet desquelles l’OSSNR reçoit régulièrement de l’information de la part du SCRS en vertu d’une obligation statutaire autonome, ou qui représentent un intérêt particulier pour l’OSSNR dans la mesure où ces catégories posent un risque juridique élevé ou ont été l’objet de constatations lors d’examens antérieurs. Au cours des années précédentes, l’OSSNR réalisait des examens annuels des activités du SCRS qui répondaient à l’obligation voulant que l’OSSNR produise annuellement un rapport à l’intention du ministre de la Sécurité publique. Or, ces examens ne donnaient lieu à aucun rapport final pouvant contenir des constatations et des recommandations formulées au titre de l’article 34 de la Loi sur l’OSSNR. Comme pour les autres examens thématiques réalisés par l’OSSNR, le travail accompli cette année sera présenté dans l’EACAS SCRS, qui sera présenté sous forme de rapport final contenant des constatations et des recommandations. Le rapport, qui sera dorénavant produit annuellement, présentera aussi le résultat des activités d’examen que l’OSSNR aura réalisées au sujet d’un aspect du régime de réduction de la menace du SCRS. Le rapport faisant suite à l’EACAS SCRS, lequel fournira un aperçu général des activités menées par le SCRS au cours de l’année civile 2024, a été réalisé en 2025. Ses constatations et ses recommandations figureront dans le rapport annuel public de l’OSSNR pour l’année civile 2025.
En 2024, l’OSSNR a instauré un processus appelé « examen annuel de certaines activités du CST » (EACAC CST). Cet examen se penche sur un certain nombre de catégories opérationnelles au sujet desquelles l’OSSNR reçoit régulièrement de l’information de la part du CST en vertu d’une obligation statutaire autonome, ou qui représentent un intérêt particulier pour l’OSSNR dans la mesure où ces catégories posent un risque juridique élevé ou ont été l’objet de constatations lors d’examens antérieurs. Au cours des années précédentes, l’OSSNR réalisait des examens annuels des activités du CST qui répondaient à l’obligation voulant que l’OSSNR produise annuellement un rapport à l’intention du ministre de la Défense nationale. Or, ces examens ne donnaient lieu à aucun rapport final pouvant contenir des constatations et des recommandations formulées au titre de l’article 34 de la Loi sur l’OSSNR. Comme pour les autres examens thématiques réalisés par l’OSSNR, le travail accompli cette année sera présenté dans l’EACAC CST, qui sera présenté sous forme de rapport final contenant des constatations et des recommandations. Le rapport faisant suite à l’EACAC CST, lequel fournira un aperçu général des activités menées par le CST au cours de l’année civile 2024, a été achevé en 2025. Ses constatations et ses recommandations figureront dans le rapport annuel public de l’OSSNR pour l’année civile 2025.
Suite à son examen du Cadre de gestion du partage des nouvelles capacités du CST, l’OSSNR a formulé dix constatations et sept recommandations liées à deux domaines de préoccupation, ainsi qu’à plusieurs lacunes relatives à la gouvernance et aux pratiques. Toutefois, au moment d’écrire ces lignes, le rapport complet reste largement classifié. Par conséquent, de plus amples renseignements sur cet examen ainsi que les constatations et recommandations connexes seront disponibles à une date ultérieure.
Le présent examen a été mené parallèlement à des examens de programmes semblables gérés par l’Agence des services frontaliers du Canada et par le ministère de la Défense nationale/les Forces armées canadiennes.
L’examen de l’OSSNR s’est concentré sur trois aspects du programme : la gestion des risques, l’obligation de diligence à l’égard des sources humaines, et les mesures de responsabilisation au titre des instructions ministérielles. L’OSSNR a constaté que les évaluations des risques étaient appliquées irrégulièrement, ce qui donnait lieu à des évaluations divergentes concernant l’aptitude des sources. La GRC misait trop sur les garanties de confidentialité et n’a pas été en mesure de tenir compte pleinement des risques pesant sur les sources. Non seulement les évaluations des risques accordaient souvent la priorité aux résultats des enquêtes au détriment de la sûreté des informateurs, mais elles s’accompagnaient d’une documentation inadéquate.
En outre, l’OSSNR a constaté que la GRC n’avait pas exercé son « obligation de diligence » lorsque des sources étaient actives dans des secteurs exigeant des précautions spéciales. Il n’y avait aucun mécanisme permettant d’évaluer l’effet cumulatif des opérations du même type. D’après quelques observations empiriques, ces pratiques auraient un effet négatif sur les enquêtes et sur la société canadienne. Par ailleurs, au moment de rédiger le présent rapport, l’OSSNR attendait toujours que les ministères et organismes concernés lui indiquent s’ils acceptaient les recommandations.
| Constatations | Recommandations | Réponse de l’entité examinée | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Mise en œuvre de la politique | |||||
| Constatation 1. L’OSSNR a constaté qu’en raison de sa désuétude, la politique de la GRC sur les sources humaines fournit un cadre qui n’est pas en mesure de garantir une application uniforme de la méthodologie préconisée par le Groupe de recrutement des sources en matière de recrutement proactif des sources humaines. | Recommandation 1 : L’OSSNR recommande que la GRC actualise sa politique sur les sources humaines de sorte qu’elle comprenne, à tout le moins, les éléments suivants.
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| Gouvernance des politiques : évaluation des risques | |||||
| Constatation 2. L’OSSNR a constaté que l’évaluation des risques courus par les agents était adéquate dans la mesure où elle s’avère complète et présente en détail des mesures de gestion des risques axées sur le partage des responsabilités entre plusieurs intervenants indépendants. | |||||
Constatation 3. Le cadre d’évaluation des risques courus par les informateurs confidentiels est inadéquat. Actuellement, les évaluations des risques :
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Recommandation 2 : L’OSSNR recommande que la GRC revoie son cadre d’évaluation des risques s’appliquant aux informateurs confidentiels, pour que les agents de police puissent rendre compte de tous les risques que pourraient courir les informateurs confidentiels, mais aussi pour rassembler et consigner ces risques, ce qui permettrait de dresser un portrait juste de la situation. | ||||
| Agents : obligation de diligence et consentement éclairé | |||||
Constatation 4. La façon dont la GRC a exécuté son obligation de diligence est satisfaisante dans la mesure où le processus actuellement en place :
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Recommandation 3 : L’OSSNR recommande que la GRC ajuste les paramètres s’appliquant à la conduite des entrevues avec les agents de sorte que la rétroaction des agents soit plus descriptive lorsque ceux ci traitent de leur expérience et soit documentée plus fréquemment. | ||||
| Informateurs confidentiels : obligation de diligence et consentement éclairé | |||||
| Constatation 5. L’OSSNR a constaté que la GRC se fiait trop à la garantie de confidentialité et ne prenait pas suffisamment en compte les risques pesant sur les informateurs confidentiels. | Recommandation 4 : L’OSSNR recommande que la GRC améliore son cadre d’évaluation des risques courus par les informateurs confidentiels. À tout le moins, le cadre devrait:
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| Instructions du ministre : enquêtes liées à la sécurité nationale dans les secteurs exigeant des précautions spéciales | |||||
| Constatation 6 : L’OSSNR a constaté que la GRC n’avait pas fait preuve d’une diligence spéciale dans le contexte de ses enquêtes en matière de sécurité nationale dans les secteurs sensibles, contrevenant ainsi aux Instructions du ministre – Enquêtes liées à la sécurité nationale dans les secteurs exigeant des précautions spéciales. | |||||
| Constatation 7 : L’OSSNR a constaté que la GRC disposait d’un cadre inadéquat lorsqu’il s’est agi de prendre en compte l’effet cumulatif des enquêtes en matière de sécurité nationale au sein des institutions fondamentales canadiennes. | Recommandation 6. L’OSSNR recommande que la GRC crée un groupe responsable des secteurs exigeant des précautions spéciales, qui sera appelé à contrôler et colliger l’information sur les activités que la GRC mène relativement aux institutions fondamentales canadiennes, à évaluer les répercussions de ces activités sur les communautés et à mener des analyses des effets cumulatifs à long terme. | ||||
À la suite d’un renvoi demandé en septembre 2022 par le ministre de la Sécurité publique (SP), l’OSSNR a effectué un examen permettant de vérifier si le modèle d’évaluation des risques du SCRS, les instructions ministérielles et les mécanismes d’échange d’information permettaient suffisamment au ministre de s’acquitter de ses responsabilités à l’égard du SCRS.
