Sélection de la langue

Gouvernement du Canada / Gouvernement du Canada

Recherche


Lettre au président du Comité permanent de la sécurité publique et nationale

Lettre au président du Comité permanent de la sécurité publique et nationale


Date de publication :

L’honorable Jean-Yves Duclos, C.P., député

Présidente

Comité permanent de la sécurité publique et nationale

Chambre des communes

Monsieur le Président, 

Following its second reading in the House of Commons, Bill C-12, the Strengthening Canada’s Immigration System and Borders Act, has been referred to the Standing Committee on Public Safety and National Security (the “Committee”) for further study.

As Chair of the Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (NSIRA), I am pleased to present the following submission on Bill C-12 and trust it will assist the Committee in its important work. On behalf of NSIRA, we welcome the opportunity to provide comment on this Bill, and I, along with Vice-Chair Craig Forcese, remain available to meet with the Committee and its members at your convenience.

Des pouvoirs élargis qui nécessitent des examens indépendants disposant de ressources suffisantes

Il est essentiel que l’élargissement des pouvoirs relatifs à la sécurité nationale et au renseignement s’accompagne de mécanismes d’examen et de responsabilité indépendants et solides qui puissent compter sur des ressources suffisantes. Il s’agit là d’un principe fondamental dans le contexte d’une société libre et démocratique.

Le projet de loi C-12 prévoit la création de nouveaux pouvoirs relatifs à la sécurité nationale et au renseignement pour le gouvernement, ainsi que l’élargissement des pouvoirs dont il dispose déjà. Les opérations et les activités qui en découleront auront une incidence sur la population canadienne ainsi que d’importantes répercussions sur le travail de l’OSSNR. Conséquemment, l’éventail des activités que l’OSSNR devra examiner s’élargira alors que l’organisme devra composer avec des réductions budgétaires imposées dans le cadre de l’examen des dépenses publiques.   

Or, il ne devrait pas en être ainsi, bien au contraire : lorsque les pouvoirs s’accroissent, les ressources d’examen indépendant en la matière doivent suivre la même tendance. Je me préoccupe particulièrement du fait que, sans les ressources nécessaires, l’OSSNR risque de ne pas être en mesure d’examiner les plaintes du public ni d’enquêter sur celles-ci efficacement et en temps opportun. 

Responsabilisation, transparence et efficacité : voici ce à quoi s’attendent les Canadiens

Les Canadiens doivent avoir l’assurance que les institutions gouvernementales respectent la loi, surtout dans le cadre des activités relatives à la sécurité nationale et au renseignement, lesquelles se déroulent pour la plupart à l’abri du regard du public.

La capacité de l’OSSNR à fournir cette importante assurance aux Canadiens sera mise en péril, si l’expansion des activités du gouvernement inscrite dans le projet de loi C-12 ne s’accompagne pas d’une augmentation conséquente des ressources accordées à l’organisme chargé d’examiner ces activités.

Créé en 2019, l’OSSNR est un organisme d’examen indépendant externe ayant pour mandat d’examiner les activités du gouvernement du Canada en matière de sécurité nationale et de renseignement, et d’enquêter sur celles-ci, pour s’assurer qu’elles sont légales, raisonnables et nécessaires. L’OSSNR apporte donc un soutien essentiel à la primauté du droit. L’Office de surveillance se veut les yeux et les oreilles des Canadiens, et vise à promouvoir la responsabilisation, la transparence et l’efficacité du milieu de la sécurité nationale et du renseignement. Voilà ce à quoi s’attendent les Canadiens, et ce qu’ils méritent.

Le projet de loi C-12 accroît l’empreinte des activités gouvernementales en matière de sécurité nationale

Notamment, le projet de loi :

  • élargit les pouvoirs de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), de façon à permettre à ses agents d’accéder aux marchandises destinées à l’exportation et de les examiner en des endroits où ils n’auraient peut-être pas pu le faire auparavant, notamment dans des entrepôts et des plaques tournantes du transport;
  • prévoit la création, pour la Garde côtière canadienne, de nouvelles activités relatives à la sécurité nationale, y compris des patrouilles de sécurité ainsi que la collecte, l’analyse et la communication d’information ou de renseignement; 
  • élargit le pouvoir discrétionnaire d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et de son ministre responsable dans le cadre de certains dossiers en matière d’immigration et d’octroi de l’asile, notamment en ce qui concerne l’annulation, la suspension ou la modification de documents d’immigration existants, dès lors qu’il s’agit de mesures d’intérêt public;
  • prévoit l’octroi de nouveaux pouvoirs législatifs à IRCC concernant l’échange d’information avec les partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux, ainsi que l’élargissement des pouvoirs existants;
  • modifie certaines dispositions de règlements ayant trait à la lutte contre le financement des activités terroristes, notamment au chapitre de l’observation et de l’application de la loi.  

L’OSSNR sera appelé à en faire davantage à la suite du projet de loi C-12

Bon nombre des changements prévus au projet de loi C-12 visent des entités et des activités que l’OSSNR doit examiner. Or, le fait que les ministères mèneront davantage d’activités opérationnelles entraînera une hausse du nombre des plaintes du public et, par conséquent, un alourdissement de la charge de travail dont l’OSSNR devra s’acquitter, alors qu’il cherche pourtant à garantir un accès rapide à la justice. D’une façon ou d’une autre, l’OSSNR verra ses ressources mises à rude épreuve.

Depuis 2019, l’OSSNR a examiné une vaste gamme d’activités menées par l’ASFC, notamment le recours à la biométrie, la gestion des sources humaines et les programmes de précontrôle des voyageurs aériens. Il en a découlé une série de conclusions et de recommandations qui incitent l’ASFC à rendre des comptes et à mener ses activités dans le respect le plus strict de la loi.

À l’heure actuelle, la sécurité à la frontière est au premier rang des priorités. Les pouvoirs accrus que le projet de loi C-12 accorde à l’ASFC – outre les priorités et les grands engagements financiers du gouvernement qui y sont énoncés – laissent entendre que le rôle de l’Agence et la portée de ses activités prendront de l’ampleur. L’ASFC sera appelée à en faire plus. L’OSSNR devra donc aussi en faire plus. Les Canadiens doivent avoir l’assurance que l’ASFC exerce ses pouvoirs élargis raisonnablement et en toute légalité.

En outre, le Parlement a récemment confié à l’OSSNR la responsabilité d’enquêter sur les plaintes de membres du public à l’égard des activités en matière de sécurité nationale de l’ASFC, ce qui devrait représenter une importante charge de travail. Si les activités de l’ASFC prennent de l’ampleur, comme le prévoit le projet de loi, les responsabilités que l’OSSNR exerce à cet égard augmenteront proportionnellement.

Bien que le projet de loi C-12 confie à l’ASFC davantage de responsabilités en matière de sécurité nationale, il en confère aussi de nouvelles à la Garde côtière canadienne. La fonction du renseignement, c’est-à-dire la capacité de recueillir, d’analyser et de communiquer de l’information liée à la sécurité nationale, concerne particulièrement l’OSSNR : ces activités sont au cœur du travail de la communauté du renseignement, donc, au cœur du travail d’examen de l’OSSNR.

Par ailleurs, la Garde côtière canadienne est un organisme de service spécial qui relève du ministère de la Défense nationale (MDN). Au cours des dernières années, l’OSSNR a examiné diverses activités de renseignement menées par le MDN (et les Forces armées canadiennes); cette organisation vaste et complexe mène des activités dont la portée et l’ampleur sont considérables. Le projet de loi C-12 prévoit l’ajout d’une autre corde à l’arc de cette organisation, ce qui entraînera un accroissement des responsabilités de l’OSSNR en matière d’examen. La façon dont la Garde côtière canadienne interprète et met en œuvre son nouveau mandat aura une incidence sur les Canadiens. L’OSSNR jouit d’une position unique pour évaluer cette incidence grâce à son expérience et à son expertise quant à l’examen de telles activités.

La façon dont un organisme exerce son mandat, surtout lorsque la loi lui accorde un grand pouvoir discrétionnaire, demeure une préoccupation constante, compte tenu des répercussions sur les personnes touchées et sur l’ensemble de la société canadienne. Le projet de loi C-12 accroît le pouvoir discrétionnaire d’IRCC et de son ministre responsable de façon à permettre la prise de décisions ayant de grandes conséquences sur le système d’immigration du Canada.

National security is one, among many, considerations engaged in assessing immigration applications and asylum claims. NSIRA has reviewed elements of IRCC’s enforcement of section 34 of the Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, which covers inadmissibility to Canada on security grounds. Similarly, future appeals to national security in the context of Canada’s immigration system—whether under provisions created by Bill C-12 or during other activities by IRCC and its partner agencies—will benefit from NSIRA’s expert, independent voice and its concomitant ability to assess the reasonableness and necessity of the government’s actions.

Le fait qu’IRCC mène davantage d’activités viendra, encore une fois, accroître la charge de travail de l’OSSNR ayant trait aux plaintes du public. L’OSSNR reçoit des plaintes concernant le filtrage de sécurité dans le contexte de l’immigration. Le nombre de plaintes liées à l’immigration atteint actuellement des sommets inégalés, et l’OSSNR s’efforce d’aborder les problèmes d’ordre systémique dans le cadre de dizaines d’enquêtes.

Relatedly, Bill C-12 extends IRCC’s ability to share information, including personal information, with partners at other levels of government in Canada. NSIRA has experience and expertise in this area. For example, NSIRA is required to review, on an annual basis, the government’s compliance with the Loi sur la communication d’information ayant trait à la sécurité du Canada (SCIDA), and regularly assesses information sharing in the context of other national security and intelligence activities. As such, NSIRA understands the implications of information sharing and the broader legal architecture within which it occurs. NSIRA’s 2023 SCIDA Report noted that approximately 96% of all disclosures that year—252 out of 263—were from IRCC. New information sharing provisions for IRCC will require assessment by NSIRA.