Les directives reçues par le SCRS de la part d’acteurs politiques – plutôt que de la part du ministre ou du directeur du SCRS – pendant une opération en cours ont inutilement causé un danger pour l’équipe du SCRS et ont porté atteinte à la réputation du Canada sur la scène internationale.
L’information fournie par le SCRS et SP était incomplète et n’a pas été transmise au ministre en temps opportun, un problème possiblement attribuable au fait que SP dépend du SCRS, lorsqu’il s’agit de reconnaître et d’obtenir les informations requises. En l’occurrence, on pourrait conclure que la capacité de SP à formuler en toute indépendance des conseils destinés au ministre s’en trouverait affaiblie.
Certaines des instructions ministérielles transmises au ministre prêtaient à des interprétations incohérentes, voire contradictoires, ce qui a pu influer sur leur mise en œuvre. Le rapport soulève un certain nombre de problèmes concernant les piliers de risque qui ont été évalués : opérations, cadre juridique, politique étrangère et atteinte à la réputation.
En définitive, le ministre de la Sécurité publique pourrait ne pas être adéquatement soutenu ni informé pour ce qui a trait aux opérations pertinentes menées par le SCRS, ce qui constitue une source de préoccupations quant à un possible affaiblissement du principe de responsabilisation ministérielle dans le contexte du SCRS.
| Constatations | Recommandations | Réponse de l’entité examinée | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Reddition de comptes et conséquences de l’arrêt de l’opération [*nom de code*] | |||||
| Constatation 1. L’OSSNR a constaté que la décision de stopper une opération active menée par le SCRS à l’étranger n’avait pas été prise par le directeur du SCRS, contrairement à ce qu’énonce le paragraphe 6(1) de la Loi sur le SCRS, et que cette décision n’avait pas été confirmée par des instructions écrites de la part du ministre de la Sécurité publique, contrairement à ce qu’énoncent les paragraphes 6(1) et 6 (2) de la Loi sur le SCRS. | Recommandation 1 : L’OSSNR recommande que dès lors qu’une décision déterminante pour une opération active du SCRS n’est pas prise par le directeur du SCRS ou par son mandataire, cette décision doive découler d’instructions du ministre de la Sécurité publique en application du paragraphe 6(1) de la Loi sur le SCRS, lesquelles instructions devraient être fournies par écrit en application du paragraphe 6(2). | Accepte | |||
| Constatation 2. L’OSSNR a constaté que [*acteur de la sphère politique*] avait stoppé une opération active, ce qui a inutilement mis l’équipe du SCRS [**] en danger, et a porté atteinte à la réputation du Canada sur la scène internationale. | |||||
| Responsabilité d’informer le ministre au sujet de [*nom de code*] | |||||
| Constatation 3. L’OSSNR a constaté que Sécurité publique et le SCRS avaient manqué à leur responsabilité de fournir en temps opportun de l’information pertinente au ministre de la Sécurité publique concernant l’opération [**] une [**] source humaine. | |||||
| Rôle de Sécurité publique à l’égard du SCRS | |||||
| Constatation 4. L’OSSNR a constaté que Sécurité publique demeure volontiers dépendant du SCRS lorsqu’il s’agit de reconnaître et de recevoir de l’information pertinente, ce qui réduit la capacité de Sécurité publique à préparer des conseils objectifs destinés au ministre concernant les activités et les opérations du SCRS. | Recommandation 2 : L’OSSNR recommande que le ministre de la Sécurité publique prenne les mesures nécessaires pour veiller à ce que le sous-ministre obtienne l’information requise pour exercer en toute indépendance sa responsabilité de fournir des conseils au ministre concernant les activités et les opérations du SCRS. | Accepte en partie | |||
| Instructions du ministre à l’intention du SCRS | |||||
| Constatation 5. L’OSSNR a constaté que plusieurs directives ministérielles destinées au SCRS faisaient l’objet d’interprétations incohérentes, voire contradictoires de la part des intervenants responsables de leur mise en œuvre. | Recommandation 3 : L’OSSNR recommande que le ministre de la Sécurité publique regroupe les instructions ministérielles dans des instruments clairs, concis et harmonisés qui découleront de consultations significatives entre les intervenants chargés de leur mise en œuvre. | Accepte | |||
| Constatation 6. L’OSSNR a constaté que pendant la préparation des instructions du ministre à l’intention du SCRS, Sécurité publique n’avait pas suffisamment consulté Affaires mondiales Canada et le SCRS. | |||||
| Processus d’évaluation des risques du SCRS | |||||
| Constatation 7 : L’OSSNR a constaté que le processus d’évaluation des risques du SCRS avait évolué au point de devenir le mécanisme central de la planification des opérations et de la gestion des risques connexes et que, même s’il était généralement efficace, ce processus n’offrait pas de directives claires aux employés concernant les circonstances où les risques devraient être réévalués à mesure que les opérations se déroulent. | |||||
| Pilier juridique | |||||
| Constatation 8. L’OSSNR a constaté que les conseils juridiques ne figuraient que rarement dans les documents faisant état des dernières évaluations des risques pour les opérations du SCRS. | Recommandation 4 : L’OSSNR recommande que le SCRS, en collaboration avec le ministère de la Justice et Affaires mondiales Canada, s’assure que les évaluations des risques juridiques seront exhaustives et consignées par écrit. | Accepte | |||
| Constatation 9. L’OSSNR a constaté que dans le contexte de l’évaluation des risques, les considérations juridiques s’avéraient trop limitatives. | |||||
| Pilier de la politique étrangère | |||||
| Constatation 10 : L’OSSNR a constaté qu’Affaires mondiales Canada et le SCRS ne partageaient pas la même vision pour ce qui a trait au rôle qu’Affaires mondiales Canada est appelé à tenir dans le cadre des évaluations du risque pour la politique étrangère. | Recommandation 5 : L’OSSNR recommande que tout changement devant être apporté par le SCRS au processus d’évaluation des risques prévoie des consultations approfondies et s’appuie sur des mécanismes d’échange d’information entre Affaires mondiales Canada et le SCRS. | Accepte | |||
| Pilier de la réputation | |||||
| Constatation 11 : L’OSSNR a constaté que Sécurité publique ne contribuait pas convenablement à la préparation des évaluations des risques d’atteinte à la réputation. | Recommandation 6. L’OSSNR recommande que Sécurité publique et le SCRS créent un mécanisme de consultation plus rigoureux pour les évaluations des risques d’atteinte à la réputation posés par les activités opérationnelles du SCRS, et que ces évaluations fassent spécifiquement état du risque de discrédit du gouvernement du Canada. | Accepte en partie | |||
L’objet de l’examen était d’établir si les institutions du gouvernement du Canada s’étaient conformées aux prescriptions de la Loi sur la communication d’information ayant trait à la sécurité du Canada (LCISC) pour ce qui concerne la communication d’information et la conservation des documents en 2023. Pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de la LCISC, l’OSSNR a constaté une conformité intégrale aux dispositions de la LCISC, mais l’OSSNR a tout de même formulé sept recommandations visant à atténuer les risques de non conformité.
Bien que conformes à la LCISC, certaines communications d’IRCC comportaient un risque de non conformité à l’égard du critère de contribution et du critère de proportionnalité. En outre, l’institution ayant communiqué de l’information doit être convaincue que les deux critères ont été respectés avant de transmettre de l’information au titre de la LCISC. Or, quatre communications ont suscité des préoccupations quant à la quantité des renseignements personnels qu’IRCC a communiqués.
Il est arrivé que les lettres de demande du SCRS ne soient pas claires, ce qui a freiné les efforts d’IRCC visant à établir si la communication était autorisée. Or, les ministères sont tenus de fournir de l’information sur l’exactitude et sur la fiabilité des moyens suivant lesquels cette information a été obtenue. Toutefois, l’OSSNR a constaté qu’IRCC avait fourni des modèles d’énoncés sur l’exactitude et la fiabilité qui n’étaient pas toujours pertinents.