For similar reasons, NSIRA takes note of Bill C-12’s amendments to regulations against terrorist financing. While these amendments pertain primarily to the Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, they simultaneously exist within the broader constellation of legislative, policy and enforcement mechanisms intended to combat illicit financial transactions. Here, too, NSIRA has done important work, for example our recently published review of how the Canada Revenue Agency conducted audits related to possible terrorist financing in the charitable sector. NSIRA also recently announced a review of the information sharing practices of the Financial Transactions and Reports Analysis Centre of Canada (FINTRAC). Of note, many of the anti-terrorist financing amendments in Bill C-12 implicate—indeed, expand the role of—FINTRAC, again underscoring the task ahead for NSIRA’s resources as we grapple with these and other changes.

Au reste, il convient de mentionner un autre changement, celui là d’ordre général : il y a une perception de plus en plus généralisée selon laquelle le crime organisé constitue un grand enjeu de sécurité nationale. Le changement d’orientation et l’élargissement des pouvoirs du gouvernement, dont témoigne le projet de loi C-12, devront faire l’objet d’un contrôle indépendant, comme le Parlement le jugeait indispensable à la démocratie au moment de créer l’OSSNR.

Le manque de ressources en matière d’examen indépendant met en péril les valeurs fondamentales du Canada

Je me préoccupe du fait que le gouvernement prévoit d’élargir ses pouvoirs dans le cadre du projet de loi C-12, en plus de s’être engagé en parallèle à financer davantage les activités liées à la sécurité, au renseignement et à la défense, alors que l’OSSNR fait face à d’éventuelles réductions budgétaires. Le système de responsabilisation du Canada s’en voit directement menacé.

En fait, compte tenu de sa petite taille, l’OSSNR subirait des répercussions concrètes et importantes advenant que son budget soit réduit. Non seulement l’Office de surveillance verrait sa capacité à examiner les nouvelles activités du gouvernement proposées dans le cadre du projet de loi grandement réduite, mais peinerait également à poursuivre ses activités actuelles. Un examen indépendant et efficace ne devrait pas être considéré comme une dépense discrétionnaire; si on le traite comme tel, les Canadiens perdront confiance au moment même où le gouvernement élargit ses pouvoirs. Nous savons qu’il s’agit là d’une source de préoccupation pour les Canadiens.

En cette période d’importants changements géopolitiques, les défis sont nombreux. Le Canada doit relever ces défis sans sacrifier ses valeurs fondamentales. Dans une société démocratique, les instances de pouvoir doivent rendre des comptes. Un équilibre s’impose : les activités doivent être examinées et faire l’objet d’une surveillance, surtout si elles sont menées en secret. L’histoire nous enseigne qu’un important déséquilibre peut mener à un déclin de la rigueur, à des crises ainsi qu’à l’érosion de la confiance du public envers les institutions.

La sécurité nationale doit reposer sur une fondation solide, c’est-à-dire sur la primauté du droit. Il s’agit, après tout, de ce qui nous distingue en tant que société libre et prospère.

Merci d’avoir pris le temps de prendre connaissance des observations formulées dans la présente.

Je vous prie d’agréer, l’expression de ma considération respectueuse. 

L’honorable Marie Deschamps, C.C. 
Présidente, Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement

c.c. : Andrew Wilson, greffier du Comité permanent de la sécurité publique et nationale

Share this page
Date de modification :

Données fondées sur la race et collecte de renseignements démographiques au sein de la CCETP et de l'OSSNR

Données fondées sur la race et collecte de renseignements démographiques au sein de la CCETP et de l'OSSNR


Table des matières
Aucune balise d'en-tête trouvée

Date de publication :

Share this page
Date de modification :

L’OSSNR célèbre le cinquième anniversaire de sa création

L’OSSNR célèbre le cinquième anniversaire de sa création


Table des matières
Aucune balise d'en-tête trouvée

Date de publication :

Le 12 juillet 2024, Ottawa, ON – L’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR) est fier de célébrer son cinquième anniversaire, lequel marque une demi-décennie d’un nouveau modèle de surveillance des activités de sécurité nationale et de renseignement du Canada.

Depuis sa création en 2019, l’OSSNR a mené des dizaines d’enquêtes et d’examens indépendants, dans le but d’établir si les activités des organismes de sécurité nationale et de renseignement du Canada s’avéraient raisonnables, nécessaires et respectueuses des lois. Dans tout ce qu’il a entrepris, l’OSSNR a tenu à remplir sa mission, celle d’être les yeux et les oreilles des Canadiens pour ce qui a trait à la sécurité nationale et au renseignement.

« Je suis motivée par l’indépendance de l’OSSNR et le respect de l’État de droit, deux valeurs fondamentales qui ont guidé toute ma carrière. Grâce à ces valeurs et à un engagement en faveur d’enquêtes et d’examens rigoureux et de haut niveau, l’impact de l’agence sur le renforcement de la sûreté et de la sécurité ne peut être surestimé », de déclarer Marie Deschamps, présidente de l’OSSNR.

Les examens de l’OSSNR ont permis de dégager des constatations et des recommandations précieuses ayant pour objet de renforcer la responsabilisation des organismes de sécurité nationale et de renseignement du Canada. De plus, en publiant des versions déclassifiées de ses rapports d’examen, l’OSSNR a réalisé d’importants progrès dans la promotion de la transparence à l’égard du public. 