En outre, le formulaire de documentation des communications de l’ASFC prenait le contre-pied de la LCISC en indiquant que la fourniture d’information sur l’exactitude et la fiabilité était facultative.
| Constatations | Recommandations | Réponse de l’entité examinée | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Exigences relatives à la conservation des documents – article 9 | |||||
| Constatation 1. NSIRA found that every institution that disclosed or received information pursuant to SCIDA in 2023 complied with their record keeping obligations under section 9, but some records were inaccurate or imprecise. | |||||
| Critères de contribution et de proportionnalité – paragraphe 5(1) | |||||
| Constatation 2. L’OSSNR a constaté, à partir de l’échantillon des communications examinées, que les institutions qui ont communiqué avaient clairement indiqué qu’elles étaient convaincues au titre des critères de contribution et de proportionnalité, comme l’exige le paragraphe 5(1) de la LCISC. | Recommandation 1 : NSIRA recommends that disclosing institutions explicitly address the requirements of both paragraphs 5(1)(a) and 5(1)(b) in the records that they prepare under paragraph 9(1)(e) of the SCIDA. | Accepte | |||
| Conclusion 3 : NSIRA found that IRCC did not, in one instance, independently consider whether its disclosure related to activities that fell under the SCIDA exception for advocacy, protest, or dissent. Instead, IRCC satisfied itself of the SCIDA’s contribution test based on assumptions about how CSIS assessed activities that undermine the security of Canada. | Recommandation 2 : NSIRA recommends that IRCC amend their SCIDA policy to underscore that IRCC must independently assess whether the disclosure is authorized. This assessment should consider whether the activity amounts to one of the exceptions to the SCIDA’s definition of activities that undermine the security of Canada. | Accepte | |||
| Constatation 4. NSIRA found that, throughout the course of 2023, IRCC improved the rigour of its proportionality assessments regarding disclosure of passport information. However, NSIRA identified three instances where IRCC disclosed visa information without applying the same rigorous approach, which risked disclosing more personal information than reasonably necessary in the circumstances. | Recommandation 3 : NSIRA recommends that IRCC apply an iterative approach to its proportionality assessments, with a view to disclosing only the minimum information reasonably necessary in the circumstances to enable the recipient institution to further their investigation. | Accepte | |||
| Constatation 5. L’OSSNR a constaté que dans les demandes que le SCRS a soumises à IRCC, le Service a employé une terminologie manquant de cohérence et des libellés manquant souvent de clarté quant à la relation entre le sujet de la demande et l’enquête dont celui ci faisait l’objet. En outre, il est arrivé que les communications affichant ce manque de clarté constituent autant d’obstacles aux efforts qu’IRCC consentait pour savoir s’il pouvait être certain que lesdites communications étaient autorisées au titre de la LCISC. | Recommandation 4 : NSIRA recommends that CSIS use consistent terminology, and be clear about the nature of the link that has been established between the subject of a request and its investigation, to assist IRCC in satisfying itself of the proportionality test. | Accepte | |||
| Énoncé concernant l’exactitude et la fiabilité – paragraphe 5(2) | |||||
| Constatation 6 : NSIRA found that disclosing institutions provided information regarding the accuracy of the information and reliability of the manner in which it was obtained in relation to all disclosures. However, CBSA made one verbal disclosure that did not include an explicit statement on accuracy and reliability. | Recommandation 5 : L’OSSNR recommande que les institutions évitent autant que possible d’effectuer des communications verbales. Lorsqu’elles doivent avoir lieu, les communications verbales devraient contenir explicitement les informations qu’il est nécessaire de transmettre sur l’exactitude et la fiabilité. | Accepte | |||
| Constatation 7 : NSIRA found that CBSA’s record of disclosure form contradicts the SCIDA by allowing officials to opt out of providing information regarding accuracy and reliability. | Recommandation 6. L’OSSNR recommande que l’ASFC fasse en sorte que son formulaire de documentation des demandes s’harmonise avec les dispositions de la LCISC en énonçant le caractère obligatoire de la fourniture d’information sur l’exactitude et la fiabilité au moment de la communication. | Accepte | |||
| Constatation 8 : L’OSSNR a constaté qu’IRCC utilisait des modèles d’énoncés pour décrire le caractère exact et fiable de la communication, modèles qui n’étaient pas toujours pertinents ou adaptés aux circonstances de la communication. | Recommandation 7. NSIRA recommends that IRCC tailor its statements on accuracy and reliability as to ensure that each disclosure’s statement is specific to the circumstances of the case. | Accepte | |||
| Entente de communication d’information – alinéa 4(c) | |||||
| Constatation 9 : L’OSSNR a constaté que les communications qui ont eu lieu entre IRCC et le CST après l’entrée en vigueur de l’entente de communication d’information qu’ils avaient conclue étaient conformes aux dispositions de la LCISC et aux termes de ladite entente. | |||||
This review assessed departments’ compliance with the Loi visant à éviter la complicité dans les cas de mauvais traitements infligés par des entités étrangères (ACA) and their implementation of the ACA’s associated directions (ACA Directions) during the 2023 calendar year. It focused on how departments mitigated a substantial risk of mistreatment when sharing information with foreign entities.
L’OSSNR a examiné un certain nombre de cas donnant lieu à des communications d’information à des entités étrangères impliquées dans un conflit armé, ce qui influait sur la capacité des ministères et organismes à atténuer lesdits risques.
Trois des entités qui ont communiqué à des entités étrangères engagées dans un conflit armé pourraient ne s’être pas conformées aux Instructions LECCMTIEE.
L’implication d’un pays dans un conflit armé a créé des difficultés pour les ministères et organismes qui tentaient de respecter les obligations d’atténuation qui leur incombaient en vertu des Instructions LECCMTIEE. De plus, l’OSSNR a aussi relevé des difficultés suscitées par les communications ayant pour but de servir des fins humanitaires. L’OSSNR a constaté que les circonstances entourant les conflits armés ne laissaient aux ministères et organismes que peu d’options quant à la réalisation d’objectifs d’ordre humanitaire visant à atténuer les risques découlant des communications d’information.
L’OSSNR a chargé les ministères et organismes de mener une étude sur la communication d’information avec les entités étrangères de pays engagés dans des conflits armés. Ces études avaient pour but d’analyser les problèmes qui surviennent lorsqu’il s’agit de se conformer aux Instructions LECCMTIEE, mais aussi les lacunes qui affaiblissent le régime de la LECCMTIEE. Par ailleurs, au moment de rédiger le présent rapport, l’OSSNR attendait toujours que les ministères et organismes concernés lui indiquent s’ils acceptaient les recommandations.
| Constatations | Recommandations | Réponse de l’entité examinée |
|---|---|---|
Constatation 1. L’OSSNR a constaté, dans les cas examinés, que les modalités suivant lesquelles le SCRS, AMC, la GRC et IRCC ont déterminé les mesures d’atténuation comportaient des lacunes récurrentes, notamment :
Conclusion 3 : L’OSSNR constate que dans le cas analysé, les pratiques lacunaires d’AMC en matière de tenue de dossiers ont empêché l’OSSNR d’établir convenablement le niveau de conformité de l’organisme aux Instructions LECCMTIEE. Constatation 4. L’OSSNR constate que dans le cas examiné, la GRC pourrait ne pas s’être conformée aux Instructions LECCMTIEE, dans la mesure où il est improbable qu’elle ait atténué suffisamment le risque de mauvais traitements lors de la communication d’information à une entité étrangère. Plus précisément, la GRC s’est appuyée sur des mises en garde qui n’étaient pas adéquatement conçues pour réduire les risques de mauvais traitements que l’on avait reconnus. Constatation 5. L’OSSNR constate que dans le cas examiné, IRCC pourrait ne pas s’être conformé aux Instructions LECCMTIEE, dans la mesure où il était peu probable que ses mesures parviennent à atténuer suffisamment le risque sérieux de mauvais traitement lorsqu’il a communiqué de l’information à une entité étrangère. Plus précisément, IRCC s’est appuyé sur des mesures qui n’étaient pas adéquatement conçues pour réduire les risques de mauvais traitements. Constatation 6 : L’OSSNR constate que bon nombre des pratiques d’atténuation du MDN/FAC ont permis aux décideurs de recevoir l’information nécessaire pour déterminer si un risque sérieux de mauvais traitements pouvait être atténué. |
Recommandation 1 : L’OSSNR recommande que les évaluations que les ministères effectuent quant aux risques visés à la LECCMTIEE comprennent des plans d’atténuation complets dès lors qu’un risque sérieux de mauvais traitements a été reconnu. En outre, ces plans devraient :
|
|
| Constatation 7 : L’OSSNR constate que l’implication d’un pays étranger dans un conflit armé crée des difficultés aux ministères qui cherchent à respecter leurs obligations en matière d’atténuation au titre des Instructions LECCMTIEE dans les situations où ils sont appelés à communiquer de l’information à des entités dudit pays étranger. | Recommandation 2 : L’OSSNR recommande que les responsables documentent avec clarté la façon dont ils prévoient atténuer chacun des risques avant de procéder à la communication d’information à des entités étrangères. | |
| Constatation 8 : L’OSSNR constate que concrètement, la conformité aux Instructions LECCMTIEE peut, en certaines circonstances, créer un dilemme pour les ministères qui souhaitent communiquer de l’information à des fins humanitaires. |
Cet examen avait pour objet d’évaluer les processus qu’il convenait de suivre lorsque l’information collectée était communiquée et renvoyée aux décideurs compétents. Les résultats de l’examen indiquaient qu’il y avait de profonds désaccords au sein de la collectivité de la sécurité nationale et du renseignement quant à savoir si et comment il convenait de communiquer l’information en question.
On a constaté trois schismes fondamentaux : le SCRS a eu du mal à concilier les exigences concurrentes en raison des éléments sensibles liés à l’ingérence politique étrangère; le Groupe de travail sur les menaces en matière de sécurité et de renseignement visant les élections (MSRE) et le groupe responsable du Protocole public en cas d’incident électoral majeur (PPIEM) s’étaient préparés à des activités d’ingérence systématique et vaste, et ne s’étaient donc pas adaptés à l’ingérence exercée à l’échelle des circonscriptions. Les analystes du BCP et du SCRS ont produit des aperçus de ce qu’ils considéraient comme des activités d’ingérence étrangère de la part de la RPC, alors que le Conseiller à la sécurité nationale et au renseignement (CSNR) auprès du premier ministre considérait plutôt que ces activités étaient typiques du travail diplomatique standard.
Compte tenu de cette situation difficile, il convient de se demander comment il faut réagir à ce qui constitue une zone grise où l’ingérence politique étrangère tente de se confondre aux activités politiques ou diplomatiques courantes. L’OSSNR a relevé des signes témoignant de cette difficulté dans l’ensemble des activités visées par l’examen, et les huit recommandations de l’OSSNR visent à les résoudre. Par ailleurs, au moment de rédiger le présent rapport, l’OSSNR attendait toujours que les ministères et organismes concernés lui indiquent s’ils acceptaient les recommandations
| Constatations | Recommandations | Réponse de l’entité examinée | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Collecte et diffusion, par le SCRS, du renseignement sur l’ingérence étrangère de la RPC lors des élections fédérales de 2019 et de 2021 | |||||
Constatation 1. L’OSSNR a constaté que la diffusion, par le SCRS, du renseignement concernant l’ingérence politique étrangère pendant la 43e et la 44e élection fédérales était incohérente. Plus précisément, il s’avère qu’en diverses occasions :
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| Constatation 2. L’OSSNR a conclu que la diffusion et l’utilisation, par le SCRS, du renseignement sur l’ingérence politique étrangère avaient été marquées par le souci selon lequel ce type d’action pourrait constituer ou sembler constituer une forme d’ingérence dans le processus démocratique. | |||||
| Conclusion 3 : L’OSSNR a conclu que le SCRS avait fréquemment choisi de présenter des exposés verbaux plutôt que des produits écrits lorsqu’il s’agissait de diffuser du renseignement sur l’ingérence politique étrangère pendant les élections. | |||||
| Constatation 4. L’OSSNR a conclu qu’au sein du SCRS, il y avait une rupture entre une région et l’Administration centrale quant à savoir si les rapports sur l’ingérence politique étrangère devaient être assujettis à un seuil élevé de fiabilité, de corroboration et de contextualisation avant la diffusion. | Recommandation 1 : L’OSSNR recommande que le SCRS élabore, suivant des consultations auprès des parties intéressées du gouvernement, une politique complète appelée à encadrer ses interventions face à la menace que pose l’ingérence politique étrangère. Cette politique devrait :
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| Le Groupe de travail MSRE et le groupe responsable du PPIEM | |||||
Constatation 5. L’OSSNR a conclu que le Groupe de travail MSRE et le groupe responsable du PPIEM n’avaient pas été conçus pour s’attaquer convenablement à l’ingérence étrangère traditionnelle d’origine humaine. Plus précisément :
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Recommandation 2 : L’OSSNR recommande que le Groupe de travail MSRE définisse ses priorités en fonction des menaces réelles, notamment celles qui se concrétisent en dehors de la période électorale en tant que telle. | ||||
| Recommandation 3 : L’OSSNR recommande qu’Affaires mondiales Canada (AMC) et le Bureau du Conseil privé (BCP) veillent à ce que la représentation d’AMC au sein du Groupe de travail MSRE tire parti de la capacité du ministère à analyser et à traiter l’ingérence étrangère traditionnelle d’origine humaine, et ce, à titre de complément au mandat de l’équipe du mécanisme de réponse rapide. | |||||
| Recommandation 4 : L’OSSNR recommande que le Bureau du Conseil privé charge le groupe responsable du PPIEM d’élaborer de nouvelles stratégies permettant de réagir à l’intégralité des menaces qui se posent pendant les périodes électorales, notamment lorsque lesdites menaces se concrétisent dans des circonscriptions particulières. | |||||
| L’acheminement du renseignement sur l’ingérence étrangère de la RPC | |||||
| Constatation 6 : L’OSSNR a conclu que la diffusion restreinte de certains renseignements du SCRS et du CST auprès des hauts responsables exclusivement avait réduit la capacité de la Gendarmerie royale du Canada, d’Affaires mondiales Canada et du Bureau du Conseil privé à tenir compte desdits renseignements au moment de procéder à leur analyse. | |||||
| Constatation 7 : L’OSSNR a conclu que le SCRS et Sécurité publique ne disposaient d’aucun registre permettant de savoir qui reçoit et qui lit certains produits de renseignement, une carence qui crée des lacunes sur le plan de la responsabilisation. | Recommandation 5 : L’OSSNR recommande que le SCRS et Sécurité publique se dotent d’un mécanisme élémentaire de responsabilisation permettant de suivre et de documenter rigoureusement la réception des produits de renseignement. Dans le cas du renseignement hautement sensible et particulièrement urgent, il conviendrait d’enregistrer également toute occurrence de lecture des produits de renseignement. | ||||
Constatation 8 : L’OSSNR a conclu que la diffusion du renseignement sur l’ingérence politique étrangère de 2018 à 2023 avait été plombée par un certain nombre de difficultés. Plus précisément :
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Recommandation 6. . L’OSSNR recommande que Sécurité publique Canada, Affaires mondiales Canada, le Bureau du Conseil privé et les autres utilisateurs du renseignement accroissent le niveau de littératie en matière de renseignement au sein de leurs ministères respectifs. | ||||
| Constatation 9 : L’OSSNR a conclu qu’il y avait des désaccords entre les hauts fonctionnaires et le CSNR quant à savoir si les évaluations de renseignement devraient être mises à la disposition de l’exécutif politique. En définitive, les interventions du CSNR se sont soldées par le fait que deux produits ne se sont pas rendus à l’exécutif politique, notamment le premier ministre. | Recommandation 7. L’OSSNR recommande que les membres de la collectivité de la sécurité et du renseignement acquièrent une compréhension et des pratiques communes à l’égard de l’ingérence politique étrangère. | ||||
| Constatation 10 : L’OSSNR a conclu que le rôle du CSNR quant aux décisions relatives à la diffusion des produits de renseignement du SCRS n’était pas clairement défini. | Recommandation 8. L’OSSNR recommande que le rôle du conseiller à la sécurité nationale et au renseignement auprès du premier ministre – notamment en ce qui a trait aux décisions concernant la diffusion du renseignement – soit défini dans un instrument juridique. | ||||
L’OSSNR est chargé de mener des enquêtes sur les plaintes déposées par des personnes du public en rapport avec la sécurité nationale. Ces enquêtes sont réalisées cohéremment, équitablement et dans les plus brefs délais possibles.