« Les leaders les mieux avisés de la collectivité du renseignement savent que les examens contribuent à l’amélioration de leurs services. En effet, ces examens permettent de reconnaître les éléments qui posent problème, mais qui autrement risqueraient de passer inaperçus. Au cours de ses cinq premières années d’existence, l’OSSNR a affiché un professionnalisme remarquable dans la réalisation de ses examens, ce qui a favorisé l’amélioration continue des services qu’il a examinés », a soutenu Craig Forcese, vice président de l’OSSNR.

Les enquêtes de l’OSSNR ont également permis de révéler l’importance de mettre en place une procédure d’enquête indépendante visant à traiter les plaintes concernant les activités du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), du Centre de la sécurité des télécommunications (CST) et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Au cours des cinq dernières années, l’OSSNR a travaillé sur de nombreux dossiers, notamment sur la réalisation d’un examen faisant suite à une décision rendue par la Cour fédérale en 2020, au cours duquel on a constaté des lacunes institutionnelles affichées par le SCRS et par le ministère de la Justice du Canada; sur l’examen de 58 plaintes renvoyées par la Commission canadienne des droits de la personne; et, plus tôt cette année, sur la publication d’un tout premier rapport d’intérêt public en vertu de l’article 40, Examen de la diffusion du renseignement ayant trait à l’ingérence politique étrangère exercée par la République populaire de Chine de 2018 à 2023.

L’OSSNR a également accueilli le Conseil de surveillance et d’examen du renseignement de la Collectivité des cinq en plus d’établir de solides relations de travail avec des partenaires internationaux et nationaux avec lesquels l’Office de surveillance continue d’échanger des pratiques exemplaires.

Share this page
Date de modification :

Dépôt du Rapport spécial que l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement a produit à la suite de son Examen de la diffusion du renseignement ayant trait à l’ingérence politique étrangère exercée par la République populaire de Chine de 2018 à 2023

Dépôt du Rapport spécial que l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement a produit à la suite de son Examen de la diffusion du renseignement ayant trait à l’ingérence politique étrangère exercée par la République populaire de Chine de 2018 à 2023


Date de publication :

Communiqué de presse

Le Rapport spécial que l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR) a produit à la suite de son Examen de la diffusion du renseignement ayant trait à l’ingérence politique étrangère exercée par la République populaire de Chine de 2018 à 2023 a été déposé au Parlement.

Ce premier Rapport spécial que l’OSSNR produit au titre de l’article 40 de la Loi sur l’OSSNR est une version révisée du rapport classifié remis au premier ministre le 5 mars 2024. Conformément à l’alinéa 52(1)b) de la Loi sur l’OSSNR, l’Office de surveillance a effectué les révisions nécessaires qui ont permis de supprimer l’information pouvant s’avérer préjudiciable pour la sécurité nationale, les relations internationales ou la défense nationale.

Ce rapport constitue le point culminant d’un examen qui a débuté le 9 mars 2023 et qui s’est concentré sur la production et la diffusion du renseignement concernant l’ingérence politique étrangère exercée à l’endroit des institutions et des processus démocratiques fédéraux de 2018 à 2023, période durant laquelle ont eu lieu la 43e et la 44e élection générale fédérale.

L’OSSNR a analysé la façon dont le renseignement a circulé au sein du gouvernement, et ce, depuis la collecte jusqu’à la communication aux utilisateurs du renseignement, en l’occurrence, de hauts fonctionnaires et des représentants élus. En outre, ce travail d’analyse a nécessité un examen approfondi des processus internes régissant la circulation de l’information collectée et l’acheminement de cette information vers les décideurs concernés.

Le rapport contient dix conclusions et huit recommandations s’appliquant aux trois secteurs d’activité suivants :

  • La collecte et la diffusion, par le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), du renseignement concernant l’ingérence étrangère exercée par la République populaire de Chine (RPC) lors des élections fédérales de 2019 et de 2021.
  • Le rôle tenu par le Groupe de travail sur les menaces en matière de sécurité et de renseignements visant les élections (MSRE) et par le Groupe responsable du Protocole public en cas d’incident électoral majeur (PPIEM).
  • Plus généralement, le flux du renseignement sur l’ingérence politique étrangère de la RPC au sein de la collectivité de la sécurité et du renseignement entre 2018 et 2023.

Pendant l’examen, l’OSSNR a obtenu l’accès direct aux systèmes du SCRS et du Centre de la sécurité des télécommunications (CST), et a pu s’entretenir directement avec des agents de renseignement du SCRS qui travaillaient sur le terrain. En tout, l’OSSNR a examiné des milliers de documents, a pris part à de nombreuses entrevues et séances d’information, et a reçu un nombre important d’observations écrites de la part des ministères et organismes visés par l’examen.

L’OSSNR répondra par écrit aux demandes de renseignements des médias ayant trait au contenu du rapport d’examen.

Coordonnées

Pour obtenir de plus amples informations, prière d’utiliser les coordonnées ci-dessous :

Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement

MEDIA-MEDIAS@nsira-ossnr.gc.ca

@OSSNRCanada

Share this page
Date de modification :

Déclaration de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement concernant l’examen qu’il a réalisé au sujet de la production et de la diffusion, par le gouvernement du Canada, du renseignement ayant trait à l’ingérence étrangère exercée pendant les 43e et 44e élections fédérales canadiennes

Déclaration de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement concernant l’examen qu’il a réalisé au sujet de la production et de la diffusion, par le gouvernement du Canada, du renseignement ayant trait à l’ingérence étrangère exercée pendant les 43e et 44e élections fédérales canadiennes


Table des matières

Date de publication :

Message

Le 5 mars, l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR) a remis au premier ministre ainsi qu’aux ministres de la Sécurité publique, de la Défense nationale et des Affaires étrangères le rapport classifié qu’il a produit au sujet de la diffusion du renseignement ayant trait à l’ingérence politique étrangère. 

L’OSSNR estime qu’il est dans l’intérêt public de faire rapport sur ce sujet. Par conséquent, il produira, à l’intention du premier ministre, un rapport spécial qui sera déposé devant le Parlement. Ainsi, le rapport spécial aura pour objet d’informer les Canadiens sur la façon dont le gouvernement traite l’information relative à la menace que l’ingérence étrangère représente pour nos institutions et processus démocratiques.

Comme l’exige la Loi sur l’OSSNR, l’Office de surveillance est en consultation avec le gouvernement de sorte à veiller à ce que ledit rapport ne contienne aucune information qui soit préjudiciable ou confidentielle. L’OSSNR souhaite que le présent processus soit mené à bonne fin en temps opportun. 

L’OSSNR ne fera aucune déclaration publique au sujet des conclusions de son examen tant que le rapport spécial n’aura pas été déposé devant le Parlement, respectant ainsi le privilège parlementaire.

Coordonnées

Pour obtenir de plus amples informations, prière d’utiliser les coordonnées ci-dessous :

Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement

MEDIA-MEDIAS@nsira-ossnr.gc.ca

@OSSNRCanada

Share this page
Date de modification :

Communiqué de l’office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement concernant l'ingérence étrangère

Communiqué de l’office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement concernant l'ingérence étrangère


Date de publication :

Message

L’office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR) examine actuellement certaines activités du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) relatives à l'ingérence étrangère, en particulier le cadre de risque utilisé pour ces activités. Dans la lignée des examens en cours, l'OSSNR examinera le processus par lequel les renseignements liés à l'ingérence étrangère ont été évalués par la communauté de la sécurité et du renseignement avant et après les 43e et 44e élections générales fédérales, y compris la façon dont les divers produits d'évaluation ont été partagés et transmis aux décideurs concernés. Comme le prévoit la loi sur l’OSSNR, l’OSSNR prendra toutes les mesures raisonnables pour coopérer avec le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et du renseignement (CPSNR) afin d'éviter de faire double emploi dans l’exercice de nos mandats respectifs.

L’OSSNR accorde une grande importance à la transparence et met en œuvre les meilleures pratiques pour partager autant d'informations que possible par l’entremise de ses rapport d'examen. L’OSSNR considère son indépendance comme la valeur la plus fondamentale à la base de son mandat. Comme pour tous ses examens et enquêtes, l’OSSNR effectuera ce travail avec un dévouement résolu en faveur de l'indépendance et de l'impartialité.

Pour obtenir de plus amples informations, prière d’utiliser les coordonnées ci-dessous :

Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement

MEDIA-MEDIAS@nsira-ossnr.gc.ca

@OSSNRCanada

Share this page
Date de modification :

L’examen conjoint des communications d’information au titre de la LCISC révèle une conformité en général, mais soulève certaines préoccupations

L’examen conjoint des communications d’information au titre de la LCISC révèle une conformité en général, mais soulève certaines préoccupations


Date de publication :

Communiqué de presse

OTTAWA, Le 22 Février, 2022 – Un examen des communications d’information ayant trait à la sécurité nationale au titre de la Loi sur la communication d’information ayant trait à la sécurité du Canada (LCISC) a révélé que la grande majorité des communications faites par des institutions fédérales étaient conformes aux exigences de la Loi. Quelques cas ont toutefois suscité des préoccupations importantes, en particulier une communication, par la Gendarmerie royale du Canada (GRC)des renseignements personnels de milliers de personnes.

Il s’agit du tout premier examen conjoint mené par l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR) et le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (le Commissariat).

Le rapport conjoint sur la communication d’information sous le régime de la LCISC a été déposé au Parlement. Pour sa part, l’OSSNR a déjà effectué un examen des communications d’information faites en 2019.

Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et le Centre de la sécurité des télécommunications (CST) ont été les principaux destinataires de l’information communiquée au titre de la LCISC en 2020. La GRC a elle aussi été l’un des principaux destinataires des communications d’information et a elle-même fait un certain nombre de communications.

Au nombre des principales institutions qui ont communiqué de l’information figure Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, qui est à l’origine de 159 communications d’information ou environ 74 % de toutes les communications d’information en 2020. Bon nombre de ces communications concernaient des renseignements contenus dans les demandes de passeport et visaient principalement à confirmer le statut de citoyenneté ou à fournir des renseignements biographiques.