La compétence de l’OSSNR s’étend aux plaintes concernant des activités menées par le SCRS et le CST, aux plaintes liées à la sécurité nationale et déposées contre la GRC, aux plaintes relatives aux refus d’accorder une habilitation de sécurité et, moins fréquemment, aux renvois effectués par la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) ou encore au titre de la Loi sur la citoyenneté.
En 2024, l’OSSNR a continué d’enquêter sur un large éventail de plaintes déposées au cours des années précédentes, dont plusieurs ont été résolues. L’OSSNR a également entamé plusieurs nouvelles enquêtes, dont un certain nombre marquent une hausse importante des plaintes contre le SCRS concernant des dossiers de filtrage en matière d’immigration et de citoyenneté, comme en témoignent les commentaires ci dessous.
Au reste, l’OSSNR continue de mettre en œuvre bon nombre d’initiatives visant à améliorer et à rationaliser ses processus et procédures.
D’août à décembre 2024, l’OSSNR a constaté un accroissement important du nombre des plaintes qui ont été déposées contre le SCRS au titre de l’article 16 de la Loi sur l’OSSNR et qui alléguaient des retards dans le traitement de dossiers de filtrage en matière d’immigration et de citoyenneté. Sur 79 plaintes reçues en 2024 au titre de l’article 16 au titre de la Loi sur l’OSSNR, 52 (66 %) avaient trait à ce type de retard. Il convient de noter qu’en vertu des articles 14 et 15 de la Loi sur le SCRS, le SCRS fournit des conseils à IRCC et à l’ASFC concernant les candidats à l’immigration ou à la citoyenneté. Le SCRS a indiqué à l’OSSNR que le temps requis pour fournir des conseils en matière de sécurité était influencé par divers facteurs, notamment la priorisation des dossiers, les limites sur le plan des ressources et les priorités établies par le gouvernement du Canada, notamment les mesures spéciales en matière d’immigration et les initiatives humanitaires visant à répondre aux crises qui sévissent à l’échelle du globe.
Comme en témoignent les statistiques se trouvant à la fin de la présente section, bon nombre de ces plaintes ont été résolues informellement. Plus précisément, dès qu’il achève le traitement du dossier de filtrage de sécurité faisant suite à une demande d’immigration ou de citoyenneté faite par un plaignant, le SCRS fournit une lettre qui peut être remise au plaignant, et dans laquelle il est indiqué que le conseil demandé a été fourni au client demandeur et que le rôle tenu par le SCRS prend fin. Dès lors, le plaignant peut choisir de maintenir sa plainte ou de la résoudre informellement.
Les règles de procédure de l’OSSNR gouvernent le processus s’appliquant aux enquêtes sur les plaintes. Tout en respectant le caractère classifié des procédures, ces règles veillent à ce que les parties aient pleinement l’occasion de se présenter et de faire valoir leurs arguments, mais aussi à faire en sorte que les procédures soient menées aussi informellement et rapidement que possible.
En 2024, l’OSSNR a poursuivi l’examen interne de ses règles de procédures de sorte à relever les lacunes et à élaborer des propositions en vue des prochaines révisions. L’examen visait à s’assurer que toutes les enquêtes demeurent accessibles, efficaces et procéduralement équitables.
En outre, l’OSSNR a également créé une nouvelle règle concernant l’accessibilité et les mesures d’adaptation. Cette règle incite l’OSSNR à respecter, dans la mesure du possible, son engagement quant à la reconnaissance, à l’élimination et à la prévention des obstacles sur le plan de l’accessibilité. Cette démarche permettra de veiller à ce que les personnes aux prises avec un handicap soient en mesure de participer pleinement au processus d’enquête sur les plaintes.
L’OSSNR a également commencé à élaborer une autre règle visant, cette fois, à rationaliser le processus dans le but de simplifier les enquêtes sur les plaintes qui s’avèrent simples.
Allégations de harcèlement visant la Gendarmerie royale du Canada
Le plaignant a déposé une plainte contre la GRC alléguant que des membres de la GRC se sont présentés chez lui sans rendez-vous et sans mandat, et que ces membres l’ont harcelé lorsqu’ils étaient chez lui. Les membres de la GRC s’étaient présentés chez le plaignant après avoir reçu un rapport anonyme selon lequel le plaignant aurait proféré des menaces à l’encontre du premier ministre du Canada.
L’interaction entre les membres de la GRC et le plaignant a été filmée par la caméra d’intervention du policier d’un service de police municipal. La vidéo a été déposée à titre de preuve par la GRC, dans le cadre de l’enquête de l’OSSNR.
Après la révision de la preuve documentaire déposée par la GRC et le plaignant, et la tenue d’une entrevue d’enquête avec le plaignant, l’OSSNR a conclu que les membres de la GRC avaient le droit de se présenter chez le plaignant en vertu de l’invitation implicite prévue par la common law, et de s’entretenir avec lui sans rendez vous et sans mandat. Le but de la visite des membres de la GRC chez le plaignant était de déterminer si celui ci constituait une menace pour le public et pour le premier ministre, et non d’étayer une accusation contre lui ou de procéder à son arrestation.
L’OSSNR a de plus conclu que les membres de la GRC n’avaient pas harcelé le plaignant lors de leur interaction avec lui.
Les allégations du plaignant ont été jugées non fondées.
Le plaignant a allégué qu’en raison de la nature de la divulgation volontaire qu’il a faite lors des entrevues de sécurité, on avait refusé de lui accorder une habilitation de sécurité Très secret et révoqué sa cote de fiabilité, ce qui aurait mené à sa libération des Forces armées canadiennes. L’OSSNR a conclu qu’il n’avait pas la compétence requise pour formuler des constatations ou des recommandations concernant la cote de fiabilité. Il n’a pris en compte que les éléments concernant la décision relative à l’habilitation de sécurité.
Le plaignant a allégué que la décision du Vice-Chef d’état-major de la défense (VCEMD) concernant son habilitation de sécurité était lacunaire pour plusieurs raisons : l’orientation sexuelle du plaignant aurait influé sur la décision du VCEMD; le VCEMD n’aurait pas pris en compte la situation du plaignant sur le plan de la santé mentale et ne se serait pas enquis d’un lien avec la santé mentale, ce qui aurait pu donner lieu à des mesures d’adaptation; la décision ne répondait pas aux normes applicables au filtrage de sécurité du MDN; la décision ne tenait pas compte de la recommandation formulée par le commandant du plaignant; et le décideur n’a pas reconnu comme étant admissibles un certain nombre de considérations qui auraient pu atténuer la gravité de l’information défavorable ayant trait au plaignant.
L’OSSNR a jugé que les allégations du plaignant étaient non fondées. De fait, l’OSSNR a conclu que la décision du VCEMD ne s’appuyait pas sur une appréhension ou une perception à l’égard de la sexualité ou de l’orientation sexuelle du plaignant; qu’en l’instance, l’obligation de prendre des mesures d’adaptation n’était pas mise en jeu dans la décision du VCEMD fondée sur l’allégation du plaignant concernant sa santé mentale; qu’étaient non fondées les allégations selon lesquelles le VCEMD n’aurait pas respecté les normes en matière de filtrage de sécurité et que le MDN n’aurait pas convenablement examiné les circonstances de l’espèce; que l’affirmation selon laquelle la décision du VCEMD était inappropriée – au motif qu’elle n’allait pas dans le sens de la recommandation du commandant du plaignant – était non fondée; et que les autres allégations du plaignant, notamment celles ayant trait aux considérations ayant pu atténuer la gravité des informations qui lui étaient défavorables n’ont ni séparément ni collectivement rendu la décision déraisonnable. Enfin, l’OSSNR n’a constaté aucune atteinte au principe d’équité procédurale.
Toutefois, l’OSSNR a remarqué que certaines informations atténuantes ont été exclues de l’évaluation de la menace et des risques (EMR) présentée au décideur. Ainsi, il a été recommandé que cette pratique soit rectifiée dès que possible. Or, dans les présentes circonstances, cette omission n’a pas constitué une atteinte au principe d’équité procédurale.
Le plaignant a allégué que le SCRS l’avait assujetti à du profilage racial; que des agents du SCRS l’avaient harcelé et interrogé à plusieurs reprises; que le SCRS avait communiqué de l’information le concernant à des États étrangers, ce qui lui aurait nui dans ses déplacements; que le SCRS était responsable des difficultés qu’il éprouvait en cours de déplacement; et que le SCRS avait suspendu le traitement de sa demande de citoyenneté.
Le CSARS avait pris en charge le traitement de cette plainte en 2018. Lorsque l’OSSNR a été créé en 2019, il a été établi que l’OSSNR prendrait la suite du CSARS dans la réalisation de cette enquête.
Dans le rapport d’enquête, l’OSSNR a apporté des éclaircissements concernant la norme d’examen s’appliquant au traitement des plaintes déposées au titre de l’article 16, à savoir que l’OSSNR est chargé de formuler des constatations et des recommandations quant au caractère légal, raisonnable et nécessaire démontré par le SCRS dans l’exercice de ses pouvoirs. S’agissant de mesurer le caractère raisonnable et nécessaire, le membre a misé sur l’objectivité : une personne raisonnable chargée d’exercer le mandat du SCRS et parfaitement au courant des faits – comme l’était le SCRS – conclurait elle que l’exercice des pouvoirs du SCRS était nécessaire et adapté aux circonstances?
En se fondant sur les faits relatés en cours d’enquête, l’OSSNR a constaté que les allégations étaient non fondées, mais a tout de même formulé un certain nombre de recommandations. Les recommandations faisaient suite à des observations concernant la façon dont le SCRS gère la suite des enquêtes menées au titre de l’article 12 et concernant les circonstances suivant lesquelles le SCRS devrait retirer ou corriger l’information qu’il a communiquée à des organismes étrangers.
Le plaignant a allégué que le SCRS avait ordonné une saisie illégale de sa propriété en 2011; avait illégalement communiqué de l’information à des autorités canadiennes et étrangères; avait conspiré avec des ministères fédéraux; l’avait harcelé, surveillé et ciblé, et avait intercepté ses appels téléphoniques; avait agi illégalement et porté atteinte à ses droits protégés au titre des droits de la personne et de la Charte. En outre, le plaignant a allégué qu’on lui avait causé des difficultés lorsqu’il est revenu au Canada, après que la saisie douteuse a eu lieu en raison des activités du SCRS. L’OSSNR a jugé que les allégations étaient non fondées.
Le plaignant a allégué que, dans le cadre de son processus de filtrage de sécurité et d’embauche au CST, celui ci avait porté atteinte aux principes de consentement et d’équité procédurale; avait gaspillé les ressources du gouvernement; avait omis d’utiliser les outils de filtrage approuvés par le SCT et de procéder à une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée; avait reçu des communications verbales ou des propos calomnieux de la part de l’ex employeur du plaignant concernant la personnalité de celui ci; l’avait harcelé; lui avait refusé une habilitation de sécurité; et exprimait des doutes sur le plan de l’aptitude en guise de prétexte à contourner la compétence de l’OSSNR qui, au titre de l’article 18 de la Loi sur l’OSSNR, peut entendre les plaintes à la suite d’un refus d’accorder une habilitation de sécurité.
L’OSSNR a conclu que la première allégation du plaignant, selon laquelle le CST aurait porté atteinte au principe de consentement – en l’occurrence, que le CST aurait utilisé de façon inadéquate de l’information que le plaignant avait révélée lors de son entrevue de sécurité aux fins des ressources humaines et de l’aptitude – était soutenue par des éléments de preuve. Le document de consentement signé par le plaignant en vue de l’entrevue de sécurité n’abordait que la collecte d’information visant à obtenir une habilitation de sécurité. Les preuves présentées à l’OSSNR ont révélé que le plaignant n’avait pas été informé, préalablement à l’entrevue de sécurité, que l’information recueillie pourrait être ultérieurement utilisée à d’autres fins, notamment, l’évaluation de leur aptitude relative à l’embauche. Ainsi, l’OSSNR a conclu que le CST ne s’était pas conformé aux dispositions de l’article 7 de la Loi sur la protection des renseignements personnels.
Pour ce qui a trait aux autres allégations visant le CST, l’OSSNR a conclu qu’elles ne se fondaient sur aucun élément de preuve.
Dans son rapport final, l’OSSNR a formulé deux recommandations :
Le plaignant a allégué que le SCRS l’avait assujetti à du harcèlement, à du profilage racial et à des propos calomnieux. Le plaignant déclare avoir été ciblé en raison de ses antécédents raciaux ou ethniques et d’opinions politiques pourtant légitimes, mais aussi à cause de ses activités confidentielles en tant qu’informateur de police. Il déclare également qu’en raison de la conduite du SCRS, il a été durement touché sur le plan social, psychologique et financier, et qu’il a éprouvé des difficultés lorsqu’est venu le temps de se déplacer.
Le CSARS avait pris en charge le traitement de cette plainte en 2019. La même année, lorsque l’OSSNR a été créé, il a été établi que l’OSSNR prendrait la suite du CSARS dans la réalisation de cette enquête.
L’OSSNR a conclu que les allégations du plaignant étaient non fondées. Plus spécifiquement, l’OSSNR a conclu que le SCRS n’avait pas enquêté illégalement ni commis de profilage racial à l’endroit du plaignant; n’avait pas ciblé le plaignant en raison de ses activités confidentielles à titre d’informateur de police; n’avait ni tenu de propos calomnieux ou diffamatoires à l’égard du plaignant, ni porté atteinte à sa réputation, ni saboté ses relations; n’avait pas harcelé le plaignant ni mené illégalement ou déraisonnablement des entrevues avec lui; n’avait ni illégalement ni déraisonnablement communiqué des informations concernant le plaignant à des organismes étrangers, et n’avait pas comploté avec ceux ci pour lui nuire dans ses déplacements; n’avait pas porté atteinte, au titre de la Charte, au droit à la vie privée du plaignant; et n’avait pas conservé des renseignements personnels de façon illégale.
Un certain nombre de plaignants ont déposé une plainte contre le SCRS alléguant que le SCRS aurait causé des retards importants dans la prestation de conseils relatifs au filtrage de sécurité dans le cadre de leurs demandes d’immigration ou de citoyenneté. Le SCRS a fourni à l’OSSNR des lettres pouvant être mises à la disposition des plaignants pour les aviser que le SCRS avait prodigué ses conseils au client demandeur et que son rôle dans le cadre du processus de filtrage de sécurité avait pris fin. Comme les principales allégations des plaignants visant le SCRS avaient trait aux retards dans le processus de filtrage de sécurité, l’OSSNR s’est enquis auprès des plaignants pour savoir s’ils souhaitaient résoudre leur plainte au vu de la mise à jour reçue. Dans les dossiers dont le numéro apparaît plus haut, les plaignants ont avisé l’OSSNR qu’ils ne souhaitaient pas la continuation de l’enquête concernant leurs plaintes respectives contre le SCRS. Ainsi, les plaintes ont été informellement résolues conformément à la règle 10.10 des Règles de procédures de l’OSSNR ou ont été retirées. Règles de procédure or withdrawn.
Le plaignant a allégué qu’après avoir reçu, de la part d’un ministère du gouvernement du Canada, une offre d’emploi conditionnelle à l’obtention d’une cote de fiabilité et d’une habilitation Secret, il s’est vu refuser les deux cotes en raison d’un problème lié à la résidence. Le plaignant a allégué qu’il s’agissait là d’une application imprécise des politiques en matière d’habilitation, et que l’offre d’emploi avait été révoquée après que le plaignant avait indiqué qu’il tenterait d’en savoir davantage sur la question.
L’OSSNR a estimé que la plainte avait été abandonnée conformément à la règle 15.02 des Règles de procédures de l’OSSNR, après avoir raisonnablement tenté de communiquer avec le plaignant, qui s’est abstenu de prendre part au processus.
Le plaignant a allégué qu’on lui avait refusé un emploi dans un organisme du gouvernement du Canada à la suite d’un refus de lui accorder l’habilitation Très secret requise. Le plaignant a allégué que la décision était fondée sur une information inexacte et que l’organisme en question n’avait pas tenu compte des informations disculpatoires que le plaignant avait fournies dans le but de corriger les inexactitudes. Le plaignant a aussi allégué qu’une demande d’habilitation Secret qu’il avait présentée auprès d’un autre ministère était toujours en cours, mais qu’elle accusait déjà un retard excessivement long.