En outre, Affaires mondiales Canada est à l’origine de 40 communications (soit environ 19 %), dont bon nombre contenaient des renseignements recueillis par les missions diplomatiques concernant les déplacements de personnes dans des pays étrangers.

L’examen a révélé que 212 des 215 communications d’information en 2020 respectaient les exigences du critère de communication défini dans la LCISC.

Il a également montré que la plupart des communications concernaient une seule personne ou un petit nombre de personnes. Quelques-unes concernaient un plus grand nombre de personnes. L’une de ces communications, qui suscite une préoccupation particulière, représentait la grande majorité des personnes qui étaient visées par les communications au titre de la LCISC en 2020.

Dans ce cas en particulier, la GRC a communiqué au ministère de la Défense nationale et aux Forces armées canadiennes les renseignements biométriques de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, détenus par une entité étrangère parce qu’ils étaient soupçonnés d’être membres ou partisans d’une organisation terroriste.

L’examen a fait état de préoccupations à l’égard de cette communication, car la GRC avait alors communiqué des renseignements très sensibles en s’appuyant sur des données incomplètes. L’information manquante aurait été requise pour bien évaluer à la fois l’incidence sur le droit à la vie privée et la communication raisonnablement nécessaire dans les circonstances, comme l’exige la LCISC.

À l’issue de leur examen, l’OSSNR et le Commissariat ont formulé 11 recommandations destinées à améliorer la conformité à la LCISC. Ces recommandations portent, par exemple, sur la conservation des documents, la gouvernance et les mesures à prendre pour assurer le respect du critère de communication défini dans la LCISC.

L’OSSNR et le Commissariat demandent aux institutions de mettre en œuvre leurs recommandations dans un délai de six mois.

Pour obtenir de plus amples informations, prière d’utiliser les coordonnées ci-dessous :

Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement

MEDIA-MEDIAS@nsira-ossnr.gc.ca

@OSSNRCanada

Commissariat à la protection de la vie privée du Canada
Communications@priv.gc.ca

@priveeprivacy

Share this page
Date de modification :

Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement Lettre sur la mise en œuvre de l’Appel à l’action en faveur de la lutte contre le racisme, de l’équité et de l’inclusion dans la fonction publique fédérale

Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement Lettre sur la mise en œuvre de l’Appel à l’action en faveur de la lutte contre le racisme, de l’équité et de l’inclusion dans la fonction publique fédérale


Date de publication :

Message

Madame Charette,

Je vous écris en réponse à votre lettre du 28 juin 2021, dans laquelle vous demandiez que les administrateurs généraux de l’ensemble de la fonction publique vous fournissent des lettres ouvertes décrivant les mesures prises en réponse à l’Appel à l’action en faveur de la lutte contre le racisme, de l’équité et de l’inclusion dans la fonction publique fédérale, publié le 22 janvier 2021.

En tant que nouvelle organisation établie en juillet 2019, l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR) a pris un certain nombre de mesures pour intégrer la lutte contre le racisme, l’équité et l’inclusion dans les systèmes et les pratiques de tous nos secteurs d’activité. Comme vous l’avez reconnu dans votre lettre d’orientation, les organisations de la fonction publique fédérale en sont à différentes étapes de la mise en œuvre. Bien que l’OSSNR ait fait beaucoup de progrès, nous reconnaissons qu’en tant que nouvelle organisation, nous avons encore beaucoup de travail à faire pour atteindre les objectifs énoncés dans l’Appel à l’action.

Voici un résumé des progrès réalisés à ce jour dans la mise en œuvre de l’Appel à l’action, y compris une description des réussites et des défis constants. J’espère qu’il contribuera de façon significative à un ensemble commun de connaissances et de pratiques dans l’ensemble de la fonction publique fédérale et que d’autres organisations pourront profiter de la compréhension du travail de l’OSSNR jusqu’à maintenant sur ces questions. De même, j’ai hâte d’en apprendre davantage sur les réussites et les défis d’autres organisations dans la mise en œuvre de l’Appel à l’action et d’intégrer les pratiques exemplaires alors que nous continuons de faire progresser les questions de lutte contre le racisme, d’équité et d’inclusion.

Je vous prie d’agréer l’expression de ma très haute considération.

John Davies
Directeur général
Secrétariat de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement

Services intégrés et ressources humaines

Succès

  • 2020-2021 a été la première année complète d’activité de l’OSSNR. Au cours de cette période, le Secrétariat de l’OSSNR a mis en place son infrastructure des ressources humaines, notamment en introduisant des politiques sur la dotation et le recrutement, l’apprentissage et le perfectionnement, la gestion du rendement et des talents, l’équité en matière d’emploi, l’obligation de prendre des mesures d’adaptation et les modalités de travail flexibles, entre autres. Le moment choisi était tel que le Secrétariat a pu adopter une approche délibérée et réfléchie à l’égard de questions comme la lutte contre le racisme, la discrimination, l’équité et l’inclusion, et accorder une attention particulière aux obstacles systémiques existants ou potentiels dans l’élaboration de son ensemble de politiques et de ses conditions d’emploi.
  • Bien que le Secrétariat de l’OSSNR ne soit pas assujetti à la Politique sur la gestion des personnes du Conseil du Trésor, il a néanmoins désigné un haut fonctionnaire pour l’équité en matière d’emploi, la diversité et l’inclusion (EE, D et I)..
  • Le Secrétariat de l’OSSNR a élaboré un modèle de maturité pour évaluer sa situation actuelle en matière de lutte contre le racisme, de lutte contre la discrimination, d’accessibilité, d’équité en matière d’emploi, de diversité et d’inclusion. Le modèle de maturité sera utilisé pour évaluer les progrès et la mesure dans laquelle les diverses initiatives aident à atteindre les résultats souhaités.
  • Le Secrétariat a adopté une approche anonyme pour les nominations à des postes de gestion et de direction.Il s’agissait d’atténuer les préjugés potentiels dans les processus de sélection.
  • Le Secrétariat de l’OSSNR délibérément annoncé des possibilités d’emploi dans un vaste bassin de candidats,tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la fonction publique, au Canada et à l’étranger. Cela a attiré de nombreuses personnes qui s’identifiaient comme faisant partie d’un groupe visé par l’équité en matière d’emploi
  • Le Secrétariat de l’OSSNR ne compte que six (6) postes de direction, dont deux sont classifiés dans le groupe de Gestion du droit (LC). Depuis le 1er avril 2020, cinq postes ont été dotés, dont 60 % des personnes nommées ont déclaré appartenir à un groupe visé par l’équité en matière d’emploi.De plus, quatre postes de gestion (p. ex. EC-07, FI-04, etc.) ont été dotés en 2020-2021, tous avec des membres d’un groupe visé par l’équité en matière d’emploi.

Défis

  • En tant qu’organisme distinct de moins de 100 ETP, le Secrétariat de l’OSSNR n’est pas tenu de recueillir des données d’auto-identification. Malgré cela, le Secrétariat a exploré avec le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) la possibilité d’utiliser ses propres outil et système d’auto-identification. Malheureusement, le SCT a indiqué que cela n’était pas possible en raison de considérations juridiques. L’OSSNR a néanmoins suivi de près les travaux du SCT sur la refonte de l’outil d’auto-identification et prévoit présenter son propre outil d’auto-identification pour mesurer la représentation en 2021-2022. Entre‑temps, le Secrétariat s’appuie sur les données du SAFF pour fournir une base de référence en ce qui a trait à la représentation et à l’expérience en milieu de travail.

Être un micro-organisme à l’extérieur de l’administration publique centrale est peut-être le défi le plus important. L’Appel à l’action demande aux dirigeants de la fonction publique de nommer, de parrainer et de soutenir des employés autochtones et noirs et d’autres employés racialisés, grâce à la gestion des talents, au développement du leadership et aux programmes et services de perfectionnement professionnel. Les micro-organismes n’ont pas les mêmes ressources ni accès à la même infrastructure que les ministères et organismes de l’administration publique centrale, y compris les possibilités d’emploi, l’inclusion dans les exercices de gestion des talents à l’échelle du système, ou les programmes, outils ou systèmes élaborés et dirigés par le Bureau de la dirigeante principale des ressources humaines (BDPRH) au SCT.

Créer un environnement propice au dialogue sur la lutte contre le racisme et la justice sociale

Succès

  • Au cours de sa première année d’existence, le Secrétariat de l’OSSNR a mis l’accent sur le développement de compétences de leadership inclusives et sur l’établissement d’un sentiment d’appartenance et de confiance, par exemple au moyen d’activités d’éducation et d’apprentissage, de discussions visant à accroître la sensibilisation, la compréhension et le lien avec les examens et les enquêtes.
  • Avec le soutien de bénévoles du personnel, le champion de l’équité en matière d’emploi, de la diversité et de l’inclusion de l’OSSNR a mené de nombreuses discussions avec tout le personnel sur des thèmes liés à la lutte contre le racisme, à la diversité et à l’inclusion, y compris les répercussions du meurtre de George Floyd, la condamnation de Derek Chauvin, où le personnel a eu l’occasion de discuter du procès et des préjugés inconscients. Le personnel a également regardé un certain nombre de documentaires sur les survivants des pensionnats, ce qui a servi de plateforme pour une discussion éducative. De plus, des activités ont été organisées pour souligner le Mois de l’histoire des Noirs, la Journée internationale des femmes, le Mois du patrimoine asiatique et le Mois national de l’histoire autochtone.
  • L’incidence de ces discussions avec l’ensemble du personnel est confirmée par les données du Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux, qui ont révélé que:
    • 68% des répondants de l’OSSNR se sentiraient libres de parler de racisme en milieu de travail sans crainte de représailles (la moyenne de la fonction publique est de 48 %);
    • 87% des répondants de l’OSSNR sont d’accord ou fortement d’accord pour dire que leur organisme met en œuvre des initiatives de lutte contre le racisme en milieu de travail (la moyenne de la fonction publique est de 75 %);
    • 85% des répondants de l’OSSNR sont d’accord ou tout à fait d’accord pour dire qu’ils se sentiraient à l’aise de partager leurs préoccupations au sujet du racisme en milieu de travail avec une personne d’autorité (la moyenne de la fonction publique est de 79 %).