À la suite d’une rencontre de résolution informelle que l’OSSNR a facilitée et à laquelle prenaient part le plaignant et une personne représentant l’organisme en question, les parties ont demandé à l’OSSNR de suspendre l’enquête en attendant la décision finale qui devait être prise concernant la demande d’habilitation Secret. L’OSSNR a acquiescé à la demande. Ultérieurement, le plaignant a indiqué à l’OSSNR qu’il avait reçu son habilitation de sécurité Secret et qu’il souhaitait interrompre le traitement de sa plainte. L’OSSNR a donc accepté de considérer la plainte comme étant informellement résolue.
| DEMANDES DE TRAITEMENT DE PLAINTE REÇUES | 142 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de nouvelles plaintes déposées | 79 | ||||
| Loi sur l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité et de renseignement (Loi sur l’OSSNR), article 16, plaintes visant le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) | 67 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 17, plaintes visant le Centre de la sécurité des télécommunications (CST) | 2 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 18, habilitations de sécurité | 0 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 19, plaintes renvoyées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) | 10 | ||||
| Loi sur la citoyenneté, section 19 | 0 | ||||
| Loi canadienne sur les droits de la personne, article 45, plaintes renvoyées par la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) | 0 | ||||
| Décision sur la compétence d’enquêter | |||||
| Acceptées | Rejetée | Retirée | |||
| Loi sur l’OSSNR, article 16, plaintes visant le SCRS | 22 | 10 | 7 | ||
| Loi sur l’OSSNR, article 17, plaintes visant le CST | 0 | 3 | 0 | ||
| Loi sur l’OSSNR, article 18, habilitations de sécurité | 0 | 2 | 0 | ||
| Loi sur l’OSSNR, article 19, plaintes renvoyées par la GRC | 3 | 2 | 0 | ||
| Total | 25 | 17 | 7 | ||
| Enquêtes actives au 31 décembre 2024 | 34 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 16, plaintes visant le SCRS | 23 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 17, plaintes visant le CST | 0 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 18, habilitations de sécurité | 4 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 19, plaintes renvoyées par la GRC | 7 | ||||
| Loi canadienne sur les droits de la personne, article 45, plaintes renvoyées par la CCDP | 0 | ||||
| Résolutions à l’amiable en cours au 31 décembre 2024 | 2 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 16, plaintes visant le SCRS | 2 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 17, plaintes visant le CST | 0 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 18, habilitations de sécurité | 0 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 19, plaintes renvoyées par la GRC | 0 | ||||
| Loi canadienne sur les droits de la personne, article 45, plaintes renvoyées par la CCDP | 0 | ||||
| Nombre total d’enquêtes closes | 22 | ||||
| Abandonnée | Rapport final | Réglée à l’amiable | Retirée | ||
| Loi sur l’OSSNR, article 16, plaintes visant le SCRS | 0 | 3 | 14 | 0 | |
| Loi sur l’OSSNR, article 17, plaintes visant le CST | 0 | 1 | 0 | 0 | |
| Loi sur l’OSSNR, article 18, habilitations de sécurité | 1 | 1 | 1 | 0 | |
| Loi sur l’OSSNR, article 19, plaintes renvoyées par la GRC | 0 | 1 | 0 | 0 | |
| Loi canadienne sur les droits de la personne, article 45, plaintes renvoyées par la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Total | 1 | 6 | 15 | 0 | |
| Enquêtes reportées à l’année civile suivante | 34 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 16, plaintes visant le SCRS | 23 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 17, plaintes visant le CST | |||||
| Loi sur l’OSSNR, article 18, habilitations de sécurité | 4 | ||||
| Loi sur l’OSSNR, article 19, plaintes renvoyées par la GRC | 7 | ||||
| Loi canadienne sur les droits de la personne, article 45, plaintes renvoyées par la CCDP | 0 | ||||
C’est la vision de l’OSSNR – une collectivité de la sécurité nationale et du renseignement qui soit responsable, transparente et respectueuse du principe de primauté du droit – qui a agi comme principal élément moteur du travail accompli par l’Office de surveillance en 2024. Grâce au renforcement de ses initiatives en matière de transparence, à la publication de ses rapports en temps opportun et au perfectionnement ininterrompu de ses méthodes de travail, l’OSSNR a montré qu’il était résolument engagé dans l’accomplissement de sa mission. Qu’il s’agisse des communications avec le public, de la publication de documents non classifiés/expurgés ou de l’amélioration continue de son site Web, l’OSSNR continue de promouvoir le renforcement de la confiance du public.
En mettant la dernière main à son Plan stratégique 2024 2027, l’OSSNR a établi un cadre de travail clair favorisant l’exercice de son mandat au cours des prochaines années. Au cours de l’année qui s’amorce, l’Office de surveillance se concentrera sur la consolidation de ses activités principales en améliorant ses capacités en matière d’examen ainsi que le produit de ces capacités, en développant les compétences de ses experts et en assouplissant les processus s’appliquant aux enquêtes sur les plaintes.
Guidé par ses priorités stratégiques, l’OSSNR mettra davantage l’accent sur la mobilisation proactive en faisant de plus en plus appel aux médias, aux universitaires, aux intervenants de la société civile, aux parlementaires et aux organismes de surveillance intérieurs, notamment certains mandataires du Parlement. L’OSSNR cherchera également à renforcer ses relations avec ses homologues étrangers de sorte à poursuivre les échanges en matière de pratiques exemplaires, mais aussi à contribuer aux efforts de la collectivité internationale sur le plan de la responsabilisation en matière de sécurité nationale. C’est par ces initiatives que l’OSSNR continuera d’évoluer en tant qu’organisme de surveillance soucieux de se moderniser et de promouvoir la transparence ainsi que l’efficacité, et qu’il se préparera a relevé les défis qui se poseront en 2025 et ultérieurement.
| Abbreviation | Full Name |
|---|---|
| LCA | Loi visant à éviter la complicité dans les cas de mauvais traitements infligés par des entités étrangères |
| ARSCA-CSE | Annual Review of Select CSE Activities |
| ARSCA-CSIS | Annual Review of Select CSIS Activities |
| CAF | Forces armées canadiennes |
| ASFC | Agence des services frontaliers du Canada |
| CEIPP | Critical Election Incident Public Protocol |
| CHRC | Commission canadienne des droits de la personne |
| CST | Centre de la sécurité des télécommunications |
| SCRS | Service canadien du renseignement de sécurité |
| MDN | Ministère de la Défense nationale |
| FIORC | Conseil de surveillance et d’examen du renseignement du Groupe des cinq |
| AMC | Affaires mondiales Canada |
| IRCC | Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada |
| NSICOP | National Security and Intelligence Committee of Parliamentarians |
| OSSNR | Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement |
| CPVP | Commissariat à la protection de la vie privée du Canada |
| BCP | Bureau du Conseil privé |
| SP | Sécurité publique |
| GRC | Gendarmerie royale du Canada |
| SAID | Loi sur la communication d’information ayant trait à la sécurité du Canada |
| SIGINT | Signals Intelligence |
| SITE | Security and Intelligence Threats to Elections |
| TRA | Threat and risk assessment |
| MRM | Threat reduction measure |
| VCDS | Vice Chief of the Defence Staff |
| Sigle/acronyme | Dénomination |
|---|---|
| AMC | Affaires mondiales Canada |
| ASFC | Agence des services frontaliers du Canada |
| BCP | Bureau du Conseil privé |
| CCDP | Commission canadienne des droits de la personne |
| CPSNR | Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement |
| CPVPC | Commissariat à la protection de la vie privée du Canada |
| CSERCC | Conseil de surveillance et d’examen du renseignement de la Collectivité des cinq |
| CST | Centre de la sécurité des télécommunications |
| EACAC-CST | Examen annuel de certaines activités du CST |
| EACAS-SCRS | Examen annuel de certaines activités du SCRS |
| EMR | Évaluation de la menace et des risques |
| FAC | Forces armées canadiennes |
| GRC | Gendarmerie royale du Canada |
| IRCC | Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada |
| LCISC | Loi sur la communication d’information ayant trait à la sécurité du Canada |
| LECCMTIEE | Loi visant à éviter la complicité dans les cas de mauvais traitements infligés par des entités étrangères |
| MDN | Ministère de la Défense nationale |
| MJ | Ministère de la Justice |
| MRM | Mesure de réduction de la menace |
| MSRE | Menace en matière de sécurité et de renseignements visant les élections |
| OSSNR | Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement |
| PPIEM | Protocole public en cas d’incident électoral majeur |
| SCRS | Service canadien du renseignement de sécurité |
| SIGINT | Renseignement électromagnétique (Signals Intelligence) |
| SPC | Sécurité publique |
| VCEMD | Vice-Chef d’état-major de la défense |
1. Les statistiques et les données fournies ci après sont présentées dans la continuité d’une pratique voulant que l’Office de surveillance publie, dans son rapport annuel, les données générales déclarées annuellement par le SCRS et le CST. Or, l’OSSNR n’a pas procédé à une vérification indépendante ni à une évaluation des chiffres qui lui ont été remis. Toutefois, à compter de l’an prochain, ces statistiques annuelles seront reprises, analysées et commentées dans le résumé de l’EACAS SCRS et dans celui de l’EACAC CST.