Priorités

  • Une priorité importante pour l’année à venir sera de continuer à créer un environnement dans lequel tous les employés se sentent à l’aise de participer aux discussions sur les questions liées à la lutte contre le racisme, à la diversité et à l’inclusion. La recherche de commentaires et de participation par différents moyens peut aider à atteindre les personnes qui hésitent à participer à des conversations plus vastes.
  • Un autre défi clé consistera à continuer de promouvoir un environnement de dialogue ouvert et inclusif, tout en tirant parti de la mobilisation du personnel pour créer un plan de travail bien défini pour l’année à venir.

Sensibilisation et mobilisation des intervenants

Succès

  • L’OSSNR a élargi son réseau d’intervenants au cours de la dernière année afin d’inclure un éventail plus diversifié de points de vue qui peuvent aider à améliorer la façon dont nous menons nos activités de base d’examen et d’enquête sur les plaintes. Une partie de cet engagement portait sur l’intersection entre la race et la sécurité nationale , et sur le rôle positif que l’OSSNR peut jouer dans la promotion de l’équité dans le cadre de son programme d’examen.
  • L’OSSNR a entrepris une consultation sur la réforme de son processus d’enquête sur les plaintes, dans le but d’assurer l’efficacité et la transparence de ses enquêtes, qui impliquent souvent des plaignants de groupes racialisés.

Défis

  • Démystifier le processus de plainte et informer un vaste échantillon représentatif de la société de sa disponibilité.
  • Démystifier le processus de plainte et informer un vaste échantillon représentatif de la société de sa disponibilité.

Examens et enquêtes sur les plaintes

Succès

  • L’OSSNR a entrepris des travaux d’analyse des tendances pour les plaintes, qui comprendront une vaste initiative de collecte appropriée de renseignements fondés sur la race et d’autres données démographiques. Les objectifs de cette initiative sont d’améliorer l’accès à la justice en faisant mieux connaître et comprendre le processus d’enquête. L’objectif global est de documenter les différents groupes raciaux parmi les plaignants civils et de déterminer s’il y a des disparités raciales importantes; s’il y a des différences raciales en ce qui concerne les types de plaintes déposées contre des membres d’organismes de sécurité nationale en fonction de différents groupes; la fréquence des plaintes qui comprennent des allégations de préjugés raciaux ou d’autres formes de préjugés; si les résultats des enquêtes sur les plaintes varient selon le groupe racial; et si la satisfaction des civils à l’égard du processus d’enquête de l’OSSNR varie selon le groupe racial
  • Le programme d’examens prévus et en cours de l’OSSNR tient également compte de la possibilité que les activités liées à la sécurité nationale et au renseignement entraînent des résultats disparates pour les groupes des minorités visibles. Les examens continus des pratiques de ciblage de l’Agence des services frontaliers du Canada, ainsi que de l’utilisation de la biométrie dans le contexte de la sécurité nationale et du renseignement visent précisément à comprendre les répercussions de ces activités sur diverses collectivités.

Défis

  • Comment mieux intégrer l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) dans la méthodologie d’examen de l’OSSNR.

Pour obtenir de plus amples informations, prière d’utiliser les coordonnées ci-dessous :

Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement

MEDIA-MEDIAS@nsira-ossnr.gc.ca

@OSSNRCanada

Commissariat à la protection de la vie privée du Canada
Communications@priv.gc.ca

@priveeprivacy

Share this page
Date de modification :

Message de la présidente

Message de la présidente


Table des matières

Date de publication :

Message

C’est un honneur d’être désignée présidente de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement.

À titre de présidente, mes priorités sont de soutenir l’objectivité et l’indépendance de l’OSSNR dans son mandat d’examen, surtout dans l’application du principe de la « confiance suivie de la vérification » et, pour son mandat d’enquête, de mettre en valeur l’accès à la justice, particulièrement grâce au nouveau processus mis en place en juillet 2021 (voir le nouveau processus ici).

À titre de présidente, mes priorités sont de soutenir l’objectivité et l’indépendance de l’OSSNR dans son mandat d’examen, surtout dans l’application du principe de la « confiance suivie de la vérification » et, pour son mandat d’enquête, de mettre en valeur l’accès à la justice, particulièrement grâce au nouveau processus mis en place en juillet 2021

Je suis reconnaissante du soutien que je reçois de l'équipe spécialisée et diversifiée de l’OSSNR et je me réjouis de continuer à travailler avec mes collègues de l’OSSNR pour renforcer les réalisations de l’OSSNR dans les années à venir.

L’honorable Marie Deschamps, C.C.

Présidente, Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement

Share this page
Date de modification :

Le premier ministre annonce une nouvelle membre au sein de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement

Le premier ministre annonce une nouvelle membre au sein de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement



Date de publication :

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé aujourd'hui la nomination suivante :

L’honorable Marie Deschamps, C.C. C.C. devient membre de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR) à compter du 30 septembre 2019.

L’OSSNR agit de façon totalement indépendante. Il est chargé de s’assurer que les organismes canadiens affectés à la sécurité nationale et au renseignement respectent la loi et mènent uniquement des activités raisonnables et nécessaires.

Notes biographiques

Share this page
Date de modification :