| 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
| Nombre total des demandes de mandat | 24 | 15 | 31 | 28 | 30 | 28 |
| Nombre total des mandats délivrés par la Cour fédérale | 23 | 15 | 31 | 28 | 30 | 27 |
| Nombre des nouveaux mandats | 9 | 2 | 13 | 6 | 9 | 5 |
| Nombre des remplacements | 12 | 8 | 14 | 14 | 10 | 13 |
| Nombre des mandats additionnels | 2 | 5 | 4 | 8 | 11 | 9 |
| Nombre des demandes de mandat rejetées | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 |
| Source : SCRS (L’OSSNR n’a pas procédé à une vérification indépendante de ces chiffres.) | ||||||
| Nota : Les statistiques ici présentées représentent le nombre total des demandes de mandat soumises à la Cour fédérale sans égard au nombre des mandats approuvés pour chaque demande ou au nombre des personnes faisant l’objet des mandats. | ||||||
| 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
| MRM approuvées | 24 | 11 | 23 | 16 | 14 | 11 |
| MRM exécutées | 19 | 8 | 17 | 12 | 19 | 15 |
| MRM assorties d’un mandat | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 |
| Source : SCRS (L’OSSNR a procédé à une vérification indépendante des chiffres.) | ||||||
| 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
| Nombre de cibles | 467 | 360 | 352 | 340 | 323 | 389 |
| Source : SCRS (L’OSSNR n’a pas procédé à une vérification indépendante de ces chiffres.) | ||||||
| 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
| Accessibles au public | ||||||
| Évalués | 9 | 6 | 4 | 4 | 2 | 2 |
| Conservés | 9 | 6 | 2 | 4 | 2 | 2 |
| Canadiens | ||||||
| Évalués | 0 | 0 | 2 | 0 | 1 | 0 |
| Conservés | 0 | 0 | 0 | 2 | 0 | 0 |
| Étrangers | ||||||
| Évalués | 10 | 0 | 0 | 2 | 1 | 2 |
| Conservés | 0 | 1 | 1 | 1 | 3 | 4 |
| Source : SCRS (L’OSSNR n’a pas procédé à une vérification indépendante des données). | ||||||
| Nota : Les ensembles de données collectés et évalués au cours d’une année peuvent recevoir une autorisation ministérielle, judiciaire ou autre au cours d’années ultérieures. En outre, des ensembles de données peuvent être conservés pendant plusieurs années conformément à la Loi sur le CST. | ||||||
| 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
| Commissions par les employés | 1 | 39 | 51 | 61 | 47 | 34 |
| Autorisations | 49 | 147 | 178 | 172 | 172 | 175 |
| Directives de commettre | 15 | 84 | 116 | 131 | 116 | 128 |
| Désignations en situation d’urgence | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Source : SCRS | ||||||
| 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
| Incidents traités | ||||||
| Administratifs | – | 53 | 64 | 42 | 48 | 54 |
| Opérationnels | 40 | 19 | 21 | 17 | 31 | 28 |
| Total | 53 | 99 | 85 | 59 | 79 | 82 |
| Répartition des incidents de non conformité (toutes les catégories) | ||||||
| Lois canadiennes | – | – | 1 | 2 | 4 | 5 |
| Loi sur le SCRS | – | – | – | – | – | 3 |
| Charte | – | – | 6 | 5 | 15 | 14 |
| Conditions de mandats | – | – | 6 | 3 | 11 | 13 |
| Gouvernance du SCRS | – | – | 8 | 15 | 27 | 25 |
| Source : SCRS | ||||||
| Nota : D’après le SCRS, chaque incident de conformité a été comptabilisé dans toutes les catégories de non conformité applicables. Par conséquent, la somme de toutes les catégories peut dépasser le nombre total des incidents. | ||||||
| Nom de l’autorisation ministérielle | Paragraphe habilitant de la Loi sur le CST | Nombre d’autorisations délivrées en 2024 |
|---|---|---|
| Autorisation de renseignement étranger | 26(1) | 3 |
| Autorisation de cybersécurité pour les infrastructures fédérales et non fédérales | 27(1) et 27(2) | 4 |
| Autorisation de cyberopérations défensives | 29(1) | 1 |
| Autorisation de cyberopérations actives | 30(1) | 3 |
| Source : CST (L’OSSNR n’a pas procédé à une vérification indépendante de ces chiffres.)
Autorisations ministérielles délivrées en 2024 |
||
| Nom de l’arrêté ministériel [traduction] | Paragraphe habilitant de la Loi sur le CST | |
|---|---|---|
| Désignation des destinataires de l’information nominative sur un Canadien utilisée, analysée ou conservée au titre d’une autorisation de renseignement étranger | 43 | |
| Désignation des destinataires de l’information se rapportant à un Canadien ou à une personne se trouvant au Canada qui a été acquise, utilisée ou analysée dans le cadre des volets cybersécurité et assurance de l’information du mandat du CST | 44 | |
| Désignation de l’information électronique et des infrastructures d’importance pour le gouvernement du Canada | 21 | |
| Désignation de l’information électronique et des infrastructures de l’Ukraine comme étant d’importance pour le gouvernement du Canada | 21 | |
| Désignation de l’information électronique et des infrastructures de la Lettonie comme étant d’importance pour le gouvernement du Canada | 21 | |
| Source : CST (L’OSSNR n’a pas procédé à une vérification indépendante de ces chiffres.) Autorisations ministérielles délivrées en 2024 |
||
| Type de demande | Nombre de demandes reçues | |
|---|---|---|
| Demandes du gouvernement du Canada | 909 | |
| Demandes du Groupe des cinq | 78 | |
| Demandes autres que celles de la Collectivité des cinq | 6 | |
| Total | 993 | |
| Source : CST (L’OSSNR n’a pas procédé à une vérification indépendante de ces chiffres.) Les demandes de communication d’information nominative sur un Canadien aux fins du renseignement étranger pour 2024 |
||
| Type de communication | Nombre de demandes | |
|---|---|---|
| Avis aux victimes | 2,221 | |
| Communications à des partenaires | 9 | |
| Total | 2,230 | |
| Source : CST (L’OSSNR n’a pas procédé à une vérification indépendante de ces chiffres.) Communications d’information nominative sur un Canadien aux fins de la cybersécurité pour 2024 |
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| Type d’incident | 2024 | |
|---|---|---|
| Incidents liés à la protection des renseignements personnels | 75 | |
| Incidents liés à la protection des renseignements personnels de seconde partie | 44 | |
| Incidents non liés à la protection des renseignements personnels | 13 | |
| Source : CST (L’OSSNR n’a pas procédé à une vérification indépendante de ces chiffres.) Incidents de non conformité liés ou non liés à la protection des renseignements personnels dans le contexte du volet renseignement étranger du mandat du CST pour 2024 |
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| Type d’incident | 2024 | |
|---|---|---|
| Incidents liés à la protection des renseignements personnels | 31 | |
| Incidents non liés à la protection des renseignements personnels | 9 | |
| Source : CST (L’OSSNR n’a pas procédé à une vérification indépendante de ces chiffres.) Incidents de non conformité liés ou non liés à la protection des renseignements personnels dans le contexte du volet cybersécurité du mandat du CST pour 2024 |
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| Reçus | Approuvées | Refusées | Annulé |
|---|---|---|---|
| 48 | 49 | 2 | 2 |
| Source : CST (L’OSSNR n’a pas procédé à une vérification indépendante de ces chiffres.) Demandes d’assistance technique et opérationnelle pour 2024 |
